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      L'énergie Solaire - L'innovation en marche
   

       Des panneaux « orphelins » de capteurs
 

Les faillites dans le solaire.
Des panneaux « orphelins » de capteurs ou de SAV ?
Des sociétés ont certes effectué des travaux d’installation mais ont laissé les « capteurs orphelins », c’est-à-dire qu’ils étaient inutilisables ou en panne ?
Des particuliers, ont été démarchés par des commerciaux pour installer un dispositif photovoltaïque, leur promettant une rentabilité excessivement rapide. Le problème est que ces entreprises ont fait faillite avant la fin du chantier, laissant des installations pas forcément aux normes.
Exemple de ce couple habitant le sud de l’Auxerrois qui a fait appel à la société SER pour terminer la pose.
« Quelqu’un de Seine-et-Marne m’avait contacté pour me vendre une installation et j’étais intéressé. Ils ne sont jamais venus finir ce qu’ils avaient commencé au printemps l’année dernière et encore moins faire le raccordement à ERDF (Électricité réseau distribution France, le gestionnaire du réseau.) », déplore le mari. Le couple a depuis tenté de les appeler plusieurs fois, en vain.
Des frais supplémentaires pour réparer les dégâts
« Au final, j’ai dû dépenser plus que prévu puisque j’ai fait intervenir un nouvel entrepreneur pour refaire l’installation des câbles et la mise en route. J’avais déjà payé 500 euros de branchement ERDF à la première société. »
Une mauvaise expérience qui n’a pas réussi à démoraliser ces deux Icaunais.
« Les clients qui m’appellent sont souvent dépités, je pense qu’il y a une trentaine de cas comme celui-ci dans le département », estime Xavier Berry.
gare aux arnaques ??  Si vous en avez été victimes témoignez ici .......

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           Actualités Solaire Photovoltaïque
   

11/02/2012 : Tribune donnée à M. François Dauphin expert international énergie, Hewlett-Packard
Le futur du photovoltaïque se jouera au niveau de l’accès au réseau
Depuis 10 ans les énergies renouvelables se sont développées sur la base de subventions visant à compenser leur manque de compétitivité. Même si certains font valoir que le secteur du charbon ou du nucléaire font l’objet de subventions déguisées depuis de nombreuses années, les coûts historiques des énergies renouvelables ne leur permettaient objectivement pas de se développer l’unique segment des usages liés à la production d’électricité autonome. Les gouvernements ont donc décidé, à juste titre au vu de la baisse drastique des coûts de production des panneaux solaires, d’aider ces technologies jusqu’à ce qu’elles atteignent un niveau de compétitivité minimum face aux énergies fossiles historiques.
Suite....

   
   

27/01/2012 : 2 mesures pour relancer la filière de l’énergie solaire photovoltaïque
En 2011, la filière de l’énergie solaire photovoltaïque a perdu la moitié des 25.000 emplois qu’elle avait créés jusque-là. Enerplan propose deux mesures simples pour une relance maitrisée du secteur et de l’emploi, dès 2012 et dans une logique industrielle, non spéculative.

Le kilowattheure d’électricité solaire atteindra la “parité réseau” (c’est-à-dire aura un prix de revient équivalent à celui de l’électricité au détail) d’ici à 2017. Les entreprises françaises, pour la plupart des PME, veulent être les acteurs de cette étape majeure du futur de l’énergie en France et dans le monde. Pour cela elles doivent pouvoir travailler sur les bases ci-dessous:
- Pour les projets de centrales de moins de 100 kWc: le système de régulation du tarif d’achat a conduit à une baisse très forte (- 26% de mars 2011 à 1er janvier 2012), supérieure à la baisse des coûts d’investissement. Aussi, pour les projets de moins de 100kWc, Enerplan demande de figer les tarifs d’achat au 1er janvier 2012 pour à minima le premier semestre (pas de baisse au 1er avril).
- Pour les projets de centrales de plus de 100 kWc (au-delà de 700 m² de panneaux): la sélection passe désormais par un système d’appels d’offres. Du fait de la complexité du processus et du délai d’instruction prévisible des dossiers par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), la réalisation des projets retenus ne pourra débuter qu’à l’automne 2012. Ce calendrier extrêmement long, les coûts de développement et l’issue incertaine des projets détruisent chaque jour un peu plus le tissu économique et d’expertise du photovoltaïque en France. Pour les projets de plus de 100kWc, Enerplan propose le retour à des tarifs d’achat bas et dégressifs de l’électricité photovoltaïque.

Cette mesure ne présente que des avantages pour l’Etat, les entreprises et le consommateur:
- Permettre une reprise du marché dès 2012: les entreprises du secteur pourront enfin investir avec une visibilité à 5 ans et devenir ainsi des acteurs à l’export d’un savoir faire français dans un marché mondial au potentiel considérable.
- Eviter à l’Etat le coût de mise en place de services de traitement des dossiers d’appels d’offre au sein de la CRE, qui n’est en rien dimensionnée pour cela dans ses effectifs.
- Assurer une maitrise des coûts d’achat de l’énergie, selon l’échéancier proposé ci-dessous, et donc la décroissance de l’impact sur la CSPE, jusqu’à un coût nul dès 2017.

Propositions Enerplan de baisse des tarifs d’achat sur la base d’une révision baissière semestrielle (au dessus de 100 kWc):
Les tarifs de départ de 2012 sont basés sur les niveaux estimés fournis pour les appels d’offres en cours organisés par l’Etat. Ces tarifs représentent, pour chaque tranche, une moyenne et varieront, selon le type de centrales (au sol, toiture, ombrière…) et selon les zones géographiques des installations.
Afin d’éviter tout dépôt de dossiers “fictifs” et tout risque de spéculation, des critères sérieux doivent être fixés et un minimum de documents devront être fournis pour bénéficier du tarif d’achat (bail ou promesse signé, autorisations administratives, pré-validation des préfectures, capacités financières…).

Les professionnels du solaire ont la maturité industrielle pour aller vers une réduction raisonnée des tarifs d’achat de l’énergie solaire. Mais ils ont avant tout besoin de stabilité pour se développer.

Ces deux mesures fortes et volontaristes permettront à la filière de tendre vers l’objectif de 20 GWc installés en 2020, inscrit dans les conclusions des Etats Généraux du Solaire Photovoltaïque dont Enerplan est l’un des acteurs. Source: Communiqué de presse du 25/01/12 d’Enerplan

   
 

20/01/2012 :La commission de régulation de l'énergie vient de publier les nouveaux indices à appliquer au tarif d'achat de l'électricité photovoltaïque, dans le cadre de l'obligation d'achat : à compter du 01 janvier 2012
- tranche 1 (IAB habitation inf. 36) : - 4,5 % - 0,388
- tranche 2 (ISB ou autres usages ou IAB sup. 36) : - 9,5 %
En application de l'annexe 1 de l'arrêté du 4 mars 2011 et en considérant les puissances crête cumulées des bilans des demandes de raccordement transmis par les gestionnaires de réseaux publics d'électricité dans le délai réglementaire (avant le 15 janvier 2012), les valeurs des coefficients S3 et V3 sont respectivement fixées à 0,045 et 0,095.
Le niveau des tarifs T1 à T4, définis dans l'arrêté du 4 mars 2011, en vigueur pour la période du 1er janvier au 31 mars 2012 sera fixé par un arrêté d'homologation pris par les ministres en charge de l'économie et de l'énergie. Dans l'attente de leur publication, la CRE en informera les porteurs de projet par l'intermédiaire de son site Internet.

T1 (installation respectant les critères d'intégration au bâti installée sur un bâtiment à usage principal d'habitation)
P+Q <= 9 kWc = 38,80 c€/kWh
9 kWc < P+Q <= 36 kWc = 33,95 c€/kWh
36 kWc < P+Q = 0

T2 (installation respectant les critères d'intégration au bâti installée sur un bâtiment à usage principal d'enseignement ou de santé)
P+Q <= 36 kWc = 30,09 c€/kWh
36 kWc < P+Q = 0

T3 (Installation respectant les critères d'intégration au bâti installée sur un bâtiment qui n'est pas à usage principal d'habitation, d'enseignement ou de santé)
P+Q <= 9 kWc = 26,09 c€/kWh
9 kWc < P+Q = 0

T4 (Installation respectant les critères d'intégration simplifiée au bâti)
P+Q < = 36 kWc = 22,49 c€/kWh
36 kWc < P+Q < =100 kWc = 21,37 c €/kWh
100 kWc < P+Q = 0

La valeur du tarif T5 applicable aux autres installations est de 11,08 c€/kWh.

   
   

15/01/2012 : La Région Poitou-Charentes entre en Résistance
Dès ce début d'année 2012, la Région accompagne les acteurs de la filière solaire dans la réalisation de leurs projets via un Fonds de Résistance Photovoltaïque. Ainsi, lors de la prochaine Assemblée Régionale du 16 janvier, les élus seront amenés à se prononcer sur le soutien de 59 projets d'installation dans le cadre du Fonds de Résistance Photovoltaïque, soit l'équivalent d'une montée en charge d'une puissante de plus de 4 MWc. Analepse. Créé en mars 2011 en réponse aux décisions négatives du gouvernement sur la filière de l'électricité solaire en France, notamment pour les Très Petites Entreprises (TPE) et les Petites et Moyennes Entreprises (PME), le Fonds de Résistance Photovoltaïque permet de consolider une filière mise en péril. L'effort est conséquent à hauteur de 10 millions d'euros, pour une puissance installée de près de 15 MWc. L'objectif est d'apporter une aide adaptée à chaque type de projet, qu'il émane d'un particulier, d'une entreprise, d'une exploitation agricole ou d'une collectivité. En outre, le Fonds de Résistance permettra de soutenir, à terme, 45 millions d'euros d'investissements sur le territoire régional, représentant ainsi 500 emplois directs.

   
    14/01/2012: Marché photovoltaïque mondial : + 34% en 2011
L’année 2011 a vu les installations photovoltaïques grimper de 34% par rapport à 2010, à 23,8 GW contre 17,7 GW, selon l’estimation du cabinet IHS iSuppli. Une hausse tirée par l’Italie, devenue le premier marché mondial avec 6,9 GW installés (contre 3,6 GW en 2010) grâce à des tarifs d’achat qui restent élevés.

Elle est ainsi passée devant l’Allemagne, qui a installé 5,9 GW, soit 20% de moins que les 7,4 GW de 2010. C’est la première fois dans l’histoire du photovoltaïque que l’Allemagne n’est plus au premier rang.

Les Etats-Unis arrivent en 3ème position avec 2,7 GW, suivis de la Chine avec 1,7 GW et enfin, ex-aequo, le Japon et la France avec chacun environ 1 GW, selon i Suppli.

Notons cependant que ses prévisions pour l’Hexagone sont visiblement trop basses, puisque 1,2 GW avait déjà été raccordé en France sur les 9 premiers mois de 2011 et que les experts interrogés par GreenUnivers tablent sur environ 1,5 GW pour l’ensemble de 2011.

Nouvelle chute des prix des panneaux en 2012 !
La diminution de la demande de panneaux en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe, ainsi que l’explosion de la production dans le monde et surtout en Asie, ont entraîné une baisse de 40% des prix de vente des panneaux en 2011, en raison notamment de vente à prix cassés par de nombreux petits fabricants chinois.

Les grands fabricants mondiaux ont en conséquence vu leur marge brute fondre tout au long de 2011 ainsi que leur cours de Bourse, et beaucoup de groupes plus fragiles ont fait faillite, comme les champions allemands Solon et Solar Millennium, ou fermé des usines, comme REC. Pour survivre, les leaders mondiaux ont dû s’engager dans une stratégie de réduction des coûts, à l’image de First Solar qui a gelé un projet d’usine au Vietnam.

Selon iSuppli, les marges brutes des fabricants en 2012 devraient continuer à chuter et passer sous les 10%, tant pour les producteurs de wafers que pour ceux de cellules et de panneaux.

La demande européenne devrait à nouveau diminuer début 2012 et provoquer une nouvelle guerre des prix : le prix de vente des panneaux devrait tomber en mars 2012 autour de 0,65 euro (0,85 $) par watt, selon iSuppli, et celui des installations solaires se stabiliser à 1,50 euro/watt pour les centrales au sol et 1,80 euro/watt pour les toits solaires, un niveau atteint fin 2011.

Le prix du silicium, déjà ramené sous les 30 dollars le kilo depuis novembre 2011, devrait encore reculer à 20 dollars le kilo vers mars-avril 2012.

Rebond du marché vers avril 2012
Le marché mondial devrait ensuite repartir vers avril 2012, estime iSuppli, tiré par les marchés chinois, américain et indien, et par un rebond en Allemagne avant la baisse des tarifs prévue en juin prochain. Les conditions de marché devraient s’assainir à partir de la fin du 1er semestre 2012, surtout si le marché réagit à la baisse des prix des panneaux.

Aux Etats-Unis, le marché photovoltaïque a été tiré par le raccordement de grandes centrales en Californie et la conversion de projets solaires thermiques en projets photovoltaïques, dont le portefeuille de projets de 2,25 GW de l’allemand Solar Millennium, revendus à son compatriote solarhybrid, incluant le projet vedette de Blythe (1GW).

Ces installations ont compensé la déprime du secteur solaire américain provoquée par la faillite du fabricant de tubes solaires Solyndra, qui a fermé faute d’avoir des prix suffisamment compétitifs, malgré un financement de 1,5 milliard de dollars alloués par de grands fonds privés et par le gouvernement américain.
   
    13/01/2012: Nokia : recharger son téléphone mobile grâce au soleil est impossible
Alors que l'énergie photovoltaïque a le vent en poupe, le constructeur finlandais vient mettre une ombre au tableau en affirmant qu'elle n'est pas assez puissante pour alimenter un terminal.

La Green IT est très populaire et beaucoup de projets relatifs aux énergies propres sont actuellement en cours de développement. Ainsi, à Aix en Provence, la start-up Wysips travaille sur un concept novateur : un film photovoltaïque transparent, directement intégré à l'écran d'un smartphone ou d'une tablette, et qui permet à l'appareil de se recharger par une simple exposition à la lumière.

Et d'autres initiatives dans ce domaine existent. Mais Nokia, pour sa part, ne croit pas en cette technologie, du moins à court terme.

L'entreprise a conduit une étude et des tests, à l'aide de téléphones disséminés dans le monde entier, de l'Arctique à l'Afrique. Ces prototypes étaient équipés d'un panneau solaire à l'arrière, destiné à permettre leur utilisation dans des endroits privés d'électricité.

Du chemin à faire avant qu'une solution soit disponible
Les expériences ont mis en avant de nombreux problèmes, comme on peut le lire sur le blog de Nokia : "Recharger un mobile à l'aide d'un panneau solaire placé sur l'arrière de sa coque est possible mais compliqué. Lorsqu'ils étaient bien positionnés, les téléphones pouvaient, au mieux, capter assez d'énergie pour rester en mode 'standby' mais avec un temps de parole très restreint seulement. Il y a encore du chemin à faire avant qu'une solution qui fonctionne ne soit disponible".

Nokia explique que le plus gros problème était la petite taille de l'arrière du téléphone, qui imposait donc des limites.
Sans surprise, les meilleurs résultats ont été obtenus dans les pays les plus ensoleillés. "Des résultats convenables ont aussi été obtenus lorsque le testeur pouvait avoir son téléphone à l'air libre pendant ses déplacements à l'extérieur, par exemple en le portant autour de son cou, ce qui n'est pas vraiment la configuration la plus esthétique ou pratique", écrit Nokia, qui conclut en déclarant qu'une "autre solution est nécessaire".
   
    23/12/2011 : Une peinture photovoltaïque qui pourrait révolutionner la production d'électricité solaire.
Une équipe de chercheurs de l'Université de Notre-Dame aux Etats-Unis a mis au point une «peinture solaire» qui pourrait révolutionner la production d'électricité photovoltaïque. En cherchant une alternative au silicium, ils ont expérimenté des mélanges à base de nanoparticules de dioxyde de titane combinées à deux sels de cadmium : le sulfure et le séléniure qui ont la capacité de capter les photons et de les transformer en électricité. Ces composés mis en suspension dans des solvants doivent être appliqués sur des supports conducteurs munis d'une cathode et d'une anode pour produire un courant électrique. Le rendement de cette peinture photovoltaïque n'est pour l'instant que de 1 %. Mais le faible coût de fabrication permet d'en produire en quantité. L'équipe de chercheur va maintenant essayer d'améliorer ce rendement et la stabilité de la peinture solaire.
   
    17/12/2011 : Selon la Commission de régulation de l'énergie, la taxe sur l'électricité grimpera en 2013 à cause des panneaux solaires
Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le développement des énergies alternatives, en particulier du photovoltaïque, va entraîner, en 2013, une hausse de la contribution au service public de l'électricité (CSPE ) qui est prélevée sur la facture.
Instaurée en 2003, cette taxe est censée couvrir les dépenses d'EDF résultant de ses missions de service public, comme le soutien aux énergies renouvelables, le surcoût lié à la production d'énergie dans les îles ou certaines mesures sociales. Or les charges liées aux énergies alternatives ont explosé ces dernières années. Selon le gendarme des marchés du gaz et de l'électricité, les charges de service public d 'EDF grimperont à 4,3 milliards d'euros en 2012, soit 60 % de plus qu'en 2010.

Les experts de la CRE estiment que pour compenser cette envolée, la CSPE devrait être relevée à 13,7 E le mégawattheure (MWh) contre 9 E actuellement, soit une augmentation de 50 %... Elle pèserait alors 11 % de la facture électrique moyenne d'un foyer. Pour l'instant, l'État a déjà décidé de maintenir la taxe à 9 E jusqu'à fin juin 2012, puis de l'augmenter à 10,50 E jusqu'au 31 décembre 2012.

Double coup de pouce

Malgré cette mauvaise nouvelle pour les consommateurs qui s'ajoute à la hausse de 4,4 % des prix du gaz le 1e r janvier, certains ménages bénéficieront d'un double coup de pouce l'an prochain. D'une part, les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité, qui bénéficient pour l'instant à 600 000 ménages (alors que les foyers éligibles sont estimés entre 1,5 et 2 millions) seront désormais attribués automatiquement à ceux qui remplissent les critères. De plus, le tarif social du gaz va être renforcé, avec une augmentation de 10 % de la réduction offerte aux bénéficiaires sur leurs factures de gaz. Elle passera ainsi à 156 E par an au maximum.
   
   

15/12/2011 : Energaïa 2011 : Photowatt, acteur historique du solaire photovoltaïque en France qui se bat actuellement pour sa survie, a introduit son offre Wattéa Plus, un panneau photovoltaïque de 185 W,avec 48 cellules et fond noir ou blanc, doté d'un cadre noir plus esthétique que la génération Wattéa, disponible à partir de mars 2012 (avis technique disponible pour tout type de tuile). L'offre se décline aussi en Wattéa Plus Pro, avec profilé et bac métallique. Mais la réelle innovation chez Photowatt réside dans le système Wattéa Clip, dédié aux toitures en ardoise. Doté de deux brevets européens liés aux exigences 2012 du CEIAB pour l'intégré au bâti, Wattéa Clip se distingue par sa facilité d'installation : fixation d'un rail inférieur, positionnement du panneau PV avec système pare-close, clipsage du rail supérieur et blocage au maillet.

   
   

13/12/2011 : Nathalie Kosciusko-Morizet annonce, depuis la Réunion, de « nouveaux tarifs d’achat » photovoltaïques pour fin janvier
De passage à la Réunion, de retour de Durban en Afrique du Sud, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie a annoncé, une évolution des tarifs d’achat photovoltaïque pour fin janvier.
Ainsi selon le site d’information réunionnais « zinfos974.com », lors d’une manifestation consacrée à l’autonomie énergétique de l’Île de la Réunion, la ministre à notamment déclaré :

« Deux exemples très concrets : sur le photovoltaïque, on a dû revoir tout le dispositif car les Chinois cassaient le prix des panneaux. Je sais que socialement et économiquement, cela a été très dur. Mais aujourd’hui, nous sommes lancés sur de nouvelles bases. Je m’engage avant fin janvier à ce qu’il y ait un tarif de rachat particulier pour ce qu’on appelle le surimposé, un tarif qui sera avantageux et permettra de relancer le photovoltaïque à la Réunion. » 

Le site « linfo.re » rapporte quant à lui d’autres propos de la ministre :
« Les emplois sont passés de 1.000 à 300 et le changement dans le photovoltaïque a été très dur. Ce n'est pas de gaité de cœur que le gouvernement a choisi de baisser le tarif ». La raison, le prix de production des panneaux solaires s'est effondré à cause des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine. Pour relancer la filière, la ministre a évoqué lors de sa visite de nouveaux tarifs d'achat « attractifs » pour la fin janvier afin de relancer la filière photovoltaïque en France, mais également à la Réunion, premier département en terme de production d'énergie solaire.

   
 

05/12/2011 : L’électricité solaire compétitive
Ségolène Royal et ses partenaires ont-ils inventé « le » modèle économique de fourniture d'électricité solaire ? Les promoteurs d'Ester - pour « Électricité solaire des territoires » - y croient, à en juger par leur enthousiasme, hier, lors de la présentation du dispositif à l'hôtel Scribe.
« Le modèle Ester va bousculer le monde de l'énergie », estime Thierry Lepercq, président fondateur de Solairedirect, premier opérateur photovoltaïque indépendant de France. « Il est parfaitement duplicable ailleurs. Des partenaires chinois m'ont déjà demandé de leur expliquer le mécanisme pour le reproduire. Je voudrai redire merci à Ségolène Royal pour son engagement. »


Le modèle ESTER (Electricité Solaire des Territoires) est le fruit de la mise en commun de la vision de la Région, du modèle intégré de Solairedirect et du savoir-faire de Sorégies. Dans un contexte de baisse des tarifs d'obligation d'achat, ce modèle innovant pour une électricité solaire locale et compétitive insuffle une nouvelle dynamique, véritablement durable, à la filière solaire en France.
Un modèle durable, car en combinant des coûts de construction optimisés et des coûts de financement bas sur le long terme, il permet dans un contexte d'augmentation du prix de l'énergie de fournir dès à présent de l'électricité solaire à un énergéticien à un prix inférieur à celui payé par les particuliers en France.
La Région Poitou-Charentes et Solairedirect ont constitué une Société d'économie mixte, SEM Ester (détenue à 65 % par la Région Poitou-Charentes et à 35 % par Solairedirect). Son objectif est de promouvoir la création de parcs solaires, donner accès à une électricité décentralisée, propre et compétitive et contribuer au développement industriel de la région. La SEM investira notamment dans les parcs solaires construits sur le territoire régional.
Sorégies et Solairedirect ont conclu un contrat cadre d'approvisionnement en électricité d'origine solaire photovoltaïque (CVES ou Contrat de Vente d'Electricité Solaire) à long terme (30 ans), prévoyant la réalisation entre 2012 et 2015 de parcs solaires pour une puissance totale de 60 MW, développés et construits par Solairedirect, principalement en Poitou-Charentes. C'est la première fois en Europe qu'il est stipulé une vente d'électricité solaire de gré à gré.
Ce contrat se fonde sur un mécanisme de prix avec un niveau initial aux alentours de 108€/MWh, soit un tarif d'ores et déjà inférieur au prix payé par les particuliers en France pour leur électricité (120€/MWh). La production des installations représentera la consommation d'électricité d'environ 50 000 personnes dans le département de la Vienne.
Avec ce partenariat innovant, la Région, Sorégies et Solairedirect visent à fournir une électricité solaire locale compétitive, soutenant le développement d'une filière industrielle régionale, développant l'autonomie énergétique du territoire et facilitant la maîtrise des coûts de l'électricité dans la durée.

Les principes fondateurs d'ESTER
Ce modèle repose sur 3 principes clés :
• Un kWh solaire amené à devenir plus compétitif qu'un kWh traditionnel. D'un côté, le coût de fabrication des modules photovoltaïques qui ne cesse de baisser (-80% ces 3 dernières années), de l'autre, une hausse du coût de l'électricité produite à partir des énergies traditionnelles (pétrole, gaz ou nucléaire) aujourd'hui inéluctable.
• Un engagement de territoires durable (30 ans), comme la région Poitou-Charentes, qui intègrent dès aujourd'hui une part significative d'électricité solaire dans leur mix énergétique.
• Un engagement de distributeurs comme Sorégies qui intègrent dans leur approvisionnement cette énergie solaire compétitive sur la durée.

   
   

30/11/2011 : L'énergie solaire est le chauffage d'avenir pour plus des trois quarts des Français . 78% des Français considèrent que le chauffage à l'énergie solaire est la solution d'avenir, révèle une enquête MV2 pour l'association Via sèva et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ce mardi 29 novembre. La géothermie est la seconde énergie à promouvoir dans le futur (54%), avant la valorisation des déchets (49%).
Le respect de l'environnement est une des premières préoccupations de 39% de Français. En matière de chauffage vert, ils plébiscitent en premier lieu le solaire (78%), devant la géothermie (54%) et la valorisation des déchets (49%).
Autre solution envisagée : les réseaux de chaleur, installation comprenant une chaufferie fournissant de la chaleur à plusieurs clients par l'intermédiaire de canalisations, pour lesquels 55% de consommateurs trouvent un intérêt. Pour l'heure, seuls 6% de Français profitent de ces chauffages urbains. C'est en tout cas une énergie d'avenir pour 31% de répondants.
Est à noter que l'électricité apparaît à la quatrième position dans le palmarès, classant les chauffages d'avenir, avec 41% de plébiscite.
Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1.000 personnes en zones urbaines de plus de 30.000 habitants, interrogées en octobre 2011.

   
   

29/11/2011 : Dispositif d’obligation d’achat de l’électricité
Suspension temporaire de l'obligation d'achat de l'énergie solaire : pas de violation du principe d'égalité, ni de celui de confiance légitime.
Fin novembre 2010, la capacité des installations en service et celle des demandes en attente étant très largement supérieures à la programmation pluriannuelle des investissements, le Premier ministre a suspendu pour une durée de trois mois l’obligation de conclure un contrat d’achat de l’électricité produite par certaines installations photovoltaïques. Des requêtes tendant à l’annulation du décret suspendant cette obligation d’achat ont été déposées au Conseil d'Etat.
Dans un arrêt du 16 novembre 2011, le Conseil d’Etat juge que le Premier ministre a légalement pu suspendre l’obligation d’achat et soumettre les installations concernées au dépôt d’une nouvelle demande de raccordement au réseau, perdant ainsi le bénéfice des conditions d’achat antérieurement applicables. Les contrats n’étant conclus et n’engageant les parties qu’à compter de leurs signatures, le Conseil d’Etat juge que les producteurs à l’égard desquels l’obligation de conclure a été suspendue ne peuvent être regardés comme étant déjà liés à EDF ou à un autre distributeur par un contrat ou placés dans une situation juridiquement constituée avant la signature d’un tel contrat. Par suite, le décret ne méconnait ni le principe de non-rétroactivité des actes administratifs, ni l’article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH.

   
  28/11/2011 : Création d'un fonds citoyen d'investissement dans les énergies renouvelables en France  Une quinzaine d’acteurs des énergies renouvelables et du secteur bancaire, dont Inddigo, société de conseil et d'ingénierie, La Nef, coopérative de finances solidaires, Enercoop, fournisseur d'électricité verte, Hespul, association spécialisée dans le développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, etc., ont créé Énergie Partagée Investissement, un fond citoyen d’investissement qui propose à des particuliers une possibilité d’investir directement dans des projets d'énergies renouvelables, grâce à leur épargne …
Pour Christophe Bérard, président d’Inddigo, « Énergie Partagée Investissement contribue à répondre à une demande sociale croissante. Les citoyens sont de plus en plus conscients des enjeux énergétiques et veulent être acteurs des politiques énergétiques. » http://www.energie-partagee.org/ :
Prospectus
   
 

02/11/2011 : La filière Photovoltaïque propose une bonification pour l'autoconsommation
La France est capable de produire d'ici 2020 une puissance de 20 gigawatts (GW) d'électricité solaire, ce qui permettrait de créer 100.000 emplois, à condition d'avoir un cadre réglementaire visible et stable, a affirmé jeudi la filière des acteurs du photovoltaïque.

"Au lieu de l'objectif du Grenelle de 5,4 GW à l'horizon 2020, nous proposons 20 GW, ce qui entraînera la création de 100.000 emplois non délocalisables dont 12.000 dans l'industrie", a annoncé Loïc de Poix, responsable de l'Association des industriels du photovoltaïque français (AIPF). Au terme de plusieurs mois d'Etats généraux, tous les acteurs de la filière ont présenté à la presse leurs propositions pour l'avenir d'un secteur qui a fortement souffert du moratoire imposé en 2010 par le gouvernement et qui a entraîné la suppression de quelque 10.000 emplois.

Bonifier l'autoconsommation pour alléger la CSPE
Les propositions de la filière s'articulent autour de quatre axes : définir un cadre réglementaire stable avec des mesures de soutien à la demande et à l'offre, relever l'objectif de production à 20 GW pour 2020 contre 5,4 GW actuellement, adapter les tarifs de rachat de cette électricité solaire et les régionaliser.

Il serait aussi bienvenu, selon la filière, d'intégrer dans les tarifs de rachat un mécanisme de bonification pour "l'autoconsommation", c'est-à-dire pour les consommateurs qui utilisent l'énergie solaire qu'ils ont eux-mêmes produite. Cela permettra aussi d'alléger la charge de la CSPE (Contribution au service public de l'électricité), la taxe sur l'électricité payée par le consommateur sur sa facture.

La capacité supplémentaire d'électricité solaire pourra être absorbée par les réseaux de distribution existants sans qu'il faille investir dans de nouvelles lignes, a souligné Daniel Belon, directeur-adjoint de la Fédération nationale des collectivités concédantes et Régies (FNCCR). "En effet les lieux de production seront plus près des lieux de consommation et de plus il s'agit d'une production intermittente, seulement le jour, ce qui permettra d'adapter plus facilement les réseaux existants", a-t-il expliqué. En Allemagne la production de 22 GW d'électricité solaire a été parfaitement intégrée dans le réseau existant, selon lui.

Selon les calculs de la filière, l'investissement dans le déploiement de 20 GW peut être limité à 40 euros par foyer et par an en 2020 pour la part photovoltaïque de la CSPE, contre 13 euros par mégawattheure actuellement.

La récente inauguration de la plus grande centrale solaire photovoltaïque d'Europe intégrée à un bâtiment, sur les toits du marché Saint-Charles de Perpignan (9,8 MW), est la preuve du savoir-faire de qualité de la France, a encore souligné la filière. voir ici Synthèse développée Octobre 2011

   

   

19/10/2011 : PV CYCLE a collecté les 1 000 premières tonnes de panneaux photovoltaïques en fin de vie à recycler en Europe
Début octobre 2011, PV CYCLE a atteint les 1 020 premières tonnes de panneaux en fin de vie collectés pour être recyclés, et ce depuis le lancement du seul programme de ce type à l'échelle européenne en juin 2010. En plus du système collectif de PV CYCLE, le système individuel actuel qui est aussi sous l'égide de PV CYCLE a collecté et traité 1.900 tonnes pendant la même période. À présent, le système de PV CYCLE est paré pour traiter des volumes plus importants. En effet, le secteur ne cesse de s'élargir afin de répondre à la demande en matière d'énergie renouvelable. PV CYCLE, une initiative regroupant l'ensemble du secteur photovoltaïque (PV), est en mesure de traiter des panneaux photovoltaïques en fin de vie provenant de n'importe quel pays de l'Union européenne et de l'AELE (Suisse, Norvège, Liechtenstein et Islande). « La collecte des 1 000 premières tonnes constitue un jalon capital pour PV CYCLE, mais également pour l'industrie photovoltaïque européenne en général », se réjouit M. Jan Clyncke, Managing Director de PV CYCLE.

« Étant donné la durée de vie de plus de 30 ans des panneaux photovoltaïques, nous prévoyons que de nombreux panneaux en fin de vie seront collectés et recyclés via ce système dans les décennies à venir. Le travail qui a déjà été accompli, ainsi que le succès du système jusqu'à présent sont les meilleures garanties que la chaîne photovoltaïque toute entière pourra traiter correctement tous les panneaux en fin de vie dans un futur proche », ajoute M. Clyncke. La majorité des panneaux photovoltaïques collectés (près de 45 %) provient du leader européen en matière d'énergie solaire, l'Allemagne. Ce pays est suivi par l'Espagne, l'Italie, la Pologne, la Belgique et la France. Une fois les panneaux collectés, ces derniers sont transportés par PV CYCLE vers les usines de recyclage de partenaires afin qu'ils soient traités.

En ce qui concerne les panneaux à base de silicium, les partenaires de recyclage de PV CYCLE qui respectent l'environnement et qui affichent les plus hauts rendements, se trouvent actuellement en Allemagne, en Belgique et en Espagne. Pour ce qui est des autres panneaux photovoltaïques, les partenaires sont situés en Allemagne et en Belgique.

Ce système, gratuit et entièrement financé par les producteurs et importateurs, est ouvert à quiconque souhaite se débarrasser de panneaux photovoltaïques des marques de nos membres. Pour les panneaux de fabricants non membres, des conditions particulières peuvent s'appliquer. Actuellement, PV CYCLE compte presque 230 membres, qui représentent ensemble plus de 90 % du marché européen des panneaux photovoltaïques. Son schéma de reprise et de recyclage est composé de plus de 170 points de collecte fixes, répartis dans une douzaine de pays. Des points de collecte temporaires peuvent également être mis en place en fonction du nombre de panneaux en fin de vie.

   

 

15/10/2011: Solarcentury renouvelle une de ses solutions les plus demandées par les couvreurs et les propriétaires : l'ardoise photovoltaïque C21e. Son intégration parfaite et son rendement élevé lui ont valu plusieurs récompenses depuis sa sortie en 2009, notamment lors des Trophées de l'innovation lors du Salon des ENR 2009 et cette année encore la 3ème place du Trophée Qualit'ENR 2011 catégorie Photovoltaïque (installation sur une maison individuelle en Picardie). En offrant un nouveau cadre et un nouveau laminé à son produit de couverture phare, Solarcentury agit doublement sur le retour sur investissement. D'une part le système d'Ardoise C21e est proposé à un prix inférieur au précédent et, d'autre part, le rendement élevé, marque de fabrique des produits Solarcentury, est toujours garanti grâce au laminé monocristallin développé par Solarcentury. Ainsi, l'ardoise C21e affiche une puissance de 47 Wc par unité, soit 2820 Wc pour seulement 22 m² de toit. Elle répond aux critères d'éligibilité pour le meilleur tarif de rachat soit 0,40 euro par kWh produit (pour un bâtiment résidentiel et une puissance < 9 kW).

Un système de 60 ardoises intégrées en toiture, pour une puissance de 2820 Wc, génère la première année (tarif de rachat en vigueur au 1 sept 2011 : 0,40 euros par kWh produit) :
- A Rennes, un total d'environ 2, 850 kWh/an soit un revenu annuel d'environ 1143 euros
- A Angers, un total d'environ 2, 989 kWh/an soit un revenu annuel d'environ 1195 euros
- A Annecy, un total d'environ 2,960 kWh/an soit un revenu annuel d'environ 1184 euros

Autres innovations de taille sur cette nouvelle version :
Une intégration absolue grâce à la flexibilité du cadre permettant une adaptabilité encore plus grande à la toiture existant dans le cadre d'une rénovation.
Une installation encore plus rapide utilisant les mêmes techniques de pose par recouvrement des couvreurs ardoisiers avec fixation sur liteaux, accroche des ardoises par crochets, utilisation de nocquets pour l'étanchéité et une connectique ultra simplifiée par simples clips sans étape de mise à la terre du cadre.
Une compatibilité quasi universelle grâce à des techniques de conception utilisant les matériaux flexibles issus de l'industrie automobile et de l'électronique grand public.
Une étanchéité parfaite testée avec succès selon les normes BRE (équivalent du CSTB en Angleterre) et la norme européenne prEN1560. Une attention particulière a été apportée dans la fourniture de nocquets plus flexibles permettant un parfaite liaison entre les ardoises traditionnelles et le capteur photovoltaïque.
Plus d'infos... : http://www.solarcentury.fr/

   

 

13/10/2011: Etat des lieux des puissances raccordées et de la file d’attente pour le solaire photovoltaïque Les chiffres clés de la puissance raccordée et de la production induite s'établissent ainsi :
- 1 676 MW dont 1 473 MW en métropole et 203 MW en outremer et Corse ;
- Progression en puissance du parc raccordé entre fin mars 2011 et fin juin 2011 : 25 % ;
- Production sur une année : 1 730 GWh ;
- Consommation électrique équivalente : 785 000 habitants ;
- En France métropolitaine, 91 % des systèmes photovoltaïques en service sont des installations de moins de 3 kW. Ces systèmes représentent 33 % de la puissance installée.

Pour la file d'attentes et le raccordement au second trimestre :
- Au 30 juin 2011, la file d'attente était de 2 101 MW, dont 1 826 MW en métropole et 275 MW en outre-mer et Corse ;
- Evolution en puissance de la file d'attente entre fin mars 2011 et fin juin 2011 : - 6 % ;
- La file d'attente a continué de diminuer au deuxième trimestre avec une baisse de 123 MW ;
- Les entrées en file d'attente au cours du second trimestre 2011 s'élèvent à 245,8 MW dont 63,1 MW pour les installations de puissance inférieure à 36 kVA, et 182,6 MW pour les installations de puissance supérieure à 36 kVA ;
- ERDF a raccordé 349 MW au second trimestre 2011 contre 339 MW au premier trimestre 2011.

   

   

06/10/2011 : Schott Solar opte pour un photovoltaïque ultra propre
En signant le nouvel accord volontaire sur l’environnement PV Cycle portant sur la collecte et le traitement des modules photovoltaïque en fin de vie, le spécialiste des technologies solaires Schott Solar s’engage à respecter les contraintes supplémentaires liées au recyclage des panneaux solaires.

Le nouvel accord de PV Cycle prévoit de retraiter au moins 85 % des modules photovoltaïques en fin de vie en Europe. Un réseau plus important de points de collecte sera mis en place à cet effet. Les propriétaires de panneaux solaires usagers pourront les retourner sans frais.

Schott Solar est membre de PV Cycle, une association à but non lucratif, dont l’objectif est de mettre en place un système européen dédié à la récupération et au recyclage des panneaux photovoltaïques usagés. Fin 2011, PV Cycle avait collecté et envoyé plus de 600 tonnes de panneaux pour recyclage.

   

 

03/10/2011 : NégaWatt 2011 : Sobriété, Efficacité Energétique et Energies Renouvelables
L'association négaWatt a présenté jeudi 29 Septembre son nouveau scénario à Paris. Un événement très attendu par les médias, les politiques et les entreprises touchant au domaine énergétique ! De nombreux journalistes et personnalités politiques étaient présents, preuve de l'écho certain dont bénéficie l'association chaque année lors de l'exposition de son scénario où les énergies renouvelables tiennent le premier rôle. Bilan d'une journée à haut retentissement énergétique !

Une philosophie basée sur la sobriété et l'efficacité énergétique
L'association négaWatt a fondé, depuis sa création en septembre 2001, toute son action sur une philosophie simple, remettant la question énergétique dans « le bon sens » en partant des usages et non des ressources. Ce ne sont plus le bois, l'uranium ou le pétrole qui sont vus comme des besoins essentiels mais bien les actions de se chauffer, de s'éclairer et de se déplacer. Un renversement des priorités !

Afin de trouver les moyens de satisfaire nos besoins énergétiques, négaWatt applique une démarche en trois temps, avec un préalable, la sobriété. Elle consiste à interroger nos besoins puis agir à travers les comportements individuels et collectifs afin de privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles.

Vient ensuite l'efficacité énergétique ! Elle consiste à agir sur la quantité d'énergie nécessaire pour satisfaire un service énergétique donné. Enfin, le recours aux énergies renouvelables permet d'augmenter la part de services énergétiques satisfaite par les énergies les moins polluantes et les plus soutenables.

Le recours aux énergies renouvelables dans le scénario : un décollage attendu
Le scénario négaWatt s'appuie sur la principale richesse des énergies renouvelables : leur diversité et leur complémentarité. Cependant, comme le souligne l'équipe négaWatt, « il ne faut pas se focaliser sur les ENR électriques, car l'électricité ne représente aujourd'hui que 20% de nos besoins énergétiques ».

L'essentiel est donc ailleurs : ce serait donc d'après négaWatt sur la mise en place d'un système moderne de mobilisation d'exploitation de la biomasse que repose avant tout la transition énergétique.

« Le potentiel du secteur photovoltaïque double par rapport à notre scénario de 2006, tandis que celui de l'éolien augmente aussi », note Thierry Salomon. « La clé de ce nouveau scénario est toutefois la biomasse, explique-t-il, non pas dans son volume, mais dans son usage ».

Entre le bois énergie, la ressource agricole (méthanisation de déjections d'élevage, de l'herbe de prairie) et les biocarburants, la biomasse devrait atteindre en 2050 un triplement de son utilisation sous toutes ses formes, permettant de couvrir plus de 45 % des besoins en énergie primaire.

Mais les grandes filières d'électricité renouvelables ne sont pas non plus en reste. Alors que négaWatt répète que « la France possède l'un des meilleurs potentiels en Europe pour les énergies renouvelables », seule l'hydro-électricité a atteint, avec 77 TWh, un niveau important de production que le scénario maintient à peu près stable dans l'avenir.

Quid de l'énergie solaire ?
Dans le scénario prévu, le décollage du photovoltaïque est dans un premier temps rapide afin d'atteindre en quelques années un volume significatif d'installations annuelles. Il augmente ensuite progressivement dans une logique de vitesse de croisière, pour atteindre à terme une production annuelle d'environ 90 TWh. Cette capacité est répartie entre une grosse majorité sur bâtiments, le reste par des parcs au sol sur des terrains adéquats, ne rentrant pas en concurrence avec d'autres usages. En retenant une répartition deux tiers/un tiers, cela revient à équiper de systèmes photovoltaïques mois de 5% de la surface totale des toitures françaises et à occuper pour les parcs au sol un terrain de 30 km par 30 km dont seulement 30 % de la surface est recouverte par les panneaux.

Mais selon Marc Jedliczka, fondateur de l'association de professionnels du photovoltaïque Hespul, « concernant le photovoltaïque, il s'agit plus d'un problème de politique industrielle que d'un problème de place ».

La production d'électricité d'origine renouvelable atteindrait au total 347 TWh en 2050, représentant ainsi plus de 30 % des besoins en énergie primaire.

Le solaire thermique serait également fortement mobilisé, bien que quasi-inexistant aujourd'hui. Avec plus de 120 millions de m² de capteurs sur les bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels, il fournirait à terme 43 TWh de chaleur primaire.

Transition énergétique réussie en 2050 : pour quel coût ?
A défaut de pouvoir chiffrer un tel budget, le collectif d'experts renvoie aux 60 milliards d'euros engloutis par la mise à niveau de sûreté « post-Fukushima » des 58 réacteurs français, sans qu'un seul kilowattheure soit produit…

« Mise dans le photovoltaïque aux prix actuels, cette somme aurait permis de financer une production d'électricité solaire supérieure à un an de production de tout le parc nucléaire français », ajoute avec véhémence le collectif.  Plus d'infos... http://www.negawatt.org/

   

   

08/08/2011: Directeur général de l'association Hespul et vice-président du CLER, Marc Jedliczka est un militant de la première heure de l'énergie solaire. Pour preuve, son domicile, loin du réseau EDF, est équipé depuis 1983, des mêmes capteurs solaires photovoltaïques Photowatt. Voilà des années qu'il se bat pour faire la promotion de cette énergie décentralisée et qu'il apporte son expertise au débat.

Le marché du particulier qui conserve pourtant des conditions très correctes sur les plans tarifaire et financier, ne redémarre pas. L'image du photovoltaïque a été profondément altérée. Le statut des particuliers qui avaient investi dans un toit photovoltaïque est passé de celui de héros à celui de méchant spéculateur qui fait augmenter la facture d'électricité des Français. Dans ce contexte, le problème n'est même pas que les commerciaux ne vendent plus. Pire, ils n'arrivent même plus à avoir des rendez-vous. C'est grave. Et l'on attend toujours une communication positive de l'Etat qui n'assume en rien ses responsabilités. La reprise risque de mettre beaucoup de temps à venir et plus l'incertitude durera plus les petits indépendants vont mourir. Il ne finira par rester que les gros opérateurs, dans une logique de concentration du marché qui arrange bien les hautes sphères.

 
 

   

28/07/2011: Statistiques de raccordement des énergies renouvelables ERDF à la fin juin. ErDF a rendu public les statistiques sur le raccordement d'installations PV pour la période allant du 1er avril au 30 juin 2011. A cette date le photovoltaïque totalise une puissance cumulée de 1473 MW pour 203 157 installations. La puissance moyenne d’une installation  s’établit donc à 7 kWc.
Sans surprise, les régions où sont installés les projets solaires sont celles qui bénéficient du meilleur climat, à savoir La région Méditerranée  (357 MW), la région Sud-Ouest (327 MW) et la région Ouest (272 MW)
Au niveau des demandes de raccordement enregistrées à l’issue du moratoire et jusqu’à la fin juin 2011, le nombre d’installations s’établit à 36 612 pour une puissance de 1826,2 MW. La puissance unitaire est en baisse à 5 kWc.

Les tableaux détaillés sont téléchargeable ci-dessous
Bilan des raccordement juin 2011.pdf -- Bilan des demandes de raccordement juin 2011.pdf

   

   

20/07/2011: Nouveau label de qualité pour le photovoltaïque
Une nouvelle marque collective de qualité nommée "AQPV" (Alliance Qualité Photovoltaïque) vient d'être mise en place par les industriels du secteur et le syndicat des énergies renouvelables (SER). Ce référentiel pour les panneaux photovoltaïques garantit leur origine française et désigne des caractéristiques supérieures de fabrication, de traçabilité, de résistance, de qualité du service après-vente et de recyclage. Soutenue par le Gouvernement, cette marque s'inscrit dans la stratégie nationale de développement de la filière photovoltaïque et de promotion de produits de meilleure qualité.
Lire le communiqué de presse du ministère

   

 

10/06/2011 : Solaire thermique : la France accuse un net retard
Le solaire thermique permet de couvrir entre 60 % et 100 % des besoins en eau chaude d’une maison et jusqu’à 65 % de ses besoins en chauffage. Malgré tous ces atouts, la France accuse un net retard par rapport à ses voisins européens en termes d’équipement. Mais les conditions sont aujourd’hui réunies pour une accélération du marché. Après une chute en 2009 et la reprise modérée en 2010, il devrait retrouver un rythme de croissance de l’ordre de 15 % par an.

L’envolée du prix des énergies est une aubaine
Le cours du baril a bondi de près de 60 % en un an pour dépasser 110 dollars le baril. le tarif du gaz naturel a enregistré une nouvelle hausse de 5 % en avril 2011 portant la progression à 21 % en un an. Le tarif de l’électricité est promis à des augmentations significatives dans les années à venir en raison de l’application de la loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité). Le coût moyen des chauffe-eau solaires (avec capteurs posés) a baissé de 6 % entre 2008 et 2010 (enquête outilssolaires.com).

Le ralentissement du photovoltaïque va offrir plus d’espace au solaire thermique
Le ralentissement attendu du marché du photovoltaïque à la suite du récent changement du cadre réglementaire (baisse des tarifs, baisse du crédit d’impôt…) est également une très bonne nouvelle pour le marché du solaire thermique. L’explosion du marché du photovoltaïque a fortement pesé sur la dynamique du marché du solaire thermique car les deux technologies sont finalement concurrentes. Non pas en termes d’usage, mais de surface (les toitures) et d’investissement.

Un cadre réglementaire favorable
La mise en place de la Réglementation Thermique 2012 devrait également doper la filière. Le solaire thermique présente de nombreux atouts pour satisfaire aux nouvelles normes s’appliquant aux habitations neuves.
Le développement du marché du solaire thermique semble insuffisant pour atteindre les objectifs fixés pour 2012. A cette date, la consommation finale d’énergie solaire thermique devrait être de 185 ktep alors qu’en 2009, elle n’était que de 81 ktep. Il est peu probable qu’en trois ans, la consommation connaisse une telle envolée. Les autorités pourraient accroître le soutien au solaire thermique. Cette filière présente de nombreux avantages par rapport aux autres, notamment en termes de coût pour la collectivité puisqu’il n’y a pas de tarif d’achat. Par ailleurs, de nombreuses entreprises sont présentes en France dans la fabrication d’équipements (ballons, capteurs solaires…) générant des emplois, ce qui est un argument supplémentaire pour miser davantage sur cette technologie.

   

    31/05/2011 : Renault: va installer des panneaux solaires sur ses usines
Renault a fait part du lancement de ce qu'il considère comme le plus grand projet photovoltaïque automobile mondial : il compte équiper ses usines de Douai, Maubeuge, Flins, Sandouville et Batilly de 450.000 mètres-carrés de panneaux solaires en partenariat avec le fabricant espagnol Gestamp Solar, qui a repris le dossier initié par Eiffage.
Ces installations représenteront une capacité de production électrique installée de 60 mégawatts-crête (MWc), ce qui équivaut à la consommation électrique d'une ville de 15.000 habitants.
Le constructeur automobile en attend également une réduction annuelle de 30.000 tonnes de ses émissions de CO2.
Les chantiers devraient débuter mi-juin et se terminer en février
   

 

31/03/2011 : Les listes de procédés d'intégrations photovoltaïques éligibles données par le CEIAB (Comité d'Evaluation des produits photovoltaïques Intégrés au Bâti) sont disponibles depuis aujourd'hui sur le site du CEIAB:
L'arrêté tarifaire du  a donné de nouvelles règles et distingue les installations photovoltaïques intégrées au bâti, des installations photovoltaïques intégrées de manière simplifiée au bâti.
Les critères techniques d'intégration ou d'intégration simplifiée au bâti sont complexes. C'est pourquoi le Comité d'Evaluation de l'Intégration Au Bâti (CEIAB) met à disposition deux listes, non exhaustives dans la mesure où elles sont établies sur demande volontaire de l'industriel ou du distributeur, afin de classer les systèmes d'intégration photovoltaïques comme éligibles au tarif d'intégration ou d'intégration simplifiée au bâti.
Il est important de noter que le CEIAB n'examine que les critères techniques d'intégration, définis par l'Annexe 2 de l'arrêté du 4 Mars 2011. Les critères non techniques ( usage, clos et couvert du bâtiment), variables d'un projet à l'autre, ne sont pas examinés par le CEIAB, mais doivent être respectés par le porteur de projet.

Pour rappel:
L'arrêté du 4 Mars 2011 fixe les nouvelles conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil, telles que visées au 3° de l'article 2 du décret n°2000-1196 du 6 Décembre 2000. Ce nouvel arrêté prévoit trois niveaux de tarifs distincts :

Un tarif dit intégration au bâti
Pour pouvoir bénéficier de ce tarif, doivent être remplies :
- des conditions techniques précises d'intégration au bâti du système photovoltaïque (Annexes 2 et 5 de l'arrêté) ;
- des conditions portant sur l'usage du bâtiment (Habitation, Enseignement, Santé, Autres) ;
- des conditions de puissance nominale de l'installation et des autres installations en cours ou en projet sur le même bâtiment ou la même parcelle (puissance maximale de 9 kW ou 36 kW selon l'usage du bâtiment).

Un tarif dit intégration simplifiée au bâti
Pour pouvoir bénéficier de ce tarif, doivent être remplies :
- des conditions techniques d'intégration simplifiée au bâti du système photovoltaïque (Annexe 2 de l'arrêté) ;
- des conditions portant sur l'usage du bâtiment (Habitation, Enseignement, Santé, Autres) ;
- des conditions de puissance nominale de l'installation et des autres installations en cours ou en projet sur le même bâtiment ou la même parcelle (puissance maximale de 36 kW ou 100 kW selon l'usage du bâtiment).

Un tarif dit par défaut
Ce tarif est accordé aux installations de centrale photovoltaïque au sol ou à toute autre installation photovoltaïque sur bâtiment ne pouvant bénéficier des tarifs d'intégration ou d'intégration simplifiée au bâti.
Intégration Au Bâti (IAB) : toiture / toiture-terrasse (PDF - 3M - 31/03/2011)
Intégration Simplifiée au Bâti (ISB) : toiture / toiture-terrasse (PDF - 5M - 31/03/2011)

   

  27/03/2011 : « Les installations solaires gardent tout leur attrait pour les particuliers » 
La publication des arrêtés sur la nouvelle réglementation tarifaire de l'électricité photovoltaïque entretient le débat sur l'avenir du photovoltaïque. Pour faire le point concernant les installations résidentielles : trois questions à Benoit Rolland, directeur général de Tenesol(1)…
Faut-il s'inquiéter des récentes annonces gouvernementales pour l'avenir de l’énergie solaire ?
L’énergie solaire reste une solution d’avenir, une source d'énergie propre et inépuisable qui répond parfaitement aux enjeux énergétiques et climatiques d’aujourd’hui et de demain.

Le particulier a-t-il encore intérêt à investir dans une installation photovoltaïque ?
Oui, absolument. Avec la baisse constante du coût des installations depuis 2 ans, le crédit d’impôt et un tarif d’achat garanti pendant 20 ans, le photovoltaïque demeure un investissement rentable qui, de plus, valorise le patrimoine immobilier. Certains l’utilisent d’ailleurs pour des travaux de rénovation et d’amélioration de leur habitat. L’arrêté du 5 mars 2011 favorise les procédés apportant une véritable solution technique. Le tarif d’achat de 46 c€/kWh est réservé aux installations photovoltaïques intégrées qui assurent l’étanchéité de la toiture.

L’auto-consommation est une demande réelle du particulier qui consiste à utiliser toute ou partie de sa production d'électricité. Des solutions de stockage sont néanmoins nécessaires afin de pouvoir la réinjecter dans le réseau aux meilleurs créneaux horaires. Dans ce domaine, nous participons au projet franco-allemand Solion(2) au sein du pôle de compétitivité Tenerrdis, en coopération avec Saft et Conergy. Des tests en grandeur réelle ont déjà lieu en Allemagne et en France.
   

   

25/03/2011 : La Région Poitou-Charentes soutient le solaire avec des mesures concrètes 
Après l'adoption d'un plan énergie solaire dès 2008, la Région Poitou-Charentes revient dans l'arène du photovoltaïque avec des mesures concrètes élaborées afin d'aider les industriels de la filière, et notamment les PME, à surmonter les difficultés actuelles dues aux « conditions techniques et financières défavorables » de la nouvelle réglementation. Les quatre mesures phares : création d'un « fond de résistance photovoltaïque » pour les projets suspendus ou menacés d'arrêt ; création d'une société d'économie mixte régionale (SEM) d'ici l'été 2011 ; mobilisation des crédits du plan énergie solaire régional ; et lancement d'un appel à projets…

Le « fonds de résistance photovoltaïque » vise les entreprises susceptibles d'être obligées d'arrêter leur activité par nécessité financière. Il prévoit des avances remboursables pour leur permettre de continuer leurs travaux d'installation tout en réduisant le manque à gagner.

L'appel à projets annoncé par Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, devrait permettre de « récupérer » des projets purgés de la file d'attente du fait du moratoire de 3 mois, ou impossibles à réaliser dans les délais prévus par l'arrêté du 9 décembre dernier, mais aussi relancer des projets d'installations PV.

La création d'une SEM devrait contribuer à favoriser la constitution d'une filière de production française et donner de la visibilité aux industriels, avec un plan d'investissements pour l'installation d'une puissance de 1000 MW d'ici 2020. Rappelons que Solairedirect avait démarré un projet pour l'implantation d'une usine de panneaux photovoltaïques à Châtellerault.

Enfin, pour financer les projets de la SEM, l'objectif consistera à mobiliser 200 millions d'euros disponibles dès aujourd'hui dans le cadre du plan solaire régional qui prévoyait 400 millions d'euros sur la période 2009-2012, en vertu d'un accord de prêt signé avec le Crédit agricole et la BEI, et garanti par la Région.

A ce jour, la Région Poitou-Charentes affiche une puissance photovoltaïque installée de 46 MW, ce qui, en terme de puissance installée par habitant, représente le double de la moyenne nationale.

   

    25/03/2011 : La société d'études IHS iSuppli continue à croire au solaire en Europe :
Le Vieux continent devrait, selon ses dernières analyses, représenter encore 68,6% du marché mondial des installations photovoltaïques en 2011, soit 14,3 GW d'un marché global estimé à 20,9 GW… 
Par comparaison, les États-Unis projetteraient 2,1 GW d'installations PV en 2011.

En 2010, l'Europe pesait 80% du marché mondial des installations PV avec 13,8 GW.
En 2011, les deux principaux marchés européens seraient l'Allemagne et l'Italie, avec respectivement 7,1 GW et 4,1 GW, selon IHS iSuppli. Ils seraient suivis, dans l'ordre en terme de puissance installée, par la France avec 1,3 GW selon IHS iSuppli puis par la Belgique, le Royaume-Uni, la République tchèque, l'Espagne, la Grèce et la Bulgarie.
       Installations photovoltaïques le crédit d'impôt chute à 22%
 

04/01/2011 : Installations photovoltaïques le crédit d'impôt chute à 22%
La loi de finances pour 2011 du 29 décembre 2010, précise d'une part que le crédit d'impôt chute de 50% à 25% pour les installations photovoltaïques, à partir du 29 septembre 2010 (article 36) et d'autre part que certains crédits d'impôts (dont celui pour les installations photovoltaïques) font l'objet d'une diminution de 10 % à partir du 1er janvier 2011 (article 105).
25%*0,9=22,5% mais comme il est précisé dans l'article 105 que les résultats sont arrondis à l'unité inférieure, on obtient donc 22%.
L'article 105 précise également que les modifications doivent être prises en compte dans le code général des impôts avant le 30 avril 2011.

       Crédit d'impots de 50 % à 25 % pour les dépenses payées à compter du 29 septembre 2010
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Clarification de l'état sur les conditions d'application de crédit d'impôts sur les installations solaires photovoltaïques.

Situation actuelle
Le crédit d'impôt pour dépenses d'équipement de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable s’applique aux dépenses d'équipements réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2012, dans la limite d’un plafond pluriannuel de 8 000 euros pour une personne seule et de 16 000 euros pour un couple.

Selon la nature et les caractéristiques de ces équipements, les propriétaires bénéficient d'un crédit d'impôt variant de 15 à 50 % du coût de l'équipement, ainsi que de sa pose dans certains cas limitativement énumérés (pose des matériaux d’isolation thermique des parois opaques et pose de l’échangeur de chaleur souterrain d’une pompe à chaleur géothermique).

Le taux du crédit d’impôt est notamment fixé à 50 % pour les dépenses d’acquisition d’équipements de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil (panneaux photovoltaïques).

Par ailleurs, afin de soutenir l’économie ultramarine, des dispositifs d’aide fiscale sont prévus à raison des investissements productifs neufs que les contribuables réalisent dans les départements et collectivités d’outre-mer (DOM-COM) dans le cadre d’une entreprise agricole, industrielle, commerciale ou artisanale n’exerçant pas dans l’un des secteurs expressément exclus. Le secteur des énergies renouvelables, dont la production d’électricité photovoltaïque, est éligible à ces dispositifs.

Enfin, les particuliers qui souscrivent, directement ou indirectement, au capital de sociétés de ce secteur peuvent bénéficier de réductions d’impôt sur le revenu et d’impôt de solidarité sur la fortune, destinées à soutenir le financement en fonds propres des petites et moyennes entreprises (PME).

Situation nouvelle
Les engagements du Grenelle de l’environnement prévoient que, d’ici 2020, 1 % de l’énergie électrique consommée devra être d’origine photovoltaïque. Or, cet objectif devrait être atteint en 2011.

En outre, l’augmentation du coût budgétaire du crédit d’impôt en faveur des économies d’énergie et du développement durable, lié notamment à la part de ce crédit accordé au titre d’investissement dans des équipements de production d’énergie photovoltaïque, est peu compatible avec la contrainte de maîtrise des dépenses publiques.

Dès lors, il est proposé de diminuer de moitié le taux du crédit d’impôt sur le revenu en faveur des économies d’énergie et du développement durable pour les équipements de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil. Ainsi, le taux applicable à ces équipements serait ramené de 50 % à 25 % pour les dépenses payées à compter du 29 septembre 2010. Cela étant, les contribuables qui peuvent justifier de l’acceptation d’un devis et du versement d’un acompte à l’entreprise avant cette date continuent à bénéficier du crédit d’impôt au taux de 50 % : ainsi, la réduction du taux ne s’applique pas aux décisions déjà engagées.

La diminution du taux du crédit d’impôt applicable à ces systèmes maintient pour les filières de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables un niveau élevé d’incitation, qui se cumule à l’éco-prêt à taux zéro, au taux réduit de TVA ainsi qu’au tarif avantageux de rachat de l'électricité par EDF.

Il est en outre proposé d’exclure du crédit d’impôt en faveur du développement durable les dépenses de parement des matériaux d’isolation thermique des parois opaques, afin de ne plus subventionner des éléments d’habillage ou décoratifs dont la finalité n’est pas environnementale.

La réduction du crédit d’impôt procurerait un gain de 150 millions d’euros dès 2011. Par ailleurs, il est proposé d’exclure du champ d’application des dispositifs d’aide fiscale aux investissements outre-mer les investissements réalisés dans des installations de production d'électricité photovoltaïque.

Cette mesure s’appliquerait à compter du 29 septembre 2010 et des mesures transitoires seraient prises afin de ne pas pénaliser les projets en cours de finalisation à cette date. Cette mesure permettra d’assurer, conformément aux recommandations de la Commission de régulation de l’électricité (avis du 31 août 2010), la sécurité des approvisionnements en électricité outre-mer. En effet, la capacité de production en attente de raccordement au réseau excède actuellement la demande locale en électricité et la limite technique d’acceptabilité des énergies intermittentes par les réseaux est dépassée.

Elle permettra également d’orienter les fonds investis au travers du mécanisme de défiscalisation outre mer vers d’autres types d’investissements, pour soutenir le développement économique et le logement social dans ces territoires. L’exclusion des installations photovoltaïques du champ de cette aide fiscale procurerait un gain annuel estimé à 230 millions d’euros à compter de 2012.

En outre, les investissements réalisés au capital de sociétés produisant de l’électricité photovoltaïque seraient également exclus du champ d’application des réductions d’impôt sur le revenu et d’impôt de solidarité sur la fortune en faveur des souscriptions au capital des PME.

L’allègement d’impôt est en effet utile lorsqu’un investisseur n’est pas disposé à prendre de risque en capital sans aide fiscale. Or, le rachat de l’électricité produite à un tarif réglementé assure à lui seul des taux de rendement interne élevés à l’entreprise et atténue le risque en capital pris par l’investisseur. De ce fait, aider cet investissement par un allègement fiscal constitue un effet d’aubaine qu’il est justifié de supprimer. Le gain associé à cette mesure est estimé à 7 millions d’euros en 2011 au titre de l’impôt sur la fortune (ISF). A compter de 2012, il est estimé à 15 millions d’euros au titre de l’ISF et à 5 millions d’euros au titre de l’impôt sur le revenu.

   

    14/11/2010 : Main basse sur le voltaïque
Plus rien n'arrête les voleurs de panneaux photovoltaïques. A Saint Seriés, près de Lunel dans l'Hérault, ils ont bravé une pluie battante pour enlever, sur le toit glissant d'un hangar viticole cinquante des soixante-quinze panneaux.
« Nous n'avons rien entendu. Et pourtant la maison est très proche du hangar. Les voleurs avaient garé un véhicule à proximité. Ils avaient dû faire des repérages car ils savaient que la nuit, nous enfermons les trois chiens dans le garage de la maison. C'est au petit matin que nous avons découvert le vol », explique Mme Marco qui exploite avec son mari la propriété.
Le couple venait tout juste d'investir dans cette installation destinée à apporter un complément de revenu. Les voleurs ont laissé de nombreux indices derrière eux, mais pour l'instant les enquêteurs de la gendarmerie n'ont pas pu identifier les « voltigeurs du solaire ».
Une semaine plus tôt, à moins de vingt kilomètres une équipe avait, là encore nuitamment, découpé le grillage d'un ferme photovoltaïque isolée pour faire main basse sur quarante panneaux.
« Ces panneaux représentent une certaine valeur et sont faciles à écouler», explique le colonel François Agostini, commandant le groupement de l' Hérault, un département qui a déjà enregistré quinze vols de panneaux depuis le début 2010.
   

  27/10/2010 : CSPE: le CLER sort la calculette
La hausse de la CSPE est-elle due aux tarifs de rachat de l'électricité d'origine photovoltaïque? Depuis quelques jours (ou semaines), l'énergie solaire est pointée du doigt. Dans un communiqué, le Comité de liaison des énergies renouvelables et Hespul dénoncent "une indignation bien sélective" et refait les calculs.

Le Cler et Hespul observent que "l’augmentation de 4% du prix de l’électricité réclamée par EDF" signifierait, "compte tenu du mode de calcul actuel de remboursement des surcoûts, (...) que près de 4.000 MW de systèmes seraient en service dans notre pays alors qu’il y en aura tout au plus 800 MW fin 2010". Le chiffre de 4.000 MW correspond en fait aux projets en attente qui n'iront sans doute pas tous à terme (ce que le Syndicat des énergies renouvelables avait déjà signifié) mais pour lesquels "une demande de raccordement a été déposée auprès d’ERDF". Ils estiment que "seule une faible part de ces projets sera réalisée, soit parce qu’il s’agit de demandes à visée purement spéculative, soit parce que les projets seront abandonnés". Et dénoncent une "manipulation" qui consiste à "faire comme s’ils étaient tous déjà en fonctionnement".

Qu'en est-il ?
Si le CLER et Hespul rappellent que le "photovoltaïque pèse aujourd’hui 0,75% de la facture, soit moins de 3 euros par an
pour un ménage moyen", ils délivrent surtout une information jusque là absente du débat (et qui fait débat, nous signale un lecteur). S'appuyant sur la présentation des résultats du groupe EDF de 2009, ils indiquent que "la fameuse CSPE liée à l’obligation d’achat a été … bénéficiaire pour EDF de 670 millions d’Euros en 2009". Ce qui évoque les différences d'appréciation internes entre EDF obligation d'achat et EDF énergies renouvelables, mais c'est un autre sujet...

Enfin, ils mettent en avant d’autres dépenses "qui affectent bien plus fortement les comptes d’EDF, par exemple le «tarif agent» qui permet aux salariés et retraités de l’entreprise de se fournir à très bas prix en électricité, une mesure financée elle aussi par les consommateurs qui a coûté en 2009 plus de 1,1 milliard d’euros pour les seuls retraités, probablement autant pour les actifs".

Quant au photovoltaïque en soi, la "baisse rapide de ses coûts" devrait lui permettre "d’atteindre la compétitivité avant 2020, ce qui garantit au consommateur le caractère temporaire de l’aide somme toutes modique qu’il apporte via les tarifs d’achat, et à la collectivité un excellent retour sur investissement à moyen terme". Le CLER et Hespul souhaitent aussi que soient pris en considération "les milliers d’emplois et les centaines de millions d’Euros de chiffre d’affaires des grandes entreprises françaises qui fournissent produits et services à une industrie mondiale en pleine croissance", faisant le lien entre les "efforts de recherche menés notamment par le CEA au sein de l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES)" et l'existence d'un "marché national dynamique et prévisible", pour favoriser un secteur en pleine croissance. Et éviter à la France de se retrouver "hors-jeu d’un défi industriel et social parmi les plus stimulants de notre époque".
   

    06/10/2010 : Résidentiel : investir dans le PV reste aussi intéressant qu’il y a deux ans !
Complément d’information : malgré la baisse du crédit d’impôt de 50 à 25% du coût matériel pour les systèmes résidentiels, à effet au 28 septembre dernier, investir dans le PV résidentiel reste très intéressant pour les particuliers, surtout s’ils optent pour un système intégré au bâti (BIPV). « Le résidentiel reste aussi intéressant sinon plus qu’il y a deux ans car la chute des coûts des kits PV pour le résidentiel, de 22000-25000 € en moyenne à quelque 18000 € typiquement pour un système 3 kW, compense largement la baisse du crédit d’impôt, sans oublier que le tarif d’achat de l’intégré au bâti s’élève, lui, toujours à 0,58 c€/kWh »… Il nous a paru judicieux de compléter par cette note d’optimisme la série de nouvelles et de commentaires alarmistes de ces dernières semaines concernant le paysage français du photovoltaïque.
   

    03/10/2010 : La filière photovoltaïque française réclame un cadre plus stable
La filière de l’énergie solaire s’apprête à subir une nouvelle douche froide : le budget 2011, présenté mercredi 29 septembre en conseil des ministres, prévoit de réduire de moitié le crédit d’impôt accordé aux ménages pour l’achat de panneaux solaires. il passe de 50 % à 25 % pour les achats postérieurs à la date du 29 septembre. Les ménages qui peuvent justifier de l’acceptation d’un devis ou du versement d’un acompte avant cette date continueront de bénéficier du taux plein, à 50 %. Le champ d’application du crédit d’impôt, concerne les dépenses réalisées entre le premier janvier 2005 et le 31 décembre 2012, dans la limite d’un plafond pluriannuel de 8.000 euros pour une personne seule et de 16.000 euros pour un couple. Le gouvernement attend de cette mesure une économie de 150 millions d’euros dès 2011.

En juillet 2006, un arrêté ministériel avait fait passer le tarif de rachat de l’électricité solaire de 0,15 à 0,60 euro le kilowattheure (kWh), ce qui avait entraîné une expansion très rapide du secteur, les profits possibles attirant de nombreux acteurs. Afin de remédier aux effets d’aubaine et de réduire la facture pour l’Etat, des baisses sont intervenues, en janvier 2010, puis le 1er septembre. Les tarifs s’échelonnent dorénavant de 0,28 à 0,58 euro, selon les types d’installation - le résidentiel bénéficiant du tarif le plus élevé.
   

 

11/05/2010 : Grenelle 2 : le raccordement tardif d'une installation photovoltaïque devrait être sanctionné
Lors de l'examen du chapitre "Energies renouvelables " du Grenelle 2, jeudi 6 et vendredi 7 mai, à l'Assemblée nationale, des amendements ont été adoptés de manière à rassurer sur le développement des Energies renouvelables.

L'article 33 du projet de loi Grenelle 2 se termine comme suit : "À l'exception des cas où il est nécessaire d'entreprendre des travaux d'extension ou de renforcement du réseau, le délai de raccordement d'une installation de production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable d'une puissance installée inférieure ou égale à trois kilovoltampères ne peut excéder deux mois à compter de l'acceptation, par le demandeur, de la convention de raccordement. La proposition de convention de raccordement doit être adressée, par le gestionnaire de réseau, dans le délai d'un mois à compter de la réception d'une demande complète de raccordement. Le non-respect de ces délais peut donner lieu au versement d'indemnités selon un barème fixé par décret en Conseil d'État."

Aussi, le code général des impôts est complété de manière à ce que les organismes d'habitations à loyer modéré mentionnés à l'article L. 411-2 du Code de la construction et de l'habitation, (à l'exception des sociétés anonymes de crédit immobilier, les sociétés d'économie mixte visées à l'article L. 481-1-1 du même Code et les sociétés anonymes de coordination entre les organismes d'habitations à loyer modéré mentionnées à l'article L. 423-1-1 du même Code) soient exonérés de l'impôt sur les sociétés pour "les produits provenant de la vente de l'électricité produite à partir d'installation d'une puissance n'excédant pas 3 kilowatts crête par logement, qui utilisent l'énergie radiative du soleil."

   

   

10/05/2010 : Energie solaire : 22% de l'électricité mondiale d'ici 2050 ?
En 2050, l'énergie solaire pourrait représenter environ 22% des besoins mondiaux en électricité. Seule condition requise, que les gouvernements continuent de subventionner cette énergie renouvelable dans les dix prochaines années a déclaré l'Agence Internationale de l'Energie (AIE).

Pour les pays qui possèdent le plus d'avance en matière d'installation de panneaux photovoltaïques, c'est le cas de l'Allemagne et l'Espagne, l'enjeu sera de construire de plus en plus de centrales solaires photovoltaïques afin de faire baisser les couts de production de cette énergie grâce à de très grandes superficies. Le but étant, dans les dix prochaines années, d'arriver à produire de l'électricité issue de panneaux solaires au même prix que l'électricité produite par des centrales nucléaires.

L'AIE est une agence autonome de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) chargée de faciliter la coordination des politiques énergétiques des pays membres. Lors d'une conférence organisée par le gouvernement espagnol à Valence, l'AIE a rendu publiques les conclusions de deux études qu'elle a menées.

Cette agence prévoit en effet qu'il sera très difficile de faire baisser le prix de l'électricité photovoltaïque au même prix que les énergies traditionnelles avant 2020. Rappelons également que ces 10 ans de baisse des prix de l'électricité ne pourront avoir lieu que si les gouvernements continuent de soutenir la filière. Or, force est de constater que les pays européens ont plutôt tendance à diminuer leurs aides plutôt qu'à les maintenir. C'est le cas en France, en Allemagne et surtout en Espagne. Ce pays subit en effet une grave crise en raison de la décision du gouvernement espagnol de diviser par deux les prix de rachat de l'électricité photovoltaïque.

Une nouvelle technologie en plein essor pourrait permettre d'atteindre cette parité des tarifs d'ici 2020, il s'agit de centrales solaires à concentration thermodynamique. Le solaire à concentration thermodynamique est une technologie différente du photovoltaïque classique. Des miroirs concentrent l'énergie solaire vers un tube contenant un fluide qui chauffe. La chaleur obtenue permet de former de la vapeur d'eau qui entraine une turbine couplée à un alternateur et de l´électricité est ainsi produite. Un énorme avantage avec le solaire à concentration thermodynamique est que la chaleur peut être stockée dans des sels fondus, et les centrales solaires peuvent ainsi produire de l'électricité la nuit.

Les deux technologies peuvent produire 9.000 terawatt-heure d'électricité d'ici 2050, presque le quart de la demande mondiale. Cela permettrait de réduire de près de six milliards de tonnes les émissions de gaz carbonique. L'AIE estime que la production d'énergie solaire sera de 37 TWh en 2010, en presque totalité provenant de panneaux solaires photovoltaïques.

   

  25/04/2010 : La mise en place de l’obligation CONSUEL (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Electricité) appliquée depuis le 1er mars, constitue une avancée importante pour le consommateur. Depuis le 1er mars 2010 l’attestation du CONSUEL est obligatoire avant toute nouvelle mise en service d’installation photovoltaïque. Le SER-SOLER ( Syndicat des Energies Renouvelables) se réjouit que cette revendication mise en avant depuis plusieurs années ait été entendue : cette obligation va permettre d’éviter la pose de panneaux photovoltaïques par des installateurs qui ne respectent pas les normes de sécurité électrique.

Jusqu’en 2006, rappelle le SER, le marché du photovoltaïque dans le secteur résidentiel était pratiquement inexistant en France métropolitaine. Depuis, plus de 27 000 foyers se sont équipés en panneaux photovoltaïques. L’ADEME et SER-SOLER avaient élaboré un guide des spécifications techniques relatives à la protection des personnes et des biens dans les installations photovoltaïques, qui a servi de base à la mise en place d’une norme, d’application obligatoire, publiée en février 2008 et actuellement en vigueur. Dès la publication de cette norme, de nombreux professionnels ont mis en place une démarche volontaire de contrôle du respect de cette norme sur leurs installations.
Néanmoins, des nombreuses sociétés sont entrées sur ce nouveau marché et ont proposé des offres d’installations, sans nécessairement disposer des compétences indispensables d’électricien et de couvreur ( problème d’étanchéité, etc). SER-SOLER conseille aux particuliers qui souhaitent installer des panneaux solaires de demander copie de l’attestation de garantie décennale valide mentionnant « installation photovoltaïque » au futur installateur. Le consommateur doit s’assurer que l’installateur fait certifier ses installations par le CONSUEL, conformément à la nouvelle
réglementation en vigueur. IL doit demander à l’installateur des références précises et détaillées ou faire réaliser plusieurs devis. Il est possible de se renseigner auprès d’un Espace Info Energie : 0810 060 050 et il est nécessaire de vérifier que l’installateur bénéficie de l’appellation QualiPV

19/03/2010 : Plus d'une installation photovoltaïque sur trois souffre d'un défaut de conformité avec les normes de sécurité, engendrant un risque d'électrocution ou d'incendie. suite.....
   

   

15/04/2010 : Le système intégré Solésia Ardoise d’Eternit est une solution unique, à la pointe de la technologie, s’intégrant avec élégance aux couvertures tout en apportant les meilleures performances de production photovoltaïque.

Dans un marché en plein développement, Solésia Ardoise est garante de nombreux avantages :
• Une solution éco-responsable pour un environnement durable
• L’intégration au bâti, synonyme de tarif préférentiel
• Facile à poser, accompagnement Eternit : conseils techniques et administratifs
• Des couvertures qui gardent leur caractère et leurs fonctionnalités
• Un rendement élevé et garanti dans le temps
• Qualité des produits Eternit

Points forts :
Performance et rentabilité
Le rendement de la solution photovoltaïque Eternit est élevé et garanti dans le temps :
• Puissance photovoltaïque : 33 Wc par ardoise Solesia, soit 127 Wc par m2de couverture
• 90% minimum de puissance nominale au bout de 10 ans
• 80% minimum de puissance nominale au bout de 25 ans
• Retour sur investissement estimé à 10 ans dans les régions les moins exposées au soleil*.
* investissement calculé dans des conditions optimales (orientation plein sud en Bretagne,pente de 30°, sans ombrage) et intégrant les mesures incitatives.

Des couvertures qui gardent toutes leurs fonctionnalités
Les ardoises photovoltaïques Eternit s’adaptent aux architectures des habitats et préservent le confort d’utilisation :
• Possibilité de s’adapter sur les pans de toiture les mieux exposés au soleil à partir de l’étude des plans du projet et de son orientation.
• Rénovation possible de couverture en ardoises de format 45x30cm sans re-liteaunage de l’ensemble du versant de toiture (sauf état de vétusté constaté).
• Etanchéité éprouvée de l’ensemble de la couverture en ardoises photovoltaïques par des tests en soufflerie CTMNC.

Facile à poser
Les modules Solesia se fixent par vissage dans la continuité des ardoises 45x30 cm, sans accessoires d’étanchéité complémentaire ni modification de charpente.
Une solution environnementale, pour un développement durable
Solution d’avenir, renouvelable,propre et rentable, les systèmes photovoltaïques sont un choix engagé pour le respect de notre environnement.
L’intégration au bâti, synonyme de tarif préférentiel
Conforme aux critères d’éligibilité,la solution Solesia Ardoise permet de bénéficier de la prime d’intégration au bâti et du tarif préférentiel d’achat de l’électricité à 0,601€/kWh en 2009, avec revalorisation annuelle (cf arrêté ministériel du 16 juillet 2006).
 
La preuve en chiffres
Solution Solesia Ardoise
Située à Rennes - Exposée plein sud
Inclinaison 31°
• Nombre d'ardoises Solesia : 90 unités soit 23,3 m²
• Puissance installée : 2970 Wc
• Production estimée annuelle : 2673 kWh/an
• Production équivalente de CO2 évitée : 848 kg/an*
Types de bâtiments :  Agricole / Commerce & hôtellerie / Equipement Public / Industriel / Logement collectif / Maison Individuelle / Tertiaire
Pose :  Sur liteaux et écran de sous-toiture

   

  20/03/2010 : En France le parc photovoltaïque a été multiplié par quatre en un an (Puissance installée).
Le parc photovoltaïque a progressé de près de 300 % en 2009, passant de 69 mégawatts (MW) à 269 MW. Littoral méditerranéen, Ouest, Sud-ouest et Rhône-Alpes-Bourgogne en totalisent 70 %. L'électricité produite représente la consommation annuelle de 125 000 habitants.
Raccordements. Fin 2009, les demandes de raccordement approchaient 3 500 MW (+ 29 % en trois mois). La baisse des tarifs de rachat de l'électricité solaire pourrait freiner cette courbe.
Emplois. Le nombre d'emplois directs de la filière est passé de 4 500 à 8 500 (3 200 dans la fabrication d'équipements et 5 200 pour les études et installations).
   

 

19/03/2010 : Plus d'une installation photovoltaïque sur trois souffre d'un défaut de conformité avec les normes de sécurité, engendrant un risque d'électrocution ou d'incendie.
C'est le message d'alerte que lance le Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité (Consuel). Un organisme, reconnu d'utilité publique et placé sous la tutelle de la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), dépendant du ministère de l'écologie et de l'énergie, qui a pour mission de vérifier la conformité des installations.

Ce comité vient de rendre public le bilan des contrôles qu'il a effectués en 2009. Sur 2 341 installations photovoltaïques passées au crible, 864, soit 37 %, ne satisfont pas aux règlements et normes de sécurité en vigueur. Ce pourcentage marque un léger progrès par rapport à 2008, où 45 % des équipements contrôlés avaient été épinglés. Mais, compte tenu de la forte croissance du parc, le nombre d'installations hors normes est en réalité en hausse. Encore le Consuel n'a-t-il expertisé que 8 % des quelque 30 000 nouveaux systèmes photovoltaïques mis en service en France en 2009.

Dans la très grande majorité des cas, il s'agit d'installations de faible puissance, inférieure à 3 kilowatts. C'est-à-dire de panneaux solaires posés chez des particuliers, sur le toit de leur maison, avec les équipements électriques qui leur sont associés : boîtiers de jonction, onduleur (transformant le courant électrique continu produit par les cellules photovoltaïques en courant alternatif), compteur de production (pour l'électricité générée), compteur de consommation (pour l'électricité du foyer), raccordement au réseau...

Les anomalies constatées sont multiples. Dans 53 % des cas, il s'agit de l'absence d'étiquette avertissant du danger présenté par toute installation électrique. Autres infractions : des prises de terre distinctes non interconnectées (18 %), des câbles ou des connexions inadaptées (18 %), une valeur de la prise de terre incorrecte (10 %), l'absence de parafoudres dans des zones où ils sont obligatoires (7 %), ou encore une section inadéquate du circuit entre l'onduleur et le réseau (6 %).

Selon l'organisme de certification, "parmi les 864 installations non conformes, 72 % présentent un risque d'électrocution et les 28 % restants un risque d'incendie". Le ministère de l'écologie et de l'énergie considère qu'il s'agit d'un "risque réel" : quelques cas non pas d'électrocution mais d'électrisation ou de début d'incendie ont été signalés, sans victime.

Ces déficiences mettent en évidence une double lacune, commente Michel Faure, directeur général du Consuel : "L'absence de contrôle obligatoire et le manque de qualification des installateurs." La réglementation actuelle, qui repose sur un décret de 1972, impose une attestation de conformité, visée par un organisme agréé, pour toute installation électrique neuve dans un logement. Mais cette exigence ne vaut que pour les équipements classiques du consommateur : raccordement au réseau, compteur, circuits électriques intérieurs. Elle ne s'applique pas aux installations de production d'électricité, comme les systèmes photovoltaïques. Lorsqu'il s'agit d'installations de forte puissance, mises en œuvre par des industriels ou des collectivités, d'autres procédures de contrôle existent. Les capteurs photovoltaïques des particuliers, eux, passent à travers les mailles du filet.

La DGEC, consciente du problème, indique qu'une modification du décret de 1972 est en préparation. Etendant aux systèmes électriques photovoltaïques l'obligation d'attestation de conformité, elle pourrait entrer en vigueur, espère le ministère, "d'ici quelques semaines". Il n'y manque que la signature du premier ministre, François Fillon.

Cette contrainte devrait favoriser la qualité des installations. Face à l'explosion de la demande, de nombreuses entreprises artisanales (couvreurs, électriciens...) se sont réorientées vers le photovoltaïque, sans toujours avoir la formation et les compétences requises. Le nouveau décret les forcera à acquérir cette qualification, escomptent le ministère et son organisme d'agrément. Celui-ci observe que la proportion d'installations non conformes est très inférieure dans les départements d'outre-mer - Guadeloupe, Martinique et Réunion - qu'en métropole (21 % contre 51 %), car les gestionnaires de réseau s'y montrent plus stricts et que "les attestations de conformité visées par le Consuel sont fournies systématiquement par les installateurs".

Les risques pour les usagers devraient en être sensiblement réduits. Fin 2009, près de 60 000 demandes de raccordement d'installations photovoltaïques au réseau électrique étaient en attente.

   

  05/03/2010 :  Électricité photovoltaïque : évitez de devenir une victime !
Un site vient d’ouvrir pour prévenir les amateurs d’énergies propres des dangers qui menacent.
La société BSP, installateur de panneaux photovoltaïques, allié à l’organisme de crédit SOFEMO, a lésé quelques 500 victimes dans le Midi. Les doléances vont d’aides promises et non perçues à des chantiers abandonnés et inachevés pour la plupart des victimes. Une expertise a révélé que les toutes les installations, réalisées à la hâte, sont non conformes et dangereuses pour les personnes et les biens.
Le Collectif 83, regroupement de victimes du Var, a créé un site Internet pour dévoiler au grand public les agissements de BSP et SOFEMO. Leurs pratiques frauduleuses sont exposées sur le site, étayées de documents probants. Une importante revue de presse (TF1, L’Expansion, AFP, etc.) vient l’illustrer ainsi qu’une galerie photos catastrophes.
Ce site se destine à prévenir les particuliers désireux d’investir dans le solaire que pièges et prédateurs dénaturent ce domaine, autant en ce qui concerne les installateurs que les sociétés de financement.
http://sites.google.com/site/collectif83vaincrebspetsofemo/ :

gare aux arnaques ??  Si vous en avez été victimes témoignez ici .......
   

  03/03/2010 : Surenchère du solaire : bientôt une centrale photovoltaïque de 415 ha
Toujours plus de surface, toujours plus d'énergie produite ; cette fois-ci, c'est la future centrale de Toul-Rosières, en Meurthe-et-Moselle, qui pourrait se voir décerner le titre de « plus importante centrale solaire de France ».
Assise sur une ancienne base militaire de l'OTAN désaffectée, cette centrale solaire sera couverte de panneaux photovoltaïques sur une surface de 415 hectares, et devrait en principe produire 143 mégawatts - soit la consommation d'une ville de 62 000 habitants - ensuite revendus à EDF.
S'agissant du terrain, EDF le louera à l'Etat, propriétaire du site, environ 1 million d'euros par an.
Les collectivités locales, quant à elles, espèrent recouvrer 1,3 million d'euros par an grâce à cette centrale.
   

   

02/03/2010 : L’exploitation de toitures photovoltaïques sur 11 lycées publics du département de l’Aude, vont êtres confiés à SUNNCO
Le financement, la conception, l’installation et l’exploitation de toitures photovoltaïques sur 11 lycées publics du département de l’Aude, vont êtres confiés à  SUNNCO, un des groupes leaders du photovoltaïque en France, par la région Languedoc-Roussillon.
Le taux d’investissement de ce projet, s’élève à près de 20 millions d’euros, pour l’installation de plus de 23000 m² de panneaux photovoltaïques polycristallins. Le groupe devra aussi exploiter des centrales photovoltaïques d’une puissance totale de 3MWc, peut on lire dans un communiqué de presse.
Après avoir été tirée par l’électrification des sites isolés et l’alimentation de matériel mobile, la demande est maintenant motivée par la perspective de manquer d’énergie ou le souci d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, et concerne surtout les installations connectées au réseau.
Depuis plusieurs années, les installations de panneaux photovoltaïques sont accélérées par des programmes nationaux offrant des incitations financières telles que des tarifs de rachats bonifiés de l’électricité produite pour le réseau public, notamment en Allemagne, Japon, Espagne, É.-U., Australie, France et dans d’autres pays (mais souvent à des conditions particulières).
En 2006, les nouvelles installations solaires photovoltaïques ont représenté, dans le monde, une puissance de 1500 MW, portant la totalité des installations mondiales à 6700 MW. Le Japon (1750 MW), l’Allemagne (3063 MW) et les États-Unis (610 MW) représentent ensemble 81 % du marché mondial. Les installations connectées aux réseaux (sans stockage de l’électricité) représentent la majorité des nouvelles installations.
Les cinq plus grandes firmes fabriquant des cellules photovoltaïques se partagent 60 % du marché mondial. Il s’agit des sociétés japonaises Sharp et Kyocera, des entreprises américaines BP Solar et Astropower, et de l’allemande RWE Schott Solar. Le Japon produit près de la moitié des cellules photovoltaïques du monde, mais c’est en Chine que la grande majorité des panneaux sont assemblés. Le Japon est lui-même un des plus grands consommateurs de panneaux solaires, mais largement dépassé par l’Allemagne.
Avec ce nouveau projet en France, ces centrales permettront une économie d’émission de CO2 de 1100 tonnes, chaque année. De plus, la production électrique annuelle des installations photovoltaïques sera d’environ 3 500 MWh, soit la consommation énergétique annuelle de 1400 foyers.
Par ailleurs, SUNNCO proposera à chaque lycée une présentation annuelle d’une demi-journée sur le thème du développement durable et de l’énergie photovoltaïque, permettant ainsi aux lycéens de mieux comprendre les enjeux des installations réalisées, et d’apprendre ainsi les caractéristiques des éléments techniques et les évolutions des technologies du secteur. Rappelons que ce projet va permettre de créer une 20ène d’emplois dans la région Languedoc Roussillon.

   

  01/03/2010 : Repères sur les nouveaux tarifs photovoltaïques
Début janvier 2010, le gouvernement a annoncé de nouveaux tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque. Il s'agit de freiner la spéculation croissante qui s'est opérée notamment par les propriétaires de bâtiments agricoles ou industriels : ceux-ci revendaient leur électricité au même tarif que les particuliers ce qui a vu naître des hangars "fantômes", construits uniquement dans ce but.
De plus ce même arrêté prévoit une baisse de 10% tous les ans à partir de 2012 , et les projets engagés depuis le 1er novembre 2009 et jusqu'à la date du décret sont annulés, la demande devra être renouvelée.
0,58 € / kWh intégration au bâti
Les modules doivent assurer le clos et couvert, ce tarif concerne les habitations (immeuble ou maison particulière) et les bâtiments d'enseignement et de santé achevés depuis au moins 2 ans.
0,50 € / kWh intégration au bâti - autres
Les modules doivent assurer le clos et couvert, ce tarif concerne les autres bâtiments tels que bureaux, sites industriels et agricoles achevés depuis au moins 2 ans.
0,45 € / kWh intégration simplifiée au bâti
Les modules n'assurent pas le clos et couvert
0,314 € / kWh à 0.3768 / kWh au sol
Tarif variable en fonction de la zone géographique.
   

 

20/02/2010 : Le solaire en France : tarifs de rachat à toute épreuve pour objectifs ambitieux.
Les engagements du Grenelle Environnement prévoient que d’ici 2020, 1% de l’énergie électrique consommée devra être d’origine photovoltaïque, soit environ 6 TWh, ce qui correspond à 4 fois la consommation électrique de la ville de Nice. Pour cela, environ 5 400 MWc de panneaux devront être installés. Ces objectifs sont d’autant plus louables que la France accuse un certain retard par rapport à l’Allemagne et l’Espagne qui disposent respectivement de 5 300 MWc et de 3 200 MWc installés pour décarboner leur électricité . Pourtant, ces engagements peuvent paraître inatteignables sachant que la France ne disposait en 2007 que d’une puissance de 70 MWc raccordés au réseau et qu’il reste encore aujourd’hui 5 000 MWc à pourvoir pour atteindre la cible.

Ainsi, pour rattraper nos voisins européens, l’Etat a envoyé un signal fort aux investisseurs : tout kWh d’électricité photovoltaïque produit et injecté sur le réseau d’une installation intégrée au bâti était alors racheté par EDF à 60c€, soit 6 fois le prix du kWh fourni aux particuliers. Pour donner de la visibilité, ces tarifs sont garantis pendant 20 ans ce qui assure une rentabilité élevée de l’investissement. De plus, le fait que les installations doivent être intégrées au bâti permet de faire d’une pierre deux coups : les investisseurs, obligés de refaire les toits, peuvent en profiter pour améliorer l’isolation, et donc la performance énergétique du bâtiment.

Les demandes de raccordement en attente laissent penser que les objectifs ambitieux seront atteints. L’incitation était efficace et les investissements ont suivi : la puissance installée a quasiment triplé de 2008 à 2009. Entre autres, pour les particuliers, Sia Conseil a calculé sur le graphique ci-dessous que le retour sur investissement était bien supérieur à 10% (hors effet de levier financier).

   

   

18/02/2010 : Tarifs du photovoltaïque. Les agriculteurs rassurés
Le gouvernement français a décidé d'agir dans le secteur des tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque, pour "supprimer les effets d'aubaine" et "protéger le pouvoir d'achat". Le ministère du Développement durable explique dans un communiqué que "l'annonce d'un projet d'arrêté fixant les nouveaux tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque a déclenché une bulle spéculative inattendue qui s'est développée en novembre et décembre 2009 dans ce secteur". Il a été calculé que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 Milliards d'Euros sur 20 ans, qui aurait nécessité pour être pris en charge une hausse de plus de 10% du prix de l'électricité.

Pour le ministère, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 "assure une plus juste rémunération aux projets dans l'énergie solaire, quel que soit le secteur". Il impose notamment que les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d'achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.

Le gouvernement entend "traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d'une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d'autre part". En outre, il apparaît que "le dépouillement des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF révèle que quelques centaines de projets de grande puissance (supérieurs à 250 kW soit 2.500 m2 de panneaux), abusifs, représentent la majorité de la puissance, et qu'à l'inverse, environ 15.000 projets de petite taille (inférieurs à 36 kW) représentent une très faible puissance.

En conséquence, pourront bénéficier des anciens tarifs fixés en 2006 d'une part les installations pour lesquelles une demande de contrat d'achat a été formulée avant le 1er novembre 2009, d'autre part les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d'achat a été formulée avant le 11 janvier 2010. Sont également concernées les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2.500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d'achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010, et enfin les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquelles une demande de contrat d'achat a été formulée avant le 11 janvier 2010. Dans ce cas, trois conditions cumulatives doivent être remplies : l'installation doit être intégrée à un bâtiment agricole, faire l'objet d'une déclaration préalable ou d'une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 et le producteur doit disposer d'une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010, il est l'exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment, il est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural et que le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l'exploitation agricole).

Par ailleurs, afin de tenir compte des enseignements de l'analyse des dossiers reçus fin 2009, le bénéfice des tarifs d'intégration au bâti (58 ou 50 centimes d'euro/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc. "Avec ce dispositif équitable et soutenable financièrement, le ministère du Développement durable entend reconnaître le rôle déterminant du secteur agricole pour l'atteinte des objectifs du Grenelle Environnement et la mutation énergétique de notre pays", conclut-il. Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte début mars 2010.

   

   

   

14/02/2010 : Vers une production de panneaux solaires « made in France »
Le consortium de recherche et développement PV 20 escompte produire à terme 50 % des besoins du marché français en modules solaires photovoltaïques

Le panorama mondial de l’industrie solaire photovoltaïque (dédiée à la production d’électricité) est assez simple : 82 % de la production est concentrée dans quatre pays : la Chine (29 %), le Japon (22 %), l’Allemagne (20 %) et Taïwan (11 %).

Un consortium de recherche et développement, PV 20, a été créé pour 40 mois, avec un budget de 24,5 millions d’euros, afin de bâtir une filière solaire française depuis la matière première (silicium) jusqu’au panneau photovoltaïque. L’initiative en revient à l’industriel MPO, spécialiste du disque optique, qui produit chaque année 600 millions de CD et DVD.

L’entreprise va construire une nouvelle usine en Mayenne pour produire dès cette année des cellules photovoltaïques d’une puissance cumulée de 4 MW, avec une montée en puissance jusqu’à 500 MW en 2020, de quoi satisfaire environ la moitié des besoins du marché français.

   

 

08/02/2010 : Le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers vient de publier son 2ème baromètre sur l’état de la filière photovoltaïque en France. Il en résulte que cette dernière, qui est en passe de devenir un secteur stratégique dans le paysage énergétique français, a connu un fort essor en 2009 et devrait, en 2010, se consolider.

Selon les acteurs du secteur, la filière photovoltaïque a plus que doublé sa capacité installée, passant de 105 MW en 2008 à 250 MW en 2009, grâce notamment à la baisse de 30% des prix des modules. En termes de taille de marché, l’accroissement de la capacité installée et l’augmentation des raccordements de centrales ont ainsi permis à la France de passer de la 12ème à la 7ème place au niveau international en 2009, derrière l’Italie et devant la Chine.

Pour 2010, le cabinet d’audit souligne que les changements réglementaires de ce début d’année devraient se traduire par une croissance moindre mais plus saine, avec un rééquilibrage des projets de centrale au sol entre les régions plus ou moins ensoleillées, mais un déséquilibre en faveur du sud de la France sur les toitures. "L’arrêté du 12 janvier 2010 devrait, selon notre rapport, améliorer l’attractivité de l’intégration au bâti sans laisser de marge à la spéculation. En 2010, le marché restera solide et ressortira probablement avec une croissance plus modérée, mais aussi plus saine. Sur les cinq prochaines années, nous anticipons une croissance à deux chiffres pour l’ensemble du secteur", commente Alain Calmé, Associé en charge du Conseil en Stratégie chez PricewaterhouseCoopers.

2010 : une année de consolidation
Du côté des installateurs et distributeurs, la consolidation risque de se focaliser plus tôt que prévu autour de grands acteurs structurés et de petits acteurs locaux. Cette consolidation sera impulsée, d’une part, par la forte croissance de 2009 qui provoque des difficultés de financement, et, d’autre part, par les ajustements tarifaires qui, couplés à leur rétroactivité à novembre 2009, vont tempérer le marché, limiter sa capacité d’accueil et impacter le chiffre d’affaires de nombreux acteurs. "La physionomie du marché pourrait changer au cours de l’année 2010. De grands groupes regardent le secteur et on devrait ainsi voir arriver de nouveaux entrants, soit en accès direct, soit via des acquisitions et des partenariats", précise Benjamin Cros, Senior manager, en charge de l’énergie au sein du pôle Conseil en Stratégie de PricewaterhouseCoopers.

Cette étude révèle également qu’en amont de la filière, les technologies continuent d’évoluer et que la compétition entre les constructeurs a commencé. Pour le cabinet d’audit, le défi majeur est d’atteindre le plus rapidement possible la parité réseau c’est-à-dire un coût de production du kWh photovoltaïque égal au coût d’achat de l’électricité au détail. La filière silicium et les transitions technologiques attendues devraient aller dans ce sens et soutenir la croissance du secteur amont et la baisse des coûts de production.

Enfin, concernant l’emploi, PricewaterhouseCoopers prévoit que la filière photovoltaïque française devrait compter 15.000 emplois directs en 2012, générés principalement par l’aval de la chaîne de valeur.

   

    03/02/2010: Alpha-InnoTec présente LW 90(A) Solar, la première pompe à chaleur solaire pour le neuf et la rénovation
Acteur majeur européen sur le marché des pompes à chaleur, Alpha-InnoTec lance à l’occasion d’Interclima, salon de référence de l’efficacité énergétique, une nouvelle pompe à chaleur Air/Eau monobloc combinée à un système solaire : la LW 90 (A) Solar, une pompe à chaleur solaire exclusive aux performances énergétiques assurées, pour une installation intérieure ou extérieure, dans le neuf comme la rénovation.
LW 90(A) Solar par Alpha-InnoTec, l’alliance parfaite d’une pompe à chaleur et d’un système solaire pour des performances toujours plus importantes.

Fort de son savoir-faire dans l’univers des économies d’énergie, le fabricant allemand de pompes à chaleur propose avec sa nouvelle PAC, un produit inédit qui associe, avec succès, les qualités d’un système de pompe à chaleur et les avantages d’une installation solaire.
Dédiée au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire (ECS), cette PAC solaire Air/Eau se différencie d’une pompe à chaleur classique puisqu’elle dispose d’un échangeur double circuit qui travaille sur l’air : le premier circuit fonctionne avec un fluide frigorigène, le second avec un fluide caloporteur solaire pour un résultat toujours réussi. En plus de l’énergie apportée par l’air, le fluide caloporteur solaire amène l’énergie produite par le solaire pour améliorer, de façon significative, les performances du système et également réduire le temps de dégivrage de la pompe à chaleur.

Prévue pour fonctionner à des températures extérieures allant jusqu’à – 20 °C, et des températures de départ d’eau de chauffage jusqu’à 60 °C, la nouvelle LW 90(A) Solar associe parfaitement les performances d’un système solaire et d’une pompe à chaleur et ainsi conforte la politique menée par Alpha-InnoTec sur l’efficacité énergétique de l’habitat.

Elle affiche de très bonnes performances : une puissance calorifique de 10,5 kW et un COP qui atteint 3,9 (A7/W35 selon EN14511), capacités qui peuvent être augmentées, grâce à l’appui du solaire, réduisant ainsi la consommation et le coût du chauffage au quotidien.

Avec la LW 90(A) Solar, Alpha-InnoTec revisite le principe d’installation solaire traditionnel
Cette solution globale, de pompe à chaleur combinée à un système solaire va complètement revisiter le principe d’installation solaire traditionnelle (type SCC) : en effet, les températures les plus élevées générées par le système solaire sont utilisées pour la production d’ECS.
Les températures intermédiaires, quant à elles, sont exploitées pour le chauffage des locaux par le réseau d’émetteurs (radiateurs, plancher chauffant, ventilo-convecteurs).
Ainsi, lorsque les panneaux solaires ne peuvent plus fournir l’énergie suffisante pour la production d’ECS et de chauffage, la pompe à chaleur prend le relais.
La PAC solaire proposée par le spécialiste de la pompe à chaleur permet alors au professionnel, installateur, de proposer à ses clients une offre complète et optimisée à deux niveaux : d’une part, le solaire contribue à améliorer les performances de la pompe à chaleur, d’autre part la PAC optimise l’appoint au système solaire traditionnel (SCC).

LW 90(A) Solar, un complément de gamme de qualité signée Alpha-InnoTec
Soucieux des nouvelles attentes des consommateurs et des installateurs en matière d’économies d’énergies et de protection de l’environnement, Alpha-InnoTec avec la LW90 (A) complète, sa gamme existante de pompes à chaleur, aux qualités reconnues et prouvées sur le marché. Cette nouvelle PAC bénéficie ainsi de toute l’expertise et du savoir-faire du fabricant allemand : les pompes à chaleur sont fabriquées avec le plus grand soin et soumises à un contrôle qualité strict. De plus, garantie de sa traçabilité, chaque machine fait l’objet d’une série de tests avant sa sortie d’usine et dispose de son propre numéro de série.
Technologie innovante, performance et fiabilité, confort d’utilisation, la nouvelle pompe à chaleur solaire d’Alpha-InnoTec est une solution de qualité qui permet de réelles économies d’énergie pour l’utilisateur final, et un investissement durable et eco-citoyen pour l’habitat.

Caractéristiques techniques
• Installation : extérieur ou intérieur
• Neuf et rénovation
• Plages d’utilisation :
Température maximale de départ chauffage : 60 °C
Température maximale de l’air : - 20 °C
• Dimensions (Largeur x Profondeur x Hauteur) : 1943 x 746 x 1523 mm
• Fluide frigorigène : R407C
• Surface d’échangeur solaire (évaporateur PAC) : 1,18 m2
• Type compresseur : SCROLL
• Niveau de pression acoustique à 1 m :
54 dB(A)
• Prix : sur devis
Site Internet : www.alpha-InnoTec.fr
   

   

30/12/2009: En cette fin d'année, la Belgique vient de décrocher un record du monde. Le fabricant de modules solaires chinois, Trina Solar, a inauguré à Anvers une centrale de 40 MW intégrée au bâti.

Cette installation est présentée comme la plus puissante d'Europe et établit même un record mondial en termes de puissance installée. Le système devrait être pleinement opérationnel dans les prochains jours. Il représente un investissement de 166 millions d'euros.

En France, des projets solaires intégrés au bâti ambitieux sont aussi en cours de développement mais ils restent beaucoup plus modestes : le Port de Marseille va se doter d'une centrale de 12 MW, qui doit entrer en service en 2012, et le parking du Parc des expositions de Bordeaux sera aussi couvert par une centrale de 12 MW, opérationnelle fin 2010. Ces deux installations sont développées par EDF Energies Nouvelles, avec des entreprises locales.

Le projet d'Anvers a été monté par la société belge Invictus, spécialisée dans le solaire photovoltaïque. Un partenariat commercial, portant sur la vente de modules solaires, a été signé en septembre 2008 entre Trina Solar et Invictus, d'une durée de deux ans à partir de 2009.
Les 40 MW sont installés sur le toit du siège social de Kaoten Natie, une multinationale belge spécialisée dans la logistique. Ils représentent 800 000 m2 de panneaux solaires.

Trina Solar est l'un des plus gros producteurs de panneaux solaires chinois. Il affiche de l'ambition sur le marché mondial et ses résultats récents confirment sa bonne santé économique et financière.

Il propose notamment des panneaux solaires conçus pour une intégration au bâti. Il a fourni des modules pour la plus grande toiture solaire d'Italie par exemple, installée par ErgyCapital, d'une puissance de 4,7 MW.

Invictus est une jeune société créée en février 2007 et basée à Wilrijk (près d'Anvers). Elle développe des projets d'énergie verte et notamment des installations de toitures solaires clés en main.

   

   

29/12/2009: L'arrêté ministériel fixant les tarifs d'achats de l'électricité photovoltaïque n'avait toujours pas été signé mardi 29 décembre à 12h00. Or il doit entrer en application dans deux jours.

L'arrêté ministériel fixant les conditions d'achat de l'électricité photovoltaïque n'avait toujours pas été signé par le ministre de l'écologie le 29 décembre à 12h00 alors qu'il doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain. D'ultimes négociations sont responsables de ce retard.

Dans un premier projet écrit mi-décembre le gouvernement avait décidé de sortir les bâtiments industriels et agricoles de la prime d'intégration au bâti, ce qui revenait à réduire le tarif d'achat de l'électricité produite par ces toitures à 0,45 €/kWh. Une décision motivée par un avis de la Commission de régulation de l'énergie daté du 3 décembre qui dénonçait une rentabilité très élevée des projets, évoquant un taux de rentabilité sur fonds propres de 35 à 45%, ainsi que l'absence d'une prise en compte de la baisse importante du prix des équipements intervenue en cours d'année.

Surpris par cette annonce, le Syndicat des énergies renouvelables a tenté de faire valoir ses arguments auprès du ministère. Dans une lettre a ses adhérents datée du 22 décembre André Antolini, président du syndicat, affirme avoir obtenu du directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo de nouveaux tarifs : 0,58 €/kWh pour les panneaux intégrés aux bâtis des bâtiments d'habitation, de bureaux, de santé et d'enseignements ; 0,50 €/kWh pour les autres bâtiments ; 0,45 €/kWh pour les centrales à intégration simplifiée et 0,314 €/kWh pour les centrales au sol.

De plus la dégressivité de ces tarifs serait repoussée au 30 juin 2012. Ce sont ces chiffres qui devraient être entérinés, sauf surprise de dernière minute comme ce dossier n'en manque pas...

   

    26/11/2009: Un décret relatif aux procédures administratives applicables à certains ouvrages de production d'électricité va entrer en vigueur le 1er décembre 2009. En modifiant le code de l'urbanisme et de l'environnement, il offre un cadre réglementaire à l'implantation de centrale solaire au sol.
Le 9 septembre dernier, alors que le ministre de l'Ecologie dévoilait le projet d'arrêté fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par des panneaux photovoltaïques au 1er janvier 2010, il mentionnait également la publication prochaine de ce décret. Le ministre d'Etat, Jean-Louis Borloo, avait alors déclaré que ce texte précisant que les installations au sol d'une puissance supérieure à 250 KW doivent faire l'objet d'une demande de permis de construire, d'une étude d'impact et d'une enquête publique, devrait "garantir une bonne insertion environnementale des centrales solaires, prévenir les éventuels conflits d'usage et améliorer la concertation locale". Lire la suite....
   

    23/11/2009: EdF ENR et Ravoyard s'associent dans la tôle solaire
EdF Energies nouvelles réparties (EdF ENR) et le charpentier métallique Ravoyard investissent ensemble plus de 2 millions d'euros dans la tôle solaire photovoltaïque.


La filiale d'EdF a financé une ligne de production d'une capacité journalière de 600 m² de modules en aluminium et zinc, équipés en usine d'un film de silicium collé. L'industriel a pris en charge la construction d'un bâtiment de 3 000 m² et déposé le brevet du produit baptisé Photon Steel.
Jeudi 19 novembre à Vaudrey (Jura), Photon Technologies (35 millions d'euros de chiffre d'affaires) a inauguré un hangar agricole de 775 m², devant générer 34 060 KWh et 22 600 euros de recettes par an. La filiale d'EdF ENR développe une solution de bail emphytéotique : EdF ENR finance l'installation, en devient propriétaire pour 20 ans, perçoit les revenus de la vente d'électricité et restitue le bâtiment à l'agriculteur à la fin du bail.
Pour Ravoyard, également installé à Vaudrey (35 millions d'euros de chiffre d'affaires, 100 salariés), la tôle solaire est une niche génératrice de valeur ajoutée dans le secteur très concurrentiel de la charpente métallique
   

    20/11/2009: La puissance du parc de panneaux solaires photovoltaïques français a plus que triplé entre septembre 2008 et septembre 2009, a annoncé lundi le syndicat des énergies renouvelables (SER).
En septembre 2009, le parc français raccordé au réseau, DOM COM compris, s’élève à 175 MW contre 54 MW fin septembre 2008. 80 % des installations se situent en France métropolitaine. Le syndicat des énergies renouvelables (SER) se base pour ce constat sur les résultats de l’analyse trimestrielle des données des gestionnaires du réseau électrique – ERDF et EDF SEI – concernant le développement du parc photovoltaïque et son raccordement au réseau électrique.

Actuellement, le potentiel de production d’électricité de source photovoltaïque atteint 190 000 MWh par an, de quoi alimenter la ville de Poitiers pendant un an (près de 85 000 habitants). Le développement concerne l’ensemble des régions. Néanmoins, trois grands territoires se partagent 65 % de la puissance installée : le pourtour méditerranéen dans les Régions PACA et Languedoc Roussillon, l’Ouest avec la Bretagne, les Pays de la Loire et Poitou-Charentes et l’Outre- Mer.

En métropole, 42 % de la puissance installée se situe chez les particuliers, 37 % sur des toitures de moyenne surface comme celles des écoles, des mairies ou encore des hangars. Les 21 % restants concernent les grandes toitures telles celles des centres commerciaux ou des usines, et les centrales au sol comme celles de Vinon-sur-Verdon dans le Var, de Lunel et Narbonne dans l’Hérault et de Lauzet-Ubaye dans les Alpes de Haute-Provence.
 
 

    19/11/2009: Le décret «centrales photovoltaïques au sol» est paru
Le décret sur les "centrales photovoltaïques au sol" est paru. Sous le nom, discret, de décret n° 2009-1414 du 19 novembre 2009 relatif aux procédures administratives applicables à certains ouvrages de production d'électricité, il a été publié ce matin, au Journal officiel.
Comme prévu, il impose une étude d'impact et un permis de construire pour les installations de production d'électricité d'origine photovoltaïque d'une puissance supérieure à 250 kWc. En revanche, pour celles qui sont inférieures à 3 KWc, il n'y a aucune formalité.

On notera aussi (article 7) que la CRE ne rédige plus le cahier des charges de l'appel d'offres mais rédige "un projet de cahier des charges de l'appel d'offres (qu'elle) communique le projet de cahier des charges au ministre chargé de l'énergie. Ce dernier y apporte les modifications qu'il juge nécessaires et arrête définitivement le cahier des charges."
télécharger (PDF) le Décret no 2009-1414 du 19 novembre 2009 relatif aux procédures administratives applicables à certains ouvrages de production d’électricité, dit "centrales photovoltaïques au sol"
 
 

   

16/11/2009: Une centrale solaire photovoltaïque à Merville dans le nord
Le département du Nord va accueillir sa première centrale solaire photovoltaïque.
Prévue pour entrer en production dès l’été 2010, la centrale solaire, de 5Mw, sera installée sur 5 hectares de terrain sur la commune de Merville, dans le Nord. 27.000 panneaux solaires photovoltaïques seront mis en place.
Le Maire, Jacques Parent, a signé avec la société Puissance Watt, installateur spécialisé en énergie solaire. Le siège social de la société va également être implanté à côté de l’installation; une publicité intéressante pour Puissance Watt.
La production attendue est l’équivalent de la consommation de plus de 4.000 habitations.

   

   

12/11/2009: SunGlad et Hyundai s’associent dans le photovoltaïque
Le distributeur français de produits et solutions solaires, SunGlad, et la filiale du groupe de Corée du Sud Hyundai, Hyundai Heavy Industries (HHI) ont signé un accord pour commercialiser des panneaux et modules photovoltaïques en France.
Un accord cadre vient d’être signé entre SunGlad et HHI pour la fourniture de panneaux et modules photovoltaïques sur le territoire français. Les produits du fabricant sud-coréen disposent de certificats internationaux, gages de leur qualité technique et environnementale, et sont notamment adaptés aux marchés agricole et tertiaire.

Fort d’une capacité de production annuelle de 300 MW, Hyundai Heavy Industries, qui a débuté la fabrication de modules et panneaux photovoltaïques en 2005, entend se développer sur le marché français, avec un résultat de 5 à 10% de part de marché et ainsi devenir un des leaders d’ici à 2010. Profitant du contexte du Grenelle de l’environnement et de ses objectifs d’un parc photovoltaïque national de 5.400 MW en 2020.
Avec cet accord, SunGlad devient le plus gros partenaire de HHI dans le solaire en France.

 
 

   

06/11/2009: Tenesol rejoint le GIE "Enjeu Energie Positive"
Le groupe Tenesol filiale à 50/50 des groupes Total et EDF, s'associe aux actions du GIE « Enjeu Energie Positive »  créé à l'initiative de Bouygues Immobilier.

Les membres du GIE ont décidé de conjuguer leurs compétences afin d'avancer ensemble sur l'objectif du GIE : diminuer la consommation énergétique des futurs immeubles de bureaux dans leur phase d’exploitation, contribuer à l’augmentation de leur capacité de production d’énergies renouvelables, et optimiser le bilan carbone du cycle de vie d’un immeuble.

Tenesol rejoint le GIE afin de partager son expertise de l'énergie solaire photovoltaïque avec les autres entreprises du groupe, et mettre en œuvre des solutions concrètes pour réduire la facture énergétique du secteur du bâtiment, qui représente 21% des émissions de CO2, et près de 43% de la consommation totale d’énergie en France.

"Nous travaillions déjà sur les réflexions qui sont menées par le GIE, et notre intégration va permettre une synergie des travaux, pour aboutir rapidement à ses propositions concrètes", commente Benoît Rolland, DG de Tenesol. Il ajoute : "Notre objectif est d’intégrer très en amont les solutions photovoltaïques, dès la conception des bâtiments de bureaux".

Tenesol est membre de PV Cycle, et travaille à optimiser le bilan carbone de ses solutions photovoltaïques : depuis la production des cellules, des panneaux, en passant par l’installation et le démantèlement, le recyclage et la valorisation des matériaux, l’entreprise contribue activement à développer des cycles de vie vertueux pour ses solutions.

 
 

   

03/11/2009: Batimat d'Or : Systaic France récompensé pour son collecteur aéraulique photovoltaïque. La remise des prix du Concours de l'Innovation, qui récompense les innovations techniques sur les marchés de la construction, a eu lieu lundi 2 novembre 2009 au théâtre Marigny, à Paris.

Un jury d'experts, composé de maîtres d'ouvrage, maîtres d'œuvre, entrepreneurs, artisans et organismes techniques, a déterminé les gagnants des récompenses suprêmes : les Batimat d'Or, d'Argent et de Bronze.

Les projets gagnants du concours d’innovation de Batimat 2009 reflètent la tendance écolo du moment.  Ainsi, le Batimat d’or est revenu à la société Systaic France pour son collecteur d’air chaud destiné aux logements et à l'hôtellerie dont la mise sur le marché est prévue pour le mois de décembre. Plus précisément, il s’agit d’un système qui récupère l’air chaud dégagé par les panneaux photovoltaïques pour optimiser une pompe à chaleur à laquelle il est couplé, en doublant son coefficient de performance. Le système pourrait être utilisé même en été pour le refroidissement intérieur du logement.

Le Batimat d’argent a été conquis par Energain du Pont de Nemours, un produit qui permet la récupération de la chaleur dans les pièces exposées à des charges thermiques ou des gains solaires importants. En fait, il s’agit des plaques de 1x1,20 m et 5,26 mmd'épaisseur contenant de la paraffine encapsulée dans un copolymère, laminées sur les deux faces avec des feuilles d’aluminium. La paraffine fond a 22° en absorbant de la chaleur qu’elle restitue en revenant à l’état solide.

Enfin, le Batimat de bronze a récompense la gamme de menuiseries multimatériaux Ekhome de Millet, optimisée sur le plan thermique, prévue à être lancée sur le marché en mars 2010. Ce produit a reçu également le prix EDF mention efficacité énergétique.
La remise des prix a eu lieu le 2 novembre 2009 au théâtre Marigny à Paris.

 
 

   

Le stockage efficace et économique de l'énergie conditionne le succès du photovoltaïque. 03/11/2009: Photovoltaïque : Total s’allie au MIT pour développer des batteries de stockage
Le pétrolier va participer au développement d’une nouvelle génération de batteries à longue durée de vie et faible coût, destinées à stocker l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques.

Le groupe Total, dans le cadre de son développement sur le marché des énergies nouvelles, signe un contrat de recherche avec le Massachusetts Institue of Technologies (MIT) pour le développement d'une nouvelle technologie de batteries stationnaires pour le stockage de l'énergie solaire.

Ce contrat, d'un montant de 4 millions de dollars sur cinq ans, s'inscrit dans le cadre de la MIT Energy Initative, dont Total est partenaire depuis un an. L'objectif est de mettre au point une batterie à longue durée de vie et faible coût, adaptée au stockage de l'électricité produite par des panneaux solaires. Un point primordial pour le développement du solaire photovoltaïque à grande échelle.

L'emphase sur le solaire
Total montre ainsi un peu plus son intérêt pour les énergies renouvelables, notamment solaire. Un domaine où le groupe est déjà présent à travers ses participations dans Photovoltech et Tenesol. La première société produit des cellules photovoltaïques à partir d'une technologie de silicium cristallin, alors que la seconde est spécialisée dans le développement et l'exploitation de systèmes photovoltaïques.

Le groupe est aussi présent en tant qu'actionnaire industriel de référence à hauteur de 20 % dans le capital de la start-up Konarka, spécialisée dans une technologie photovoltaïque organique.

La MIT Energy initiative (MITEI) est une initiative du MIT conçue pour aider à modifier le système énergétique mondial, afin qu'il réponde aux challenge de l'avenir. Cette initiative comprend des activités de recherche, d'éducation, de gestion de l'énergie du campus et des programmes de proximité, avec une approche interdisciplinaire qui couvre tous les aspects de la chaîne énergétique, même environnementaux.

Outre ces aspects, cette initiative fournira aussi aux gouvernements, aux législateurs et au grand public une source d'informations et d'analyses pertinentes sur le futur de l’énergie.

 
 

   

03/11/2009: Le CEA et 3S vont élaborer une nouvelle génération de panneaux photovoltaïques
Le CEA-Liten et le groupe suisse 3S (Swiss Solar System) ont signé un partenariat commun de trois ans portant sur la mise au point de modules photovoltaïques intégrant des cellules solaires à hétérojonction*, et d'outils associés pour produire ce type de modules.
Les recherches concernent toutes les améliorations permettant de rendre efficace les cellules solaires. Cela passe aussi bien par l'optimisation des processus de fabrication, que par l'introduction de nouveaux designs de cellules basés sur les micro et nanotechnologies. A l'INES*, le CEA-Liten* travaille sur les cellules photovoltaïques en silicium à hétérojonction qui permettent d'atteindre un taux de rendement supérieur à 20% (actuellement, le rendement des cellules solaires classiques, dites à homojonction, avoisine les 17%).

L'objectif du programme de recherche commun est d'accélérer le développement de panneaux solaires (ou modules) utilisant ces cellules à hétérojonction en trouvant le mode d'assemblage le plus efficace. Les défis techniques posés par la mise au point de tels modules photovoltaïques concernent l'interconnexion et l'encapsulation des cellules à hétérojonction, ainsi que les tests consécutifs des modules.

Selon les termes du partenariat, 3S livrera l'expertise et les équipements nécessaires à l'interconnexion et l'encapsulation des cellules à hétérojonction. Ces équipements seront installés à l'INES, au Bourget-du-Lac (Savoie, Rhône-Alpes), où le CEA-Liten travaille sur de nouvelles méthodes d'encapsulation et d'interconnexion visant à réaliser des modules photovoltaïques moins chers et plus simples à recycler.

La prochaine étape consistera à exploiter tout le potentiel des cellules à hétérojonction. Cette technologie offre la possibilité de recueillir l'énergie du soleil à partir des deux côtés de la cellule. Quand ce potentiel bifacial est pleinement exploité durant la conception et la fabrication d'un module, l'efficacité du module peut être accrue de 30%.

3S : fabriquant de lignes de production manuelles et semi-automatiques de panneaux solaires
Liten : Laboratoire d'Innovation pour les Technologies des Energie Nouvelles et les Nanomatériaux
INES : Institut National de l'Energie Solaire
Hétérojonction : utilisation de deux semi-conducteurs matériels (silicium cristallin et silicium amorphe) afin d’obtenir une meilleure efficacité de conversion des cellules photovoltaïques. La technologie de l’hétérojonction nécessite un développement technologique plus avancé et spécialisé que celle de l’homojonction. Cette dernière technique, conventionnelle, est utilisée pour produire un effet photovoltaïque en combinant deux surfaces fabriquées à partir du même matériau.

 
 

   

28/10/2009: Solaire: état du parc raccordé au réseau
Le SOLER, branche photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables, a publié sa note trimestrielle consacrée à l'état du parc photovoltaïque raccordé au réseau, à la date du 30 septembre 2009.
S'appuyant sur les données d'ERDF et EDF SEI (services électriques insulaires), le Soler fait état d'un parc de 175 MW, dont 141 MW en métropole et 34 MW en outre-mer et Corse. La région PACA arrive en tête avec 48 MW, suivie par le grand Ouest (31,8 MW) et le sud-ouest (17,4 MW).

La progression du parc raccordé entre fin juin et fin septembre est de 30 %. La production annuelle est estimée à 190 GWh, soit la consommation en électricité de quelque 85 000 habitants. Le parc est largement diffus, avec 90 % des systèmes photovoltaïques en service qui sont des installations de moins de 3 kW. Celles-ci représentent 42 % de la puissance installée, tandis que les installations comprises entre 10 et 100 kW représentent 31 % de la puissance installée. Mais, note le Soler, "ce segment de marché connait depuis 6 mois une croissance importante".

Et après ?
La file d’attente au 30 septembre 2009 est importante: 2616 MW, dont 1659 MW en métropole et 957 MW en outre-mer et Corse. Le Soler met en avant un "fait remarquable : depuis le début de l’année, chaque trimestre en moyenne, ERDF enregistre deux fois plus de demandes de raccordement qu’il ne raccorde d’installations".

 
 

   

28/10/2009: Certisolis TC, une nouvelle filiale pour la certification des modules solaires photovoltaïques
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) se sont associés pour créer Certisolis TC, une filiale dédiée aux tests et à la certification de performances des modules solaires photovoltaïques.

Le CSTB et le LNE viennent de lancer Certisolis TC, une filiale dédiée aux tests et à la certification de performances des modules solaires photovoltaïques. Celle-ci sera dans la capacité de «proposer à ses clients les méthodes de test les plus à la pointe dans le domaine», souligne un communiqué commun des deux organismes. Elle offrira la possibilité aux acteurs de la filière photovoltaïque (sociétés de production d’énergie, fabricants de modules, maîtres d’ouvrage, particuliers…) «de choisir les produits présentant la meilleure garantie de qualité et de performance dans le temps».A noter que Certisolis TC dispose du soutien de l’Ademe, du Commissariat à l'Energie Atomique(CEA) et de l’Institut National de l’Energie Solaire (INES).

 
 

   

21/10/2009: Un bâtiment haussmannien se pare de panneaux photovoltaïques.
En plein de cœur de Paris, un bâtiment haussmannien est en train de subir une restauration alliant préservation patrimoniale et préoccupation environnementale. Au programme : ravalement de façades, restauration et surtout pose de panneaux photovoltaïques en toiture. Visite du chantier.

Au cœur d’un quartier haussmannien parisien, le chantier du 10 rue de la Boétie est en train de s’achever dans un climat d’exemplarité patrimoniale et environnementale.

Ces deux préoccupations, qui n’ont jamais quitté l’architecte Pierre Weiler à la tête de ce programme de réhabilitation d’immobilier de bureaux, ont permis de déboucher sur un projet ambitieux. Parmi les travaux les plus importants, on peut citer la restauration des façades sur cour : «Les particularités patrimoniales des façades étaient liées à la présence d’un enduit plâtre et chaux avec un décor très fin de tables saillantes, bandeaux moulurés, encadrements de baies, corniche (…) Compte tenu du mauvais état sanitaire des enduits, une restauration en recherche était exclue ; le projet s’est immédiatement concentré sur la réfection à l’identique en plâtre et en chaux teintée dans la masse de tous les enduits et modénature de la façade», explique l’architecte. Concernant l’intérieur, le travail devait s’accommoder d’une contrainte de la part du maître d’ouvrage, Aréas Assurances, celle de l’aménagement d’open space. Toutefois, l’architecte a fait en sorte de conserver une pièce disposant des éléments historiques : «Dans cette pièce, on trouve un parquet, des moulures, une cheminée… et nous avons préservé et rénové au maximum. Aujourd’hui, on pourrait presque tourner un film Napoléon III si c’était nécessaire», s’amuse Pierre Weiler.

Des panneaux photovoltaïques sur le toit
S’il était difficile de respecter l’environnement dans cette pièce, les autres parties du bâtiment ont été repensées dans un esprit «vert». Au programme : menuiserie isolante, isolation des combles, double vitrage… Mais l’originalité de ce chantier se situe au sommet de l’immeuble puisque la toiture à double pente a été refaite en y intégrant des panneaux photovoltaïques. Ainsi, le choix s’est porté sur le système Rheinzink PV, «un produit qui s’intègre bien dans la toiture», précise l’architecte. De plus, les panneaux sont en silicium amorphe, ce qui assure un fonctionnement toute l’année même quand il pleut», indique Pierre Weiler. Seul bémol, le rendement de ces équipements est inférieur à celui des autres panneaux. Au total, 42 bacs (18 orientés au nord et 24 au sud) couvrant 49 m2 de surface photovoltaïque ont été posés. L’installation est d’une puissance de 2,85 KWc avec une production annuelle théorique de 2.600 KWh hors influence des ombres. Et ce procédé semble avoir de l’avenir car le couvreur du chantier, Francis Arsene, de couverture GF, et l’architecte s'accordent à dire que ce type de pose peut s’appliquer à de nombreux toits parisiens.

   

La toiture a été rénovée en y intégrant des panneaux photovoltaïques.    La solution choisie est le système Rheinzink PV, «un produit qui s’intègre bien dans la toiture», selon l’architecte du chantier.    La toiture à double pente a été refaite en conservant les brisis en ardoise et le terrasson en zinc.   Selon le couvreur du chantier, Francis Arsene, poser cette feuille photovoltaïque est similaire à la pose d'une feuille normale.

 
 

   

16/10/2009: A Bordeaux, un parking va produire de l’électricité solaire
Le parking du parc des expositions de Bordeaux va être partiellement recouvert pour accueillir 92.000 m2 de panneaux solaires, et devenir ainsi la plus grande centrale solaire intégrée au bâti de l’Hexagone.
Bordeaux va accueillir la plus grande centrale solaire française intégrée au bâti dès 2010, selon EDF et ses partenaires qui ont annoncé ce projet de 60 millions d’euros. Environ 60.000 panneaux photovoltaïques d’une capacité de 12 mégawatts par an seront installés sur le parking du parc des expositions de Bordeaux-Lac, soit 92.000 m2 de panneaux solaires. Ils produiront l’électricité consommée chaque année par 5.000 foyers.
Le parking, qui était jusqu’ici à ciel ouvert, sera partiellement recouvert. «C’est une première en milieu urbain, un site accessible au public», a indiqué Francis Cardete, l’architecte du projet. «C’est une nouvelle façon d’habiter qui naît aujourd’hui à Bordeaux».

 
 

   

10/10/2009: La tour Eiffel pourrait revêtir des panneaux solaires
A l'occasion de la réunion interne annuelle de la Fédération des grandes tours du monde, la Société d'exploitation de la Tour Eiffel (Sete) a évoqué un projet d'installation de panneaux solaires sur la dame de fer.

Les panneaux photovoltaïques pourraient être très prochainement mis en place puisque le projet devrait voir le jour à l'occasion de la rénovation du premier étage en 2011. Cette installation pourrait produire jusqu'à 26,4 kilowatts avec une intensité solaire et une température optimale. "Compte tenu de l'ensoleillement à Paris, c'est l'équivalent de la consommation d'une dizaine de foyers hors chauffage" a précisé Wael Elamine, responsable de la branche solaire du Syndicat des énergies renouvelables.

Les panneaux photovoltaïques ne pourront toutefois fournir que 0,4 % de la consommation électrique de la tour qui dévore 6,8 gigawattheures par an. Mais comme le rappelle la Sete, la Tour Eiffel consomme une électricité déjà 100% renouvelable depuis 2006. Contre un tarif plus élevé, son fournisseur s’engage en effet à produire l’équivalent de sa consommation en énergie propre.
Toutefois, si la Dame de fer a décidé de se mettre au vert, ce passage ne se fera pas au détriment de son habillage d’acier puisque la condition sine qua non à cette implantation reste la discrétion.

Trois équipes sont en concurrence pour présenter leurs projets suite à l'appel d'offres lancé par la Sete, et c'est en février prochain que le dossier retenu devrait être connu.

 
 

   

Le photovoltaïque a le vent en poupe !
On connaissait de nombreux petits gadgets intégrant des capteurs solaires afin de recharger un ordinateur portable ou des téléphones portables n'importe où, mais on n'avait pas encore inventé un panneau solaire photovoltaïque adapté à une superficie particulièrement réduite. Ce panneau solaire photovoltaïque, baptisé « Solar Tree », a le mérite de pouvoir être installé par un particulier dans son jardin sans avoir à toucher à son toit (au bâti). Ce système ressemblant à une table de ping-pong pourrait s'avérer très utile pour des locataires ne disposant pas des autorisations nécessaires (propriétaires, mairie) à l'installation de panneaux solaires mais désirant tout de même s'équiper afin de produire leur propre électricité. Pourrait également être intéressés par cette solution les propriétaires d'appartement en rez de chaussée possédant un jardin mais pas de toit où installer des panneaux solaires !

Ce panneau solaire est très novateur car il permettra surement à de nombreux ménages de franchir le pas les menant à l'énergie solaire alors qu'ils n'auraient pas pu l'envisager avant cela. Cette innovation, surnommée « arbre solaire » par son inventeur Gurdeep Sandhu, est très facile à transporter. En effet, ce panneau solaire ne mesure que 2.8 mètres de longueur, 0.8 mètre de largeur et 2.4 mètres de haut. Il pourra donc vous suivre en cas de déménagement. Le "Solar Tree" est vendu prêt à l'emploi et peut être utilisé dès lors que vous disposez d'une surface de 16 m2 minimum de terrain (nécessaire à un ensoleillement maximum tout au long de la journée). Par ailleurs, si la technologie du photovoltaïque évolue, notamment avec l'apparition des couches minces de silicium, vous pourrez réaliser sur votre panneau une « mise à niveau », c'est-à-dire une adaptation rendue possible par son inventeur, pour obtenir de meilleurs rendements électriques. L'énergie que vous allez produire grâce à votre panneau solaire photovoltaïque « Solar Tree » pourra servir à alimenter vos appareils ménagers durant la journée ou être stockée afin d'être consommée ultérieurement.

 
 

   

Le photovoltaïque poursuit sa croissance en 2008.
Avec 105 mégawatts (MW) installés en 2008, contre 35 MW en 2007, l’énergie solaire photovoltaïque continue son ascension en France. Cette performance a notamment été portée par le tarif d’achat, la prime d’intégration au bâti et le crédit d’impôt.
Le marché de l’énergie solaire photovoltaïque continue sa progression en France. Ainsi, 105 mégawatts (MW) ont été installés en 2008, dont 75 en métropole et 30 dans les DOM-TOM, contre 35 MW en 2007 (*). De même, la puissance du parc a été amplifiée passant de 70 MW fin 2007 à 175 MW en 2008.
Le marché a été soutenu par différents dispositifs dont le tarif d’achat, la prime d’intégration au bâti, et le crédit d’impôt. Sollicités par les particuliers, les panneaux photovoltaïques ont fleuri sur les toitures des maisons en 2008. Et cette tendance devrait s’accentuer en 2009 avec la mise en place de simplification des démarches annoncées par le ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo, le 17 novembre dernier.

Les centres commerciaux s’équipent
Autres acteurs à plébisciter ces installations : les centres commerciaux, les hangars et les bâtiments de stockage. Ils ont été nombreux à disposer des équipements sur leur toit.

Le Grenelle de l’environnement, actuellement examiné au Sénat, vise le développement d’un parc de 5.400 MW d’ici à 2020.
Enfin, ce marché, porteur d’emplois, devrait encore jouer un rôle important en 2009.
Quant à la dynamique du secteur pour l’emploi, elle semble bien présente avec la création, l’année dernière, de plus de 1.500 emplois directs. Les professionnels français sont optimistes pour l’avenir et évaluent à 1.500 leurs embauches en 2009 pour répondre à la croissance du marché intérieur.
* Enquête annuelle de SER (syndicat des énergies renouvelables) / Soler (groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque, auprès de ses adhérents.

 
 

 
 

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