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Pourquoi récupérer l’eau de pluie
?
Pour pousser les Français à adopter la pratique de la récupération
d’eau de pluie, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30
décembre 2006, accorde un crédit d’impôt, à toutes les personnes,
voulant acquérir les équipements destinés à cet effet. Cette
pratique est non seulement très écologique, mais elle permet
également de faire des économies conséquentes sur la facture
d’eau, notamment pour tous ceux qui entretiennent un jardin.
Les ressources naturelles s’épuisent de plus en plus, d’où la
nécessité d’avoir recours aux énergies renouvelables. Mais en
dehors de sa gratuité, savez-vous que l’eau de pluie est pure,
douce et non calcaire ? Elle est non seulement conseillée pour
arroser les petits légumes de nos jardins potagers, mais elle peut
être aussi utilisée pour la consommations d’eau courante,
quotidienne comme le lavage de la voiture, l’approvisionnement en
eau des toilettes et du lave-linge.
Comment récupérer l’eau de pluie ?
Pour récupérer l’eau de pluie, il vous suffit seulement
d’installer une citerne d’eau. Le volume de cette cuve sera choisi
en fonction, de la pluviosité annuelle de la région où vous vous
trouvez, mais surtout en rapport avec vos besoins quotidiens. Une
cuve de récupération, vendue sous forme de colonne, de jarre ou de
tonneau sera enterrée ou placée dans le sous sol. Les modèles
aériens quant à eux se fixent solidement sur un socle, de
préférence au nord de la maison.
Destinées au stockage de l’eau de pluie, ces cuves ou citernes
seront reliées aux gouttières situées sur les versants du toit.
Ces cuves sont équipées d’un collecteur avec filtre et trop plein,
d’une pompe, ainsi que d’un petit robinet, pour le soutirage de
l’eau. Surtout sollicitée par la population rurale, cette pratique
se banalise de plus en plus dans les grandes villes. C’est « un
geste vert », que chaque citoyen devrait accomplir, pour
participer à la préservation de l’environnement. |
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L’eau dans la
vie quotidienne.
On
retrouve l'eau dans toutes les activités quotidiennes : toilette,
lavage, évacuation des déchets (WC, lavabo, baignoire)... Elle
contribue à plus de propreté et plus de salubrité.
Consommations moyennes d'eau dans différents pays
En
France : 150 litres par jour et par personne
En Belgique : 120 litres par jour et par personne
Aux Etats-Unis : 400 à 600 litres d'eau/jour /personne
En Afrique : 30 litres d'eau/jour/personne.
Un
Français consomme en moyenne 150 litres d’eau par jour.
Seulement 10% de notre consommation totale sont réservés à la boisson
et à la préparation des aliments. La plupart de l’eau que nous
consommons à la maison, soit 90%, est utilisée pour diverses tâches
ménagères , l’hygiène corporelle, la chasse d’eau des WC.
Consommation moyenne par utilisation :
Dans la cuisine
-
Vaisselle à la main :10 à 12 litres
- Lave-vaisselle : 25 à 40 litres
- Lave-vaisselle récent : 20 à 40 litres
- Lave-linge : 70 à 120 litres
- Lave-linge récent : 40 à 90 litres
Dans
la Salle de bain
-
Toilette au lavabo : 7 litres
- Douche de 4 à 5 minutes : 70 à 90 litres
- Bain : 160 à 210 litres
Dans
les toilettes
la
chasse d’eau : 6 à 12 litres à chaque utilisation,
on y consomme 40 % du total de l'eau potable consommée dans la maison.
Au
jardin.
-
Lavage de la voiture : 200 litres
- Arrosage du jardin : 15 à 20 litres par m2
La récupération des eaux pluviales
Vous
pouvez économisez jusqu'a 100 000 litres pour 100m2 de surface de
toiture.
Alternative économique et écologique, cette méthode est relativement
simple à mettre en place et offre de nombreux avantages.
Qualité de l'eau de pluie
L’eau
de pluie tombe légèrement acide (PH6 environ).
Elle est faiblement minéralisée puisqu’elle ne touche pas le sol et ne
se charge pas en minéraux, calcaire…
C’est une eau
qui n’est pas dure mais douce.
Elle contient des poussières issues de l’atmosphère, qu’elle traverse,
ainsi que des micro-organismes éventuels ou métaux lourds ne gênant
pas à un usage domestique de l’eau dès lors où sa potabilité n’est pas
utilisée.
Attention, la
présence possible de ces micro-organismes dans l’eau, la rend impropre
à sa consommation et à l’alimentation.
Les avantages de l'utilisation de l'eau de pluie au quotidien pour le
particulier.
L’utilisation de l’eau de pluie réduit directement votre facture
d'eau.
Elle préserve vos appareils ménagers, équipements et canalisations de
l'entartrage car l'eau de pluie est une eau douce.
Elle évite de gaspiller l'eau potable et préserver nos réserves
naturelles et nappes phréatiques dont nous captons l'eau pour
alimenter notre réseau de distribution d'eau potable actuel.
Vous pouvez récupérer en moyenne 600 litres d’eau de pluie par m2 de
toiture (soit 60.000 litres par an sur un toit de 100 m2). Même
pendant le mois où il pleut le moins vous pouvez tout de même
récupérer 30 à 40 litres par m² de toiture.
Pour
quel usage ?
Pour
remplir les chasses d’eau des toilettes
Pour les appareils électroménagers (lave linge, lave vaisselle)
Pour nettoyer la maison
Pour nettoyer la voiture
Pour arroser le jardin
Pour alimenter un arrosage automatique
Pour remplir une piscine ou un bassin
Pour disposer d’une réserve d’eau en cas d’incendie.
Rappel : l'eau de pluie ne doit pas être utilisée pour la consommation
alimentaire
Il existe
plusieurs méthodes pour récupérer l’eau de pluie et faire des
économies.
En
moyenne, une famille en France consomme 150 mètres cube d'eau par an,
soit 150.000 litres par an. Le coût de l’eau va continuer à augmenter.
D’où le besoin de mieux contrôler sa gestion dans l’habitat, chose
tout à fait possible aussi bien pour la collecte que pour la
consommation de tous les jours.
Vous pouvez réduire votre dépendance au réseau d’eau courante en
collectant l’eau de pluie. Il s’agit d’une appropriation tout à fait
légale puisque l’article 641 du code civil indique que les
propriétaires ont le droit d’user l’eau pluviale comme bon leur semble
du moment qu’elle tombe sur leur propriété.
Pour les besoins du jardin, vous pouvez installer un récupérateur
d’eau, sorte de cuve extérieure, installé à même le sol ou enterré.
Des récupérateurs peuvent également être installés sur la toiture. Ces
récupérateurs sont ensuite reliés aux gouttières.
Divers systèmes de différents volumes existent. Il s’agit généralement
de cuves avec robinets et/ou des pompes intégrées qui permettent alors
d’arroser le jardin ou encore de nettoyer la voiture. Elles peuvent
être reliées au réseau d’évacuation des eaux usagées lorsque la cuve
est pleine. Le prix peut varier entre 60 et 250 euros (pose non
comprise). La seule difficulté consistera à l’intégrer au mieux à
votre aménagement extérieur ou intérieur pour le rendre le plus
discret possible.
L’eau de pluie peut également servir à un usage domestique. L’eau
collectée dans la cuve sera ensuite, grâce à un système de pompes,
répartie dans toute la maison, pour l’usage des sanitaires ou encore
pour les machines à laver. Pour éviter tout risque de pollution ou de
contamination, le système mis en place comprend également un système
de filtrage anti-bactérien.
Lorsqu’il s’agit de rendre l’eau pluviale propre à la consommation le
système est plus complexe. L’eau devra alors passer par trois à quatre
étapes de filtration et de purification dans le récupérateur puis dans
la station de pompage. Par ailleurs, ces appareils comprennent un
système automatique qui permet de revenir au réseau d’eau de ville une
fois la cuve vide. La complexité de l’installation s’en ressent sur le
prix puisque l’ensemble est évalué entre 9.000 et 13.000 euros.
Avant de vous engager, évaluez vos besoins en eau et la capacité de
stockage adéquate du récupérateur d’eau. Pour cela, il faut réaliser
un calcul en fonction du rapport entre la superficie au sol de
l’habitation et la pluviométrie de votre région. Généralement, ce
rapport s’inscrit dans une fourchette d’utilisation de 100 à 120
litres/m² de surface. Le système peut permettre à une famille avec
trois enfants, d’économiser jusqu’à 80 m3 d’eau courante par an, soit
plus de la moitié de la consommation moyenne.
Il s’agit d’un système durable, donc d’un investissement à long terme,
qui s’amortit sur plusieurs années mais qui deviendra de plus en plus
‘rentable’ au fil du temps et des hausses de prix de l’eau.
Important :
Pensez à faire vérifier régulièrement l’état de vos canalisations par
un plombier afin de prévenir ou détecter des fuites potentielles,
sources de pertes. Selon le Centre d’information sur l’eau (CIEAU),
«un robinet qui goutte perd jusqu'à... 120 litres par jour ! Une
chasse d'eau qui coule représente plus de 600 litres perdus au cours
d'une journée, soit la consommation quotidienne d'une famille de 4
personnes». Cette perte se répercute sur la facture d’eau.
Les
cuves : hors sol ou enterrée ?
Evaluation des besoins
Avant d’installer un récupérateur d’eau, il faut à la fois tenir
compte des conditions climatiques de la région (sachant que l’on peut
récupérer jusqu’à 80 à 90 % de l’eau qui tombe sur le toit) et évaluer
les besoins en eau afin de dimensionner l’équipement. Il faut donc
déterminer l’usage de cette eau récupérée.
Pour une consommation destinée au jardin
Pour un tel usage, la solution la plus simple consiste à installer un
collecteur (qui recueillera l’eau et la filtrera) associé à une cuve.
Le volume de la cuve peut varier de 200 à 1300 litres d’eau avec un
prix variant de 50 à 350 € (collecteur filtrant inclus).
Il
est également possible de récupérer l’eau de pluie pour le jardin avec
un système enterré. Les volumes varient de 1600 litres à 9200 litres
pour les kits jardin pour des coûts (hors terrassement) variant 850 €
à 3200 €.
Cuve
hors-sol
Dans
un premier temps, l'eau de pluie peut servir à l'entretien de la
voiture, au lavage des vélos, à l'arrosage du jardin. Pour cela une
cuve placée en extérieur suffit. Equipée d'un filtre pour débarrasser
l'eau des insectes et des feuilles mortes, elle est directement reliée
à la gouttière et a une contenance de 200 à 500 L, quantité
équivalente à l'arrosage d'un jardin de 50 m².
Cuve
enterrée
La
récupération des eaux destinées à un usage sanitaire et alimentaire se
fait par le biais d'un réservoir sous terre, qui peut contenir jusqu'à
20 000 L d'eau.
Cette citerne opaque (pour éviter le développement d'algues), à l'abri
de la chaleur, du gel et de la lumière, est reliée à un récupérateur
d'eau via plusieurs filtres (bactérien, osmoseur). Des branchements
adaptés permettent de raccorder à une pompe placée à l'extrémité de la
cuve les appareils électroménagers (lave linge, lave vaisselle), les
toilettes et les robinets de la maison (douche, lavabos). Lorsque la
citerne est vide, la pompe bascule automatiquement sur le système
d'alimentation de la ville.

Quelle quantité pouvez-vous récupérer
?
Quelle que soit votre région, vous pouvez facilement récupérer de
grandes quantités d’eau de pluie. Par exemple, avec un toit d’une
surface moyenne de 100 m2 vous récupérez jusqu’à :
47
873 litres d’eau de pluie en région parisienne.
70
900 Litres en Bretagne.
83
980 litres en région Rhône-Alpes.
Et pour vous ?
Une formule simple pour calculer la quantité d’eau de pluie que vous
pouvez récupérer.
P x S x C = Q
P = Pluviométrie de votre région
S = Surface du toit en m2
C = Coefficient de pente du toit (pour un toit dont la pente est
inférieure à 15 %, la valeur sera de 0,7. Pour un toit dont la pente
est supérieure à 15 %, la valeur sera de 0,8)
Q = Quantité d’eau de pluie que vous pouvez récupérer.
- Quelque soit le mode de stockage,
veillez à le choisir solide, résistant au gel et opaque pour éviter
toute formation d'algues. Prévoyez un trop-plein pour prévenir tout
débordement.
- Veillez à choisir la bonne contenance. Trop grand, votre réservoir
ne sera pas rentable. Et si le niveau d'eau n'atteint pas la hauteur
minimum souhaitable, l'eau ne sera pas renouvelée. Trop petit, votre
réservoir d'eau sera rapidement épuisé. Pour y remédier, placez
plusieurs réservoirs en série à l'aide d'un set de jumelage.
- Il est recommandé de ne pas relier la descente de gouttière
directement à une cuve. Intercalez toujours un collecteur de gouttière
qui filtrera les saletés et préservera la propreté de l'eau collectée.
Les robinets raccordés à l’eau de pluie non potable devront porter
l’inscription : "eau non potable".
Attention aux enfants...
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