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Les énergies renouvelables pour éclairer et chauffer sa maison
deviennent une alternative de plus en plus intéressante. Réduction des
coûts, économie d'énergie, meilleur confort de vie, sauvegarde de
l'environnement. Ces avantages attirent de plus en plus de Français
prêts à économiser l'énergie.
Les énergies renouvelables comprennent
l’énergie solaire,
l’énergie éolienne
(force du vent),
la biomasse
(matières organiques fournissant de l'énergie, comme le bois en
brûlant),
la géothermie
utilisant la chaleur des profondeurs de la terre,
l’énergie hydroélectrique
(barrages) et
l'énergie marémotrice
utilisant la force des marées. Ces énergies ne s'épuisent pas et la
plupart ne polluent pas.
L'énergie solaire.
L'énergie solaire, propre et inépuisable, est exploitée de plusieurs
façons : éclairage et chauffage "passif" des logements par le soleil,
chauffe-eau solaires pour avoir de l'eau chaude, panneaux solaires qui
convertissent le rayonnement solaire en électricité, centrales
solaires ...
Le soleil, une source d’énergie inépuisable
Le soleil libère d’énormes quantités d’énergies qui, après avoir
parcouru une distance d’environ 150 millions de kilomètres atteignent
la surface de la Terre avec une puissance moyenne d’environ 1.000
W/m2. L’énergie solaire qui frappe la Terre est 10.000 fois supérieure
à la demande énergétique globale de la population. Cette énergie
solaire est inégalement répartie à la surface de la Terre et sujette à
des variations saisonnières.
Des variations existent en fonction de la
latitude. En France, Dunkerque reçoit en moyenne environ 2,5 kWh/m2
par jour alors que Nice reçoit plus de 5,5 kWh/m2 et par jour. Ces
valeurs varient tout au long de l’année en fonction des saisons avec
un maximum en été. Le potentiel de l’énergie solaire en fait une
source d’énergie renouvelable très intéressante. On peut profiter de
sa chaleur et de sa lumière pour récupérer des calories et produire de
l’électricité tout en émettant moins de pollution comparativement aux
sources fossiles.
Par rapport aux autres sources renouvelables, le
solaire offre un avantage particulier : il est exploitable sur
l’ensemble de la surface de la terre. L’équipement de production doit
être installé à proximité du lieu de consommation afin de minimiser
les pertes.
Il est totalement modulable et la taille des installations
peut être facilement ajustée selon les besoins. La maintenance et les
réparations pour ces installations sont réduites, pour peu que l’on
suive un entretien régulier (nettoyage des capteurs, suivi de la
pression, état éventuelle des batteries, etc.).
Il existe deux types d'énergie solaire : le photovoltaïque et le
solaire thermique. Les panneaux solaires se composent de photopiles
constituées de silicium, un matériau semi-conducteur qui abrite des
électrons. Excités par les rayons du soleil, les électrons entrent en
mouvement et produisent de l'électricité.
L'énergie solaire photovoltaïque est surtout utilisée pour la
fourniture d'électricité.
À la différence du solaire photovoltaïque, le solaire thermique ne
produit pas d'électricité mais de la chaleur. Grâce à de grands
panneaux sombres dans lesquels circulent de l'eau, on récupère la
chaleur du soleil pour chauffer l'eau. Cela permet notamment
d'alimenter des chauffe-eau solaires.
L’énergie
solaire photovoltaïque (Voir Dossier ici )
Le solaire
photovoltaïque dans les habitations particulières.
(Voir dossier ici)
Le solaire thermique dans les habitations particulières.
(Voir
dossier ici)
L'énergie éolienne.
L'énergie éolienne (du grec Eole, dieu du vent) est l'énergie du vent.
C'est le même principe que celui de la dynamo de vélo ou comme les
moulins à vent. Le vent fait tourner les pales qui sont couplées à un
rotor et à une génératrice. Lorsque le vent est suffisamment fort (15
km/h minimum), les pales tournent et entraînent la génératrice qui
produit de l'électricité.
Il existe deux grandes catégories d'éoliennes :
Les éoliennes de grandes puissances raccordées aux réseaux nationaux
qui captent l’énergie cinétique du vent et entraînent un générateur
électrique pour produire des kilowattheures propres et renouvelables.
Une éolienne de nouvelle génération développe en général une puissance
d’environ 2 MW (2 millions de watts).
Chaque machine de 2MW est
capable d’alimenter environ 2 000 foyers (hors chauffage).
Les aérogénérateurs domestiques de faible puissance qui fournissent
en électricité des sites isolés, pour des besoins individuels ou de
petits réseaux collectifs.
Même si elles ne sont pas encore très développées, elles sont de plus
en plus utilisées pour les besoins des particuliers.
La biomasse.
La biomasse
constitue la première source d'énergies renouvelables produites en
France, devant l'énergie hydraulique, éolienne et géothermique.
La biomasse constitue une source d'énergie obtenue pour la production
de chaleur, d’électricité ou de carburants par la combustion de bois,
déchets organiques et sous-produits du bois, de l'industrie et de
l'agriculture.
Les ressources en biomasse peuvent être classées en plusieurs
catégories, selon leurs origines :
Le bois, sous
forme de bûches, granulés et plaquettes.
Les sous-produits du bois qui recouvrent l'ensemble des déchets
produits par l'exploitation forestière (branchage, écorces, sciures…),
par les industries de transformation du bois (menuiseries, fabricants
de meubles, parquets) et par les fabricants de panneaux ainsi que les
emballages tels que les palettes;
Les déchets
organiques tels que les déchets urbains comprenant les ordures
ménagères, les boues d'épuration et les déchets en provenance de
l'agriculture tels que les effluents agricoles.
Les
sous-produits de l'industrie tels les boues issues de la pâte à papier
et les déchets des industries agroalimentaires (marcs de raisin et de
café, pulpes et pépins de raisin etc.).
Les produits
issus de l'agriculture traditionnelle (céréales, oléagineux), résidus
tels que la paille, la bagasse (résidus ligneux de la canne à sucre)
et les nouvelles plantations à vocation énergétique telles que les
taillis à courte rotation (saules, miscanthus, etc).
On peut utiliser la biomasse de différentes façons :
en la brûlant, c'est s'en servir comme d'un combustible de
chaudière. On utilise aussi bien des déchets de bois, de récoltes que
certains déchets, comme les ordures ménagères, les déchets industriels
banals ou certains résidus agricoles.
en la faisant pourrir ou en la transformant chimiquement.
En se décomposant, sous l'effet des bactéries, certains déchets
putrescibles (comme certaines boues de stations d'épuration des eaux
usées ou la fraction organique des déchets ménagers, les épluchures
par exemple) produisent du biogaz. Ce mélange de gaz est en majorité
composé de méthane, utilisable, une fois épuré, pour alimenter, lui
aussi, des chaudières ou des véhicules fonctionnant au GNV (Gaz
Naturel Véhicule).
Les ressources
en biomasse télécharger le fichier ici
La géothermie.
L'énergie géothermique est fournie par la chaleur interne de la Terre.
Cette chaleur se propage vers la surface et échauffe des nappes d'eau
situées de quelques centaines à environ 3000 mètres de profondeur. La
chaleur de ces nappes d'eau, appelées "gisements géothermiques", peut
être exploitée pour produire, suivant la température de l'eau, du
chauffage ou de l'électricité.
La géothermie est la troisième source d'énergie renouvelable en
France. Loin dans le sol, les roches émettent de la radioactivité qui
produit une quantité énorme d'énergie. Elles chauffent les nappes
phréatiques, et donnent parfois naissance aux sources chaudes.
Grâce à ces grandes quantités de vapeur on fait tourner des
générateurs qui alimentent le réseau électrique. La pompe à chaleur
géothermique utilise les calories stockées dans le sol et dans l'eau
des nappes phréatiques. Elle fournit une partie du chauffage et réduit
notablement la facture d'électricité. Une pompe à chaleur, en
consommant 1 kWh d'énergie pour son usage, en restitue 3 à 4 kWh pour
la maison.
Partout présente, la chaleur du sol a aussi l'avantage de ne pas
dépendre des conditions atmosphériques, contrairement à l'éolienne et
au solaire.
L'énergie hydroélectrique.
Dans les
années 50 la France a construit plusieurs grands barrages
hydrauliques, surtout dans les montagnes. Première énergie
renouvelable du pays, elle alimente surtout des sites isolés et
produit de l'électricité destinée à l'exportation.
L'énergie hydraulique est le plus souvent fournie par les chutes d’eau
provoquées par l'ouverture des vannes d'un barrage fermant un
réservoir d'eau, ou parfois par le simple débit d'un fleuve. Son
principe ressemble à celui de l'éolienne. Simplement, ce n'est plus le
vent mais l'énergie mécanique de l'eau qui entraîne la roue d'une
turbine qui à son tour entraîne un alternateur.
Ce dernier transforme
l'énergie mécanique en énergie électrique. La puissance disponible
dépend de deux facteurs : la hauteur de la chute d'eau et le débit de
l'eau. Selon la configuration du site, deux types de solutions sont
possibles. Sur les grands fleuves on construit un barrage qui retient
l'eau pour créer une chute d'eau artificielle.
L'eau s'engouffre au
bas du barrage, passe dans une galerie au bout de laquelle se situent
des turbines. Le passage de l'eau fait tourner les hélices qui
entraînent un alternateur qui produit le courant. Sur les petites
rivières, on met en place des micro-centrales qui ne barrent pas le
cours d'eau : un petit canal est construit, où une partie de l'eau
s'engouffre et va faire tourner les turbines de la centrale au fil de
l'eau.
L’énergie marémotrice.
L'énergie marémotrice est une importante source d'énergie renouvelable
et pratiquement inexploitée. On connaît depuis longtemps le potentiel
d’hydro électricité des marées. Toutefois, ce type d'énergie est
beaucoup plus coûteux que l'énergie produite par les barrages en
rivière parce que ces projets exigent la construction de structures
imposantes dans un environnement salin hostile. En raison de la faible
hauteur d'eau au-dessus des turbines, ces dernières ne produisent que
de 25 à 50 MW (106 W).
Par conséquent, il faut aligner un grand nombre
de machines pour produire une quantité suffisante d'énergie. Ces
dernières doivent de plus être en mesure de fonctionner tout en
résistant aux rigueurs de l'eau de mer.
Par l’attraction de la lune et du soleil, les océans connaissent les
marées. L’énergie acquise pendant le flux (marée montante) peut être
récupérée au reflux grâce à un dispositif de bassins, de vannes et de
turbines. L’exemple souvent donné est celui de l’usine marémotrice
située en Bretagne qui produit 550 millions de kWh par an soit
l’équivalent de la consommation de 150 000 ménages français.
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