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Les objectifs du Plan Bâtiment Grenelle -
Lutter contre la précarité
énergétique |
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Les objectifs du Plan Bâtiment Grenelle
Nos
objectifs sont ambitieux puisqu’il s’agit de réduire nos consommations
d’énergie de 38% et nos émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici
2020.Il
nous faudra donc assurer la qualité de tous les nouveaux bâtiments à
construire et travailler aussi sur le patrimoine existant. Le Plan
Bâtiment a des objectifs clairs :
> en 2012, tous les nouveaux bâtiments seront à « basse consommation »
(BBC)
> en 2020, ils seront tous « à énergie positive » (BEPOS) : une
maison, un immeuble produiront chacun plus d’énergie qu’ils n’en
consommeront
> la loi Grenelle 1 nous fixe un rythme de 400 000 logements à rénover
par an à compter de 2013,
> et 800 000 logements sociaux les plus énergivores d’ici 2020,
> engager la rénovation énergétique de tous les bâtiments de l’État et
de ses établissements publics, avant fin 2012.
La loi
Grenelle nous rappelle aussi nos obligations quant à l’accessibilité
des bâtiments recevant du public et fixe l’échéance de 2015 pour ces
travaux. Les audits techniques lancés sur le patrimoine de l’Etat
intègrent cette dimension.

Plan
Bâtiment - Les particuliers
Mécanismes incitatifs à l'égard des particuliers
Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie en
France parmi l'ensemble des secteurs économiques.
La facture annuelle de chauffage représente environ 900 € en moyenne
par ménage, avec de grandes disparités, qui tendent à augmenter avec
la hausse du prix des énergies : les dépenses annuelles peuvent ainsi
varier de 250 € pour une maison "Bâtiment Basse Consommation" (BBC) à
plus de 1800€, pour une maison mal isolée, véritable passoire
thermique.
Le Grenelle Environnement a prévu la mise en place de dispositifs
incitatifs à l'égard des particuliers, car c'est avec l'implication de
la société toute entière que sera possible la rénovation énergétique
des bâtiments.
Un logement consomme de l’énergie pour le chauffage, l’éclairage,
l’eau chaude sanitaire, les équipements dits auxiliaires comme les
pompes et éventuellement aussi la climatisation et la ventilation. Il
y a aussi la consommation d’énergie dite spécifique, c’est à dire
celle que nous consommons pour nos usages propres (appareils ménagers,
cuisson, TV, etc.).
En France, la moyenne de consommation de nos logements est de l’ordre
de 250kWh/m² et par an. Le Plan Bâtiment Grenelle vous invite à
réduire ces consommations.
Vous êtes propriétaire d’une maison individuelle
Il n'y a pas de solution toute prête pour améliorer la performance
énergétique d'une maison. Il s'agit cependant d'appliquer des
principes de bon sens: isoler le bâti en commençant par le toit de
façon à réduire le besoin de chauffage et ensuite adapter le mode de
production de chaleur aux nouveaux besoins qui seront nettement
diminués.
Ce principe est simple mais il est préférable de s'adresser à un
professionnel qui ajustera le besoin de ventilation en fonction du
niveau d'isolation de l'habitat. Celui-ci fera aussi avec vous le
choix d'une isolation des murs par l'extérieur ou par l'intérieur. Il
pourra aussi vous guider vers un projet d'extension ou de production
d'énergie renouvelable.
Pour vous accompagner financièrement dans votre projet, l'Etat a mis
en place des mesures fiscales incitatives: l'Ecoprêt à taux zéro, l'écosubvention
distribuée par l'Anah et le Crédit d'impôt. Les collectivités locales
peuvent aussi contribuer à vos projets sous forme de subvention pour
les travaux ou pour des études de diagnostic.
Aides
financières en faveur d'une efficacité énergétique au quotidien |
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26/01/2010 :
Isolation thermique : l’État veut aider 300 000 ménages modestes.
Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, le gouvernement met en
place une "aide de solidarité écologique" pour aider les ménages
modestes à réduire leur facture énergétique.
Cette subvention "vise à
réhabiliter en huit ans (2010-2017) les logements de 300.000
propriétaires occupants modestes en forte situation de précarité
énergétique", soit 10% de personnes situées au bas de l'échelle de
revenus.
Concrètement, l'Etat s'engage, avec un apport des collectivités
territoriales, à prendre en charge les deux-tiers du coût des travaux
nécessaires pour l'isolation du logement dégradé. Le reste est à la
charge du propriétaire, qui pourra bénéficier par ailleurs des
éco-prêts à taux zéro et des prêts bonifiés, délivrés par les Caisses
d'allocation familiales (CAF) ou la Mutualité sociale agricole.
600.000
habitations feront l'objet d'un repérage préalable, suivi de visites à
domicile et d'un diagnostic par des professionnels mandatés par les
organismes locaux. Mais la moitié des rénovations visées le seront en
milieu rural (50%), affirme Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au
logement.
Dans le cas de travaux d'un montant de 10.000 euros par exemple, le
gouvernement va verser un montant forfaitaire de 1.500 euros au
ménage, plus 25% du coût total (2.500 euros) et les collectivités
autant. L'aide de solidarité écologique s'élèvera ainsi à environ
8.000 euros.
C'est le Fonds
national d'aide à la rénovation thermique des logements privés, géré
par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et doté de 1,25 milliard
d'euros, qui avancera directement les sommes aux propriétaires
retenus.
Ce dispositif sera financé par le grand emprunt, via une dotation de
500 millions d'euros, les fournisseurs d'énergie (150 millions) et l'Anah
et l'Ademe (600 millions).
Les opérations de rénovation devront permettre aux ménages ciblés de
réaliser des économies d'énergie d'au moins 30%, selon les calculs du
ministère de l'Ecologie et de l'Energie.
Environ 3,4 millions de ménages défavorisés consacrent entre 10% et
15% de leurs ressources à payer leurs factures énergétiques, selon
l'Insee: 62% sont propriétaires et une majorité a plus de 60 ans. |
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06/01/2010 :
Remise du rapport sur la précarité énergétique, 9 propositions
pour lutter contre la précarité énergétique
Valérie Létard,
secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat et Benoist Apparu,
secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme, ont pris
connaissance aujourd’hui du rapport relatif à la précarité
énergétique rédigé à la demande de Valérie Létard par Philippe
Pelletier, Président du comité stratégique du Plan Bâtiment
Grenelle, Alain De Quero (Agence Nationale de l’Habitat) et
Bertrand Lapostolet (Fondation Abbé Pierre pour le Logement des
Défavorisés).
Les deux Secrétaires d’Etat saluent la qualité d’un travail qui
rassemble près de 80 contributions issues des acteurs de la
solidarité, du logement, de la maîtrise de l’énergie (Ademe), des
fournisseurs d’énergie, des financeurs et des élus. Le rapport
propose :
- pour la première fois, une définition partagée de la précarité
énergétique, spirale complexe et multiforme résultant de la
combinaison de 3 facteurs principaux : la faiblesse des revenus,
la mauvaise qualité thermique des logements occupés et la
difficulté de s’acquitter des factures énergie.
- des données quantitatives indiquant que contrairement aux idées
reçues, les personnes en précarité énergétique sont le plus
souvent dans le parc privé. De même, le plus souvent ce sont des
propriétaires avec de faibles ressources qui sont les victimes de
cet engrenage.
Ainsi :
• 3,4 millions de ménages seraient concernés, un constat
inacceptable
• 87% dans le parc privé
• 62% sont propriétaires
• 55% d’entre eux ont plus de 60 ans
• Plus d’un million de propriétaires sont en maison individuelle
• Sans oublier ceux qui ne se chauffent plus ou mal : 300 000
ménages ont eu froid notamment pour des raisons financières
• La précarité énergétique touche d’abord le milieu rural et les
petites agglomérations l’identification des différentes
conséquences pour les familles :
• environnementales (risques d’intoxications, humidité,
moisissures)
• sociales (stress, repli sur soi)
• et sanitaires (pathologies respiratoires et surmortalité
hivernale).
Les
rapporteurs reconnaissent que beaucoup est fait, par beaucoup
d’acteurs avec de nombreux outils essentiellement en curatif alors
qu’il faut privilégier la prévention, « l’aval ». Le rapport
précise aussi que pour les 425 000 ménages les plus exposés les
dispositifs existants sont insuffisants.
Il propose
donc un plan national de lutte contre la précarité énergétique
comportant 9 mesures précises qui seront étudiées par le
gouvernement dans les prochaines semaines et dans le cadre d’un
plan exceptionnel de lutte contre la précarité énergétique.
La mise aux normes d’isolation thermique des logements, priorité
du Grenelle environnement, connait un véritable succès notamment
avec l’éco prêt à taux zéro et l’éco prêt logement social.
L’annonce par le président de la République d’une enveloppe de 500
M€ au titre du grand emprunt traduit l’engagement du Gouvernement
auprès des plus vulnérables.
9 propositions
articulées pour lutter contre la précarité énergétique --
Des dispositions
nationales
•
1 La lutte contre la précarité
énergétique inscrite dans la loi pour définir un cadre d’action
•
2 Un observatoire pour connaître
et évaluer, donner un appui au pilotage national
•
3 Un bouclier énergétique à
maintenir et renforcer : un chèque énergie pour aider les ménages
à faire face aujourd’hui aux dépenses d’énergie
•
4 L’inscription de la performance
thermique dans les textes indécence/insalubrité pour lutter contre
les passoires énergétiques et le lien avec les dispositifs santé (PNSE/PRSE
- plan national santé environnement/plan régional santé
environnement).
L’instauration, en loi de Finances, d’un fonds dédié au Plan de
lutte contre la précarité énergétique, apporteur notamment de
capacités d’investissement aux ménages sous forme d’un chèque
travaux économe.
Un dispositif
local intégré aux PDALPD (plans départementaux d’action pour le
logement des personnes défavorisées) et des aides financières
nouvelles pour agir durablement sur les logements
•
5 Mettre en œuvre localement un
volet - lutte contre la précarité énergétique dans les
plans départementaux
d'action pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD)
• 6 Aller à la rencontre
des personnes avec des visites à domicile pour mieux lier repérage
des situations et actions sur les logements
•
7 Généraliser et renforcer des
Fonds locaux de lutte contre la précarité énergétique pour mieux
coordonner les actions et accompagner le ménage jusqu’à la
réalisation de travaux
•
8 Soutenir ces fonds locaux par un
dispositif national de chèque vert travaux économes pour aider les
ménages à rendre leur logement performant
•
9 Le compléter par un meilleur
accès au crédit pour les plus modestes
Télécharger la synthèse du rapport "Précarité énergétique" |
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