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Pourquoi
ventiler ?
Le
renouvellement de l’air est indispensable dans un logement. La ventilation
fait augmenter la quantité d'air extérieur qui pénètre à l'intérieur.
Elle élimine l'air intérieur vicié et réduit les polluants de l'air
intérieur. Elle permet aussi de limiter l'accumulation d'humidité
intérieure qui peut favoriser la croissance de moisissure.
Dans les
logements biens isolés, une ventilation bien conçue s'impose tant pour
des raisons d'hygiène que pour votre sécurité et votre confort elle
est le complément indispensable d'une bonne isolation. Un logement
bien isolé pourrait être dangereux sans une bonne ventilation : elle
assure en effet le renouvellement de l’oxygène dont nous avons besoin,
élimine l’excès d’humidité et évacue les odeurs. A condition, bien
sûr, qu’elle soit bien installée et quelle respecte un circuit logique
(et indépendant de la hotte aspirante ou de l’insert), et
surtout…qu’elle ne soit jamais obturée ni coupée !.
Les
fonctions d’une ventilation sont multiples :
L’évacuation de la vapeur d’eau.
Dans
un logement ordinaire, la production de vapeur d’eau s’élève à au
moins 1 ou 2 kilos d’eau par jour (une personne adulte produit environ
1 kilo de vapeur d’eau par jour).
L’évacuation des polluants et les mauvaises odeurs.
Les
sources de polluants olfactifs sont légion dans une habitation :
occupants, parfums, plantes, tapis, produits de nettoyage, préparation
des repas, etc. En cas de ventilation insuffisante, la qualité de
l’air en pâtit : odeurs de moisi, de renfermé, etc.
L’apport d’air comburant pour les appareils à cycle de combustion
ouvert.
Les
appareils à cycle de combustion ouvert (cuisinières au gaz, appareils
de chauffage au gaz, au mazout, au charbon, au bois, etc.) ne
fonctionnent pas correctement sans un apport d’air. Pour ce faire, il
faut obligatoirement un renouvellement d’air suffisant dans la pièce
où est installé l’appareil.
L’apport d’oxygène pour les occupants
Les
êtres humains respirent de l’air pour en tirer l’oxygène nécessaire à
la vie. Les débits d’air impliqués (de l’ordre de 0.5 m3/h pour une
personne au repos) sont toutefois très petits comparés aux débits
requis pour garantir une bonne qualité de l’air et ne constituent en
général pas un facteur déterminant pour définir le taux de
ventilation.
Précautions à prendre.
Une
ventilation insuffisante génère des excès d’humidité qui causent de la
condensation dans les fenêtres, une détérioration prématurée de la
maison et la prolifération de moisissures.
Une ventilation excessive, mal équilibrée ou encore, un système mal
entretenu, cause souvent de l’inconfort, assèche l’air ambiant en
hiver et gaspille l’énergie.
Évaluez les débits d’air nécessaires et sélectionnez un appareil
principal capable de fournir un débit de renouvellement d’air
suffisant sans être excessif.
Faites mesurer les débits et faites-les équilibrer lors de
l’installation.
Assurez-vous que l’appareil et les conduits sont accessibles en tout
temps pour l’entretien et le nettoyage régulier.
Utilisez des conduits rigides pour faciliter les nettoyages et
maintenez le réseau de conduits en bon état.
Faites toujours évaluer l’étanchéité à l’air réelle de votre maison
par un expert avant de procéder à l’achat et à l’installation de tout
appareil de ventilation.
La ventilation est naturelle par tirage dans les conduits de cheminée
et par les multiples défauts d’étanchéité des constructions. La
ventilation est aussi assurée par l’occupant en ouvrant les fenêtres.
La
ventilation naturelle
Elle
consiste à simplement créer des courants d'air dans le logement par le
biais d'orifices d'entrée d'air en partie basse des murs des pièces
principales et des bouches de sortie en partie haute des pièces
humides. Le débit est très mal contrôlé car il dépend essentiellement
du vent, des conditions climatiques et de la saison. Il peut conduire
à certains moments à une sous ventilation néfaste et à d'autres trop
élevés conduisant ainsi à d'inutiles besoins de chauffage.
La
ventilation mécanique désigne tous les dispositifs motorisés
d'évacuation ou d'insufflation d'air frais.
Un groupe
ventilateur est installé dans votre logement, si possible dans les
combles pour ne pas prendre de place. Les systèmes de ventilation
mécanique sont équipés d’un moteur électrique qui actionne un
ventilateur. L’air intérieur vicié est évacué du logement tout en
étant compensé par de l’air neuf.
Il a une double fonction : aérer l’ensemble du logement par des
entrées d’air et extraire l’air vicié par des bouches installées dans
les pièces dites « humides » : cuisine, WC, salle de bains. Il
fonctionne en permanence.
La
ventilation mécanique contrôlée (VMC)
assure une circulation permanente de l’air dans un logement avec des
entrées d’air qui doivent être adaptées et une perte de chaleur
minimale (entrées réglables en fonction de l’humidité, ventilation
double-flux avec récupération de la chaleur…).
L’air frais doit suivre un circuit logique, en commençant par les «
pièces de vie » (séjour , chambres ) puis en desservant les « pièces
de service » (cuisine , salles de bain et d’eau , WC, voire buanderie)
où l’humidité et les odeurs sont plus importantes.
D’autres dispositifs doivent ou peuvent compléter la VMC : ainsi la
hotte aspirante d’une cuisine comme une cheminée avec insert doit être
pourvue d’une entrée d’air indépendante et une cheminée ouverte
devrait comporter une trappe de fermeture (à utiliser quand elle ne
fonctionne pas).
Il
existe 2 systèmes de ventilation :
le «
simple flux », « auto-réglable » ou « hygroréglable
», et le « double flux ».
La
ventilation mécanique contrôlée (VMC)
simple flux
C'est
le système le plus simple, employé le plus souvent dans l'habitat
individuel : des entrées d'air sont placées dans les pièces à vivre
(chambres, salon, etc.) généralement au niveau des fenêtres. Les
bouches d'extraction de l'air sont placées au niveau des pièces
humides (salle de bain, cuisine, buanderie) et reliées à un groupe
d'extraction motorisé.
L'air extérieur « neuf » est ainsi aspiré tout d'abord vers les pièces
sèches puis vers les pièces humides puis vers les bouches
d'extraction.
La
ventilation mécanique contrôlée (VMC)
simple flux hygroréglable
Le débit d’air varie en fonction de l’humidité ambiante :
l’évacuation est plus forte lorsque l’air est très humide. Lorsque
l’air est peu humide, la ventilation est ralentie et on évite de
rejeter trop d’air chaud à l’extérieur. Ce système permet une petite
économie par rapport à la VMC simple flux.
Il existe
trois catégories de VMC simple flux :
- En version autoréglable, le débit de l’installation est constant, en
toutes circonstances ;
- En version Hygro A, le débit des bouches d’évacuation se règle
automatiquement en fonction de l’humidité de l’air (de 5 à 50 m3/h par
exemple).
- En version Hygro B, les entrées d’air sont équipées, elles aussi,
d’un réglage automatique en fonction de l’humidité de l’air.
Cette dernière
version est recommandée par la réglementation thermique actuelle. La
réduction des déperditions atteint 50 % par rapport à une installation
standard.
La
ventilation mécanique contrôlée (VMC)
double flux avec récupération d’énergie
Dans une maison « basse énergie », la ventilation mécanique est
nécessairement à double flux : l’air ne pénètre pas par des entrées
d’air dans les fenêtres, mais par un conduit central qui le distribue
ensuite dans les pièces principales. Un échangeur de chaleur situé
généralement dans les combles permet à l’air sortant de céder sa
chaleur à l’air entrant qui est préchauffé sans mélange des deux flux
d’air.
Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple flux mais permet des
économies de chauffage importantes (jusqu’à 30 %) en récupérant
jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance maintenant sur
le marché) de l’énergie contenue dans l’air vicié extrait et en
profitant de la chaleur dégagée par la cuisson ou la toilette.
L’installation peut aussi être raccordée à un puits canadien.
Installation
d'une ventilation mécanique contrôlée (VMC) :
Si le
groupe de ventilation est installé dans les combles, les bouches
d’entrée d’air devront être situées à environ 2 mètres de hauteur pour
une bonne diffusion de l’air ambiant.
Pour un logement existant, il est difficile d’installer le réseau de
gaines et/ou le ventilateur du système de ventilation mécanique
contrôlée.
Vous pouvez opter pour un système de ventilation mécanique répartie.
Un ventilateur de petite taille peut être installé dans la cuisine, la
salle de bains et les WC.
Utilisation d'une
ventilation mécanique contrôlée (VMC) :
La
ventilation fonctionne en permanence, mais elle comporte 2 vitesses :
l’une réduite et l’autre accéléré pour évacuer plus rapidement buées
et odeurs.
Les bouches d’aération doivent rester dégagées.
Il est nécessaire de nettoyer les bouches d’aération et les filtres en
début et en fin de saison de chauffage.
-
assurez-vous que l’équipement de ventilation fonctionne de façon
silencieuse. Il arrive souvent que les ventilateurs émettent ce qu’on
pourrait appeler un doux "ronron" pendant la journée, et qui se
transforme en bruit difficilement supportable durant la nuit.
- Comme tout appareil électrique, une VMC est conçue pour durer des
années. Mais ne pas hésiter à appeler un spécialiste si elle se met à
faire du bruit ou si elle donne des signes de défaillance.
- Pour
que le passage de l'air puisse se faire même portes fermées, il
convient de raboter le dessous des portes intérieures pour laisser un
passage de 1 cm (on parle de « détalonnage »).
Entretien d'une ventilation mécanique contrôlée (VMC) :
Au
fil des mois la VMC risque de s'encrasser, et de devenir moins
performante, voire de tomber en panne.
Prendre de l'eau savonneuse pour nettoyer les bouches de sorties
d'air. Ce nettoyage n'est à faire que tous les 6 mois. Ne pas oublier
les entrées d'air à dépoussiérer tous les trimestres. Dans le cas de
la VMC double flux, il faut vérifier régulièrement l'état des filtres.
Et tous les trois ans, contrôler le système par un professionnel.
Les
différentes normes garantissant la
ventilation mécanique contrôlée (VMC).
Historiquement, la VMC s’est notamment développée après l’arrêté du 24
mars 1982 visant à réduire la consommation d’énergie des logements,
tout en préservant le confort et l’hygiène des locaux.
Aussi, un arrêté datant du 5 avril 1988 précise le caractère
obligatoire d’une aération des logements dans les habitations créées
après le 31 décembre 1988.
Afin de garantir un produit sûr et conforme, il existe deux
principales normes auxquelles il est indispensable de se référer lors
de l’acquisition d’une VMC :
La marque NF
Elle garantit un produit sûr et de qualité. Cette garantie est assurée
par des contrôles réguliers des produits certifiés conformes. Cette
marque est délivrée et gérée par l’AFNOR CERTIFICATION. Elle atteste
de façon indiscutable et impartiale la qualité et la sécurité des
produits de façon régulière par :
Le label Vivrélec
Ce label exige la norme NF électricité et donne droit à des aides
financières de la part d’EDF, au travers de la solution Vivrélec pour
les maisons neuves, ou la solution « habitat existant ». Les appareils
dont les caractéristiques techniques participent à l’obtention du
label Promotélec procurent une garantie de confort, de sécurité, ainsi
que la maîtrise de vos consommations d’énergie.
Investissement :
Prix
d’une ventilation mécanique contrôlée « simple flux » : entre 400 et
600 euros TTC en moyenne.
Prix d’une ventilation mécanique contrôlée « double flux » : entre 1
600 et 3 000 euros TTC en moyenne.
Prix d’une ventilation mécanique répartie : entre 600 et 900 euros TTC
en moyenne.
Prix d’une ventilation mécanique contrôlée « simple flux » : entre 400
et 600 euros TTC en moyenne.
Prix d’une ventilation mécanique contrôlée « double flux » : entre 1
6500 et 3 100 euros TTC en moyenne.
Prix d’une ventilation mécanique répartie : entre 600 et 900 euros TTC
en moyenne.
Télécharger ici le
document réalisé par l’agence Qualité Construction.
http://www.qualiteconstruction.com

La ventilation mécanique répartie, l'autre
ventilation.
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