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Le permis de construire
En principe,
toute personne souhaitant édifier une construction sur un terrain
doit solliciter un permis de construire destiné à vérifier que le
projet est conforme aux dispositions législatives et
réglementaires.
Champ d'application
Construction
Tous les types de constructions sont concernés, non seulement
les immeubles mais aussi tous les édifices réalisés à partir
d'assemblage de matériaux.
Même les
constructions légères et démontables sont concernées :
baraquement, chalet en bois, paillote...
Les
travaux de reconstruction à l'identique exigent également un
permis.
Travaux
sur constructions
Les travaux portant sur
des constructions existantes exigent un permis dès lors que ces
travaux entraînent : un changement de destination, une
modification de l'aspect extérieur ou du volume, une création de
niveaux supplémentaires.
A contrario,
les travaux intérieurs ne sont donc pas concernés s'ils
n'entraînent aucune des modifications précitées.
En revanche,
le propriétaire qui obtient un permis de construire ne peut pas
modifier totalement l'agencement intérieur de l'immeuble par
rapport au projet initial.
Procédure
Dépôt de la demande
La demande doit être
déposée par le propriétaire ou son mandataire à la mairie.
Le dossier
comprend un formulaire administratif, une copie du cadastre, un
plan masse et le plan des façades. S'y ajoute un dossier
"paysager" comprenant une photo du terrain, une coupe, un dessin
et une notice destinés à décrire l'impact visuel du projet en
question.
Un
bénéficiaire d'une promesse de vente peut également déposer une
demande.
Le dossier
est instruit par les services municipaux qui peuvent le confier à
la direction départementale de l'Equipement. Dans les communes
sans plan d'occupation des sols (POS), c'est directement la
préfecture qui est saisie.
L'intervention d'un architecte n'est pas obligatoire quand une
personne physique souhaite construire pour elle-même un bâtiment
d'une surface nette inférieure à 170 m2.
Délais
d'instruction
Dès lors que le dossier
est complet, la mairie doit expédier au demandeur une "lettre de
notification" précisant la date limite de réponse.
En principe,
le délai d'instruction de la demande est de deux mois. Mais il
peut être étendu dans certains cas particuliers.
Si aucune
réponse n'est parvenue au demandeur à l'expiration du délai
réglementaire précisée dans la lettre de notification, cette
lettre est assimilée à un permis de construire tacite. Il en est
de même quand aucune réponse ne lui parvient plus de deux mois
après l'envoi de la "requête en instruction".
Après
l'obtention
Une fois accordé, le
permis doit être affiché à la mairie et sur le lieu du chantier de
façon à être visible de la voie publique.
Pour
éviter tout risque de litige, il est recommandé de faire constater
par huissier la présence des panneaux réglementaires.
Toute personne
intéressée peut attaquer la validité du permis dans les deux mois
qui suivent le dernier de ces deux affichages.
Il est donc recommandé
de ne pas débuter les travaux immédiatement après l'obtention du
permis.
Le permis est
valable deux ans. Il devient caduc si les travaux n'ont pas
commencé dans cet intervalle. De même, une interruption volontaire
du chantier pendant plus d'un an entraîne l'annulation du permis.
On peut toutefois
demander une prolongation d'un an de la validité du permis sous
réserve de déposer sa demande plus de deux mois avant l'expiration
du délai initial.
En cas de refus
Tout refus doit être
motivé et la notification doit mentionner les délais et voie de
recours possibles.
Le demandeur
peut engager un débat avec le service compétent pour accepter
éventuellement d'apporter de légères modifications au projet
initial.
Si les
modifications exigées par l'administration sont importantes, le
demandeur peut résilier son contrat avec le constructeur et
récupérer les acomptes versés. Mais les honoraires de l'architecte
sont définitivement perdus.
Le demandeur
peut aussi déposer un recours gracieux auprès du Préfet. Une
absence de réponse dans les quatre mois équivaut à un refus.
Le demandeur
peut enfin déposer un recours pour excès de pouvoir auprès du
tribunal administratif dans les deux mois qui suivent soit la
notification du refus, soit le délai de quatre mois en cas de
recours gracieux. |