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Profiter au maximum des ressources
de la lumière naturelle.
Avant de se poser la question du choix d’un luminaire, de son
emplacement, de la puissance de l’ampoule, pour faire des économies,
il est primordial de profiter au maximum des ressources de la lumière
naturelle.
En matière de décoration, on gardera à l’esprit que les murs clairs
réfléchissent bien la lumière alors que les parois sombres
l’absorbent.
Dans une pièce, disposer un bureau près d’une fenêtre évitera
d’utiliser une lampe à longueur de journée. Même logique dans une
cuisine quand on installe un plan de travail.
On veillera à adapter l’éclairage à l’âge des habitants de la maison.
Un enfant de 5 ans voit deux fois moins bien qu’un jeune de 20 ans, et
une personne de 60 ans a besoin de six fois plus de lumière qu’un
adolescent.
Eclairage : comment choisir ses ampoules ?
En moyenne, l’éclairage représente 15 % de la consommation énergétique
des foyers français, soit de 400 à 600 kWh par an. Sans que cela coûte
plus cher au final, ni que la qualité de l’éclairage diminue ! En
utilisant les différentes solutions alternatives, il est possible de
réduire ce total de moitié…
Remplacer les ampoules à incandescence par d’autres types de
luminaires, cela représente aussi une économie pour les particuliers.
En effet, les lampes fluocompactes, principale alternative existante,
consomment cinq fois moins d’énergie, et leur durée de vie est de six
à dix fois supérieure selon les modèles.
Ainsi, ces lampes dites « à basse consommation » reviennent légèrement
plus cher à l’achat, mais sont rapidement rentabilisées : après deux
années, le surcoût initial est amorti. Dès lors, elles permettent
d’économiser une dizaine d’euros par ampoule et par an pendant cinq à
huit ans. Multipliez ce chiffre par le nombre de luminaires installés
chez vous, vous verrez que le résultat n’est pas négligeable.
Les bonnes lampes au bon endroit
Afin de conserver la même qualité d’éclairage, la première chose à
faire est de vous pencher sur la puissance des ampoules, mesurée en
watts (W). En effet, celles à incandescence dépensent 95 % de leur
énergie en chaleur. C’est pourquoi les ampoules à basse consommation
requièrent beaucoup moins de puissance pour un résultat équivalent.
Une ampoule fluocompacte de 5 W correspondra ainsi à une ampoule
classique de 25 W, 15 W à 75 W, 20 W à 100 W. Il existe des modèles
adaptés aux différents types de fixation (vis, baïonnette…), et
certaines supportent les variateurs de lumière.
Attention : les ampoules
fluocompactes n’apprécient guère d’être constamment éteintes et
allumées. De ce fait, on les placera plutôt dans les pièces
principales, en évitant les endroits où le recours à l’interrupteur
est trop fréquent (couloirs, WC, etc.).
Les lampes halogènes, pour leur part, possèdent un meilleur rendement
énergétique que les ampoules classiques. Toutefois, elles consomment
une puissance très supérieure. On peut les remplacer par plusieurs
lampes à basse consommation, qui permettront d’obtenir un aussi bon
résultat en consommant jusqu’à six fois moins.
Quant à l’avenir, il pourrait bien s’incarner
dans les diodes électroluminescentes ou LED, qui consomment 1 watt et
peuvent durer jusqu’à une douzaine d’années. Pour l’instant,
cependant, leurs résultats ne sont pas encore optimaux, et elles
restent difficiles à trouver.
Comme pour les équipements électroménagers, l’étiquette énergie est
obligatoire pour les lampes. Doivent y figurer à côté de l’efficacité
énergétique (graduée de A pour les plus sobres à G pour les plus
gaspilleuses), l’efficacité lumineuse exprimée en lumens par watt
(lm/W : plus le chiffre est élevé, plus la lampe émet de la lumière
pour une même énergie consommée) et, facultative, la durée de vie
exprimée en heures.
Les lampes fluocompactes et les tubes fluorescents sont classés en A
ou B, les halogènes entre C et G et les "ampoules" classiques entre E
et G. En prime, sur certaines lampes figure l’écolabel européen qui
certifie que les produits ainsi estampillés ont un impact réduit sur
l'environnement, tout au long de leur processus de vie, de leur
fabrication jusqu’à leur élimination.
Tout savoir sur
les étiquettes énergie
Dans le cadre d’une politique de MDE (Maîtrise de la demande en
électricité), des étiquettes sont apposées dans l’Union européenne sur
certains produits (ampoules électriques notamment) pour indiquer au
consommateur le niveau de performance de l’appareil.
Sur chaque étiquette on trouve :
la catégorie d’efficacité énergétique (de A à G),
le flux lumineux de la lampe en lumen (émission lumineuse),
la puissance électrique absorbée par la lampe en watt (consommation
d’électricité),
Durée de vie moyenne en heure.
Les lampes aussi sont classées selon six
catégories, de la classe A à la classe G, qui correspondent assez bien
au principe de fonctionnement des lampes.
Classe A: lampes TL ou lampes économiques
Classe B: lampes économiques
Classe C et D: lampes halogènes
Classe E, F et G: lampes à incandescence
Sur l’étiquette de l’ampoule, vous retrouverez les informations
suivantes :
Catégorie d’efficacité énergétique : A
Flux lumineux de la lampe : 1150 Lumen
Puissance électrique : 20W
Durée de vie moyenne : 10.000 heures
Toutes les informations sont accessibles au consommateur pour lui
permettre de connaître exactement le produit.
Il est important de retenir que les ampoules basse consommation durent
12 à 15 fois plus longtemps que des ampoules classiques. En outre,
elles consomment 5 fois moins d’électricité tout en diffusant la même
quantité de lumière.
Vous hésitez encore car vous ne connaissez pas l’éclairage qui vous
sera fourni… Voici un tableau comparatif (chiffres fournis par l’ADEME)
pour mieux s’y repérer
Equivalence entre ampoules basse consommation et ampoules classiques. |