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          La récupération des eaux de pluie - Cadre réglementaire
   

Récupération des eaux de pluie, leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments (cadre et réglementation)

La récupération et l’utilisation des eaux de pluie pour certains usages et sous certaines conditions techniques doivent être favorisées, c’est pour cela qu’un crédit d’impôt a été voté dans le cadre de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006.

Le stockage des eaux de pluie dans une citerne pour arroser son jardin est une pratique ancienne qui a été souvent abandonnée et est remise à l’honneur.

La récupération d’eau de pluie permet aux usagers de faire des économies et de préserver la ressource en eau. La récupération des eaux de pluie présente par ailleurs un intérêt en limitant les impacts des rejets d’eau pluvial en milieu urbain, face notamment à la croissance de l’imperméabilisation des sols et aux problèmes d’inondation qui peuvent en découler.

L’intérêt de la collecte et du stockage des eaux de pluie est modeste pour les usages domestiques et une réutilisation mal contrôlée dans une habitation peut poser des problèmes sanitaires. En effet, les eaux de pluies récupérées, ruisselées en aval des toitures, ne respectent pas les limites de qualité réglementaires définies pour l’eau potable et peuvent contenir des micro-organismes pathogènes. A partir du moment où il y a un double réseau, il y a risque de méprise, et il convient de prévenir ces risques par un affichage clair, voire des robinets nécessitant une clé spéciale.

Réglementation
Les modalités d’utilisation de l’eau de pluie sont explicitées dans l’arrêté du 21 août 2008, publié au JO n°0201 du 29 août 2008.

Pour quoi faire ?
L’eau de pluie collectée à l’aval de toitures inaccessibles peut être utilisée pour des usages domestiques extérieurs au bâtiment, pour l’évacuation des excrétas et le lavage des sols à l’intérieur des bâtiments et, à titre expérimental et sous conditions, pour le lavage du linge

Les usages professionnels et industriels de l’eau de pluie sont autorisés, à l’exception de ceux qui requièrent l’emploi d’eau destinée à la consommation humaine telle que définie à l’article R.1321-1 du code de la santé publique, dans le respect des réglementations spécifiques en vigueur et notamment le règlement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004 du Parlement Européen et du Conseil relatif à l’hygiène des denrées alimentaires.

Où ?
Dans les bâtiments à usage d’habitation, ou assimilés, la présence de robinets de soutirage d’eaux distribuant chacun des eaux de qualité différentes est interdite dans la même pièce, à l’exception des caves, sous-sols et autres pièces annexes à l’habitation.

Parce que l’utilisation de l’eau de pluie peut augmenter la probabilité de contamination sanitaire (Rappel : les eaux de pluies récupérées, ruisselées en aval des toitures, ne respectent pas les limites de qualité réglementaires définies pour l’eau potable et peuvent contenir des micro-organismes pathogènes), l’utilisation d’eau de pluie est interdite à l’intérieur :

des établissements de santé et des établissements, sociaux et médicaux-sociaux, d’hébergement de personnes âgées ;

des cabinets médicaux, des cabinets dentaires, des laboratoires d’analyses de biologie médicale et des établissements de transfusion sanguine ; des crèches, des écoles maternelles et élémentaires.

Comment ?
Connexion entre réseaux

Parce que les eaux de pluies ne respectent pas les limites de qualité réglementaires définies pour l’eau potable, tout raccordement, qu’il soit temporaire ou permanent, du réseau d’eau de pluie avec le réseau de distribution d’eau destinée à la consommation humaine est interdit. Néanmoins, pour satisfaire les besoins lorsque le réservoir de stockage d’eau de pluie est vide, l’appoint en eau du système de distribution d’eau de pluie depuis le réseau de distribution d’eau destinée à la consommation humaine est assuré par un système de disconnexion par surverse totale installé de manière permanente.

Signalisation
Les canalisations de distribution d’eau de pluie, à l’intérieur des bâtiments, sont repérées de façon explicite par un pictogramme « eau non potable », à tous les points suivants : entrée et sortie de vannes et des appareils, aux passages de cloisons et de murs.

A proximité immédiate de chaque point de soutirage doit être implantée une plaque de signalisation qui comporte la mention " eau non potable " et un pictogramme explicite.

Entretien
Les équipements de récupération de l’eau de pluie doivent être entretenus régulièrement, notamment, par l’évacuation des refus de filtration ;

Le propriétaire vérifie régulièrement :
- La propreté des équipements de récupération des eaux de pluie ;
- L’existence de la signalisation des réseaux et des points de soutirage ;
- Le bon fonctionnement du système de disconnexion.
- Le propriétaire établit, et tient à jour, un carnet sanitaire et informe les occupants du bâtiment des modalités de fonctionnement des équipements.

Obligation de déclaration
Les eaux récupérées et utilisées à l’intérieur du bâtiment qui sont renvoyées vers les égouts sont soumises à la taxe d’assainissement. Le propriétaire fait une déclaration d’usage en mairie, telle que prévue à l’article R 2224-19-4 du code général des collectivités territoriales.

Activité soumise à un contrôle

Afin de prévenir les risques de contamination du réseau d’eau public (puisque les eaux de pluies récupérées, ruisselées en aval des toitures peuvent contenir des micro-organismes pathogènes), l’article 57 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 (art. L. 2224-12 du code général des collectivités territoriales) dispose que le règlement de service prévoit la possibilité pour les agents du service d’eau, en cas d’utilisation d’une ressource en eau différente de celle provenant du réseau public de distribution, d’accéder aux propriétés privées pour procéder au contrôle des installations intérieures de distribution d’eau potable et des ouvrages de prélèvement, puits et forages, ce contrôle étant à la charge de l’abonné.

En cas de risque de contamination de l’eau provenant du réseau public, le service enjoint à l’abonné de mettre en œuvre les mesures de protection nécessaires. Si les mesures n’ont pas été mises en œuvre, le service peut procéder à la fermeture du branchement (lire le décret n° 2008-652 du 2 juillet 2008).

Crédit d’impôt



Le crédit d’impôt pour les systèmes de récupération des eaux pluviales
Suite à l'arrêté du 3 octobre 2008 relatif à la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, adoptée le 30 décembre 2006, le crédit d’impôt sur le revenu facilitant l’acquisition de systèmes de récupération des eaux pluviales, est étendu désormais au traitement de ces mêmes eaux.

Un crédit d’impôt, au titre du développement durable et s’élevant à 25% des dépenses effectuées par un particulier pour installer un système de récupération et de traitement des eaux pluviales (hors main d'oeuvre), est mis en place par l'arrêté du 3 octobre 2008, relatif à 'La loi sur l’eau et les milieux aquatiques', adoptée le 30 décembre 2006.

Ce crédit d’impôt s’applique au coût des équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales : - payés entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 dans le cadre de travaux réalisés dans un logement achevé ;
- intégrés à un logement acquis neuf entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 ;
- intégrés à un logement acquis en l'état futur d'achèvement ou que le contribuable fait construire, achevé entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012.

L'arrêté du 3 octobre 2008 modifie celui en date du 4 mai 2007. Il dresse une nouvelle liste des équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ouvrant droit au crédit d'impôt. L'arrêté du 21 août 2008 précise quant à lui les conditions d'usage de l'eau de pluie dans l'habitat et les conditions d'installation, d'entretien et de surveillance de ces équipements.

Ainsi donc bénéficient du crédit d'impôt l’acquisition ou l’intégration d’équipements de récupération des eaux de pluie collectées à l’aval de toitures inaccessibles pour des utilisations à l'intérieur et à l’extérieur des habitations. Ces équipements doivent être constitués :

- d’une crapaudine, installée en haut de chaque descente de gouttière acheminant l’eau vers le stockage ;
- d’un système de dérivation des eaux de pluie vers le stockage installé sur une descente de gouttières (en cas de descente unique) ou bien d’un regard rassemblant l’intégralité des eaux récupérées ;
- d’un dispositif de filtration par dégrillage, démontable pour nettoyage, de maille inférieure à 5mm, placé en amont du stockage ;
- d’un dispositif de stockage, à l’exclusion des systèmes réhabilités comprenant une ou plusieurs cuves reliées entre elles, répondant aux exigences minimales suivantes :
étanche ;
résistant aux variations de remplissage ;
non translucide ;
fermé par un couvercle solide et sécurisé ;
comportant un dispositif d’aération, muni d’une grille anti-moustiques ;
équipé d'une arrivée d’eau noyée, système de trop plein muni d’un clapet anti-retour (sauf cas où le trop-plein s’effectue par l’arrivée d’eau) ;
vidangeable, nettoyable intégralement et permettant d’avoir un accès manuel à tout point de la paroi
- de conduites de liaisons entre le système de dérivation et le stockage et entre le trop-plein et le pied de la gouttière dérivée ;
- d’un robinet de soutirage verrouillable ;
- d’une plaque apparente et scellée à demeure, au-dessus du robinet de soutirage, portant d’une manière lisible la mention 'eau non potable' et d'un pictogramme caractéristique.

En cas d'usage des eaux de pluie ainsi collectées à l'intérieur des habitations, dans les conditions et limites définies par l'arrêté du 21 août 2008, de l'ensemble des éléments complémentaires suivants :
- d'une pompe, immergée ou de surface, ou d'un surpresseur, d'une puissance inférieure à 1 kilowatt ;
- d'un réservoir d'appoint doté d'une disconnexion de type AA ou AB au sens de la norme NF EN 1717 ;
- d'un ensemble d'étiquetage / marquage des canalisations de distribution à l'exclusion des canalisations elles-mêmes ;
- de compteurs.

Pour une même résidence, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d'impôt ne peut excéder, pour la période du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2012, la somme de 8.000 euros pour une personne seule (célibataire, veuve ou divorcée) et de 16.000 euros pour un couple soumis à imposition commune. Cette somme est majorée de 400 euros par personne à charge. La somme de 400 euros est divisée par deux lorsqu'il s'agit d'un enfant réputé à charge égale de l'un et l'autre de ses parents.

Le crédit d'impôt est accordé sur présentation de l'attestation fournie par le vendeur ou le constructeur du logement ou des factures.

Arrêté du 3 octobre 2008 pris pour l’application de l’article 200 quater du code général des impôts relatif aux dépenses d’équipements de l’habitation principale et modifiant l’article 18 bis de l’annexe IV à ce code

source (http://www.ecologie.gouv.fr)

Nouvel arrêté sur l'eau de pluie 21 août 2008
Un nouvel arrêté a été voté et déposé concernant la récupération des eaux de pluie.
 
Cliquez-ici pour lire le texte intégral en pdf

     
   

La récupération des eaux de pluie

   

Récupération des eaux de pluie, leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments
(cadre et réglementation)

   

Les récupérateurs d'eau de pluie

   

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