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"Améliorer le confort thermique passe par un diagnostic du bâtiment et
des installations. Des spécialistes (architectes, entreprises, bureaux
d'études) sont susceptibles d'effectuer ces diagnostics et de
préconiser des solutions.
Rester au frais !
En
été, même lorsque les températures extérieures restent agréables – 20
à 25°C - la température monte très vite à l’intérieure des maisons.
Cela s’explique facilement grâce à l’effet de serre.
En journée, le soleil qui chauffe fera monter la température à
l’intérieure des maisons, parfois à un niveau supérieur à la
température extérieure, et la chaleur sera maintenue sur place la nuit
grâce aux isolations de la maison, aux fenêtres.
Si pour beaucoup la climatisation reste la solution, son utilisation
participe cependant aux émissions de Gaz à Effet de Serre,
responsables du réchauffement climatique. Alors comment rester au
frais cet été ?
Que dit la réglementation ?
Dans ce domaine, la seule réglementation qui prenne en compte le
confort d’été, c’est la RT2000. Elle fixe des exigences pour les
bâtiments neufs non climatisés.
Son objectif est de limiter l’inconfort en tenant compte des
contraintes de l’environnement climatique et acoustique, et bien sur
des possibilités techniques et économiques.
La RT2000 prend en compte un certain nombre d’éléments pour
déterminer les niveaux de température :
La température extérieure
Les apports de chaleur internes
Les apports de chaleur dus au soleil
La ventilation nocturne et matinale
L’inertie thermique
Elle prend aussi en compte d’autres paramètres que vous pouvez
consulter en téléchargeant la fiche ici.
Plus précisément, la RT2000 impose une protection systématique des
ouvertures par des stores extérieurs ou des volets, des fenêtres
ouvrantes sur au moins 30% de leur surface (10% pour les immeubles de
grande hauteur) pour garantir un minimum de ventilation, un
renforcement de l’inertie thermique des bâtiments afin de rester en
deçà d’une température de référence (qui est variable selon les
situations et les régions).
Pour les bâtiments existants, la RT2000 ne s’applique pas.
On peut néanmoins apporter certaines corrections lors de travaux de
rénovation : pose d’isolant extérieur sur les toits plats, suppression
des moquettes épaisses (ces revêtements réduisent l’inertie thermique
des planchers, à la différence des moquettes rases ou des carrelages),
surventilation nocturne avec une VMC spécialement réglée…
Comment gérer les apports solaires et lumineux ?
L’objectif est d’éviter la surchauffe solaire et les apports lumineux
excessifs.
Plusieurs aspects pratiques doivent guider le concepteur pour
atteindre cet objectif :
Veiller à l’orientation des bâtiments dès la conception.
Limiter les surfaces vitrées orientées à l’est et à l’ouest
Protéger les surfaces orientées au sud par des débords ou des
brise-soleil en casquette. - Les surfaces inclinées ou horizontales
doivent être limitées au strict besoin d’éclairage naturel.
Prévoir des protections solaires mobiles pour les baies vitrées doit
permettre de limiter les risques de surchauffe et d’éblouissement.
Ces protections peuvent être des stores extérieurs, des stores
intérieurs ou intégrés au double vitrage, l’idéal est de disposer de
protections mobiles extérieures pour l’été et intérieures pour
l’hiver.
La pose de brise-soleil peut être horizontale, verticale, déportée ou
légèrement inclinée en fonction de l’orientation du bâtiment, de la
performance demandée, de l’ensoleillement de la région et de
l’esthétique recherchée pour l’ensemble du projet.
En
parallèle, l’incidence « sonore » de tels dispositifs devra être
appréhendée suivant les jours d’exposition aux vents.
On peut optimiser la gestion des apports solaires extérieurs en
motorisant les protections solaires (surtout les stores extérieurs) et
en les asservissant à l’ensoleillement.
"Les moyens les plus employés pour se protéger de la chaleur estivale
sont :
la mise à profit de l'inertie thermique du bâtiment, c'est à dire
profiter de la capacité que le bâtiment a de stocker la fraîcheur la
nuit pour limiter l'élévation de température le jour. Pour un bâtiment
existant, l'inertie peut être augmentée par la pose d'une isolation
thermique.
la ventilation par ouverture des fenêtres lorsque cela est possible
(zone peu bruyante, pas de risque d'intrusion ...),
Aérer le matin. Installez un thermomètre affichant la température
intérieure et extérieure, et aérez le matin tant que la température
extérieure est inférieure à celle de la maison. Dès que les choses
s’inversent, fermez vos fenêtre, et fermez partiellement vos volets,
notamment ceux des fenêtres exposées au Sud, afin de limiter les
rayons lumineux arrivant chez vous et donc de limiter la hausse des
températures.
la limitation des apports solaires à travers les ouvertures (portes et
fenêtres), à l'aide de volets ou de stores.
Empêcher la chaleur de rentrer : isoler, utiliser au maximum des
protections solaires extérieures (volets, persiennes...), préférer les
couleurs claires qui réfléchissent la lumière...
Limiter les apports de chaleur interne : les appareils consommateurs
d'énergie présents dans votre logement ; la cuisinière mais aussi les
lampes, le réfrigérateur, l'ordinateur... produisent de la chaleur,
même en veille. Réduisez leur utilisation et équipez vous de prise
programmable à coupure de vielle.
Si votre logement n'est pas équipé de volets, vous pouvez coller un
film solaire sur les vitres, ou opter pour des stores intérieurs.
Brassez l'air : Un ventilateur, contrairement aux idées reçues, ne
rafraichit pas la pièce, mais le ventilateur a l’avantage de faire
diminuer la température perçue, et joue donc le rôle d’un
rafraîchisseur d’air. Les ventilateurs les plus efficaces sont ceux
qui se fixent au plafond.
Humidifiez : un brumisateur ou un rafraîchisseur d'air peuvent être
efficaces.
Vous pouvez aussi adopter le « système D » : en faisant fonctionner un
ventilateur devant un séchoir avec du linge mouillé, on peut diminuer
la température d'une pièce de 2°C environ.
Ombrager
les baies : au moyen de stores, de volets ou d'arbres, vous pouvez
ombrager vos surfaces vitrées responsables au 2/3 de l'apport de
chaleur dans une maison en été. Une étude menée par Gaz de France
DolceVita démontre en effet que la température intérieure d'un
bâtiment ombragé est environ de 5° C inférieure à celle d'un bâtiment
similaire non traité.
Evitez les sols clairs pour vos terrasses car elles favorisent la
réverbération. Préférez des matériaux peu réfléchissants comme le
bois, la brique, le carrelage de couleur sombre, etc...
Dans des zones bruyantes, où l'ouverture des fenêtres pour bénéficier
d'une bonne aération et d'un éventuel rafraîchissement nocturne n'est
pas possible, l'installation d'une climatisation est une solution
d'amélioration du confort d'été.
NB: L’ADEME suggère d’utiliser la climatisation que lorsqu’il fait au
moins 26 degrés, avec un maximum de différence de température avec
l’extérieur de 5 à 7 degrés. La clim doit plutôt être perçue pour
limiter la chaleur.
Récupérez la fraîcheur du sol pour refroidir votre maison en
installant un puits canadien ou provençal c’est un procédé qui fait
son retour en force avec la vague du développement durable. Le puits
canadien (ou puits provençal) vous permettra de rafraîchir votre
habitation gratuitement l’été et de diminuer votre consommation de
chauffage l’hiver.
Télécharger
la Fiche d’application : Respect du confort d’été par la méthode
simplifiée RT2000.
Télécharger
la Fiche - Solution technique confort d’été RT2005
Télécharger
la Fiche - Technique confort d’été édité par l’Anah
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